12. Or donc , de quoi pouvons nous parler ou écrire ; si ce n'est des merveilles de la providence? car nous avons de^ceci un grand exemple en Caïn, l'orsqu'après son meurtre le règne de la colère s'éveilla en lui et vouloil l'engloutir. Kous voyons comment Dieu vint à son secours, lorsque dans sa conscience, la justice divirie le éondnmnoit à la mort , nous voyons qu'alors la téponse divine lui dit, au contraire : iVo« , c./«* qui tuera Caïn sera puni soixante - dix fois, lar cette parole la sévère vengeance de l'abîme de l'enfer fut éloignée de lui , en sorte que Cam ne se désespéra point ; et quoiqu'il se fut éloigné de Dieu , cependant le royaume du ciel* resta devant lui ; il pouvoit se convertir et marcher dans la pénitence. Dieu ne Tâvoit yas encore rejeté -, mais seulement son coupable meurtre , et 8a feusse confiance ; c'est là ce que Dieu mau^ dit et à quoi il no voulut pas acquiescer.
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ç. Car, Dieu ne s'éloigna point de Caïn ; mais Gain s'éloigna lui-m^me de Dieu. S'il avoit été fort en croyance et en confiance en Dieu , comme il l'avoit été avant lacbute, dans sa persuasion qu'il pourroit briser la tête du serpent , il auroit pu rester ea
Dieu.
4. On vit bien là ce qu'étoit la puissance de l'homme ; s'il avoit compris le véritable briseur de serpent, il seroil rentré aussitôt en Dieu, dans la vertu du biiscur de serpent. *•
S. Mais Caïn étant dans la cbair^t le sang,ne comprit point l'intelligence de l'éternelle mort : or , lorsqu'il lut assuré de la part de Dieu, que personne ne le tueroit , alors il redevint joyeux ; car les essences de son ame furent réavivées par le rappel divin , attendu que les portes de la grâce restèrent ouvertes devant lui ; c'est pour lors qu'il devoit se retourner : Dieu ne veut point la mort du pécheur.
26. Ici on voit très exactement qui est-ce qui a été l'accusateur de Caïn -, savoir : particulièrement le sang d'Abel , qui cria de la terre à Dieu , et excita l'âpre colère de Dieu sur Caïn. Là alors les essences de l'ame d'Abel pénétrèrent jusqu'à Dieu au travers des portes de la colère , par le briseur de serpent ; c'est par là qu'elles touchèrent la racine de feu dans Caïn , ce dont la colère fut éveillée.
7. Mais lorsqu'il fut soulagé de nouveau par la voix de Dieu , Caïn ne sut pas comment cela se passoit, et ce qui avoit mis son meurtre en repos ; comme quelqu'un à qui , à son insçu , on auroit dérobé la vu« d'utt chien hargneux , en enfermant cet
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animal dans un lieu lénébienx. Mais il conliuua ; il bâtit son puissant règne terrestre , et ne mit pas toute sa confiance en Dieu. Car iorsqu*il vit qu'il devoit chercher son pain sur la terre , et prendre se» vêtemens des enfans de la terre, alors il ne s'occupa plus que des arts d'invention pour voir comment il pourroit trouver le trésor , et ensuite le posséder quand il l'auroit trouvé , atin qu'il eût toujours d© quoi se suffire , ne voyant plus Dieu. Alors il fit confhie Israël que Moïse conduisit hors de l'Egypte; lorsqu'ils ne le virent plus , puisqu'il étoit sur la montagne;, ils commencèrent leur danse et leur faux culte , et ne songèrent plus à s'informer où étoit
Moïse. «9
38. Enfin , c'est ainsi que Caïn a bâti son règne terrestre , et a commencé à chercher toute espèce d'arts , non-seulement dans l'agriculture, mais dans les métaux ; et en outre , selon les sept esipriis de la nature , ce qui se voit bien dans la lettre [«oiV dann le nom deCaïrijSoU dans les traditions]^ dans laquelle lettre, nos écoles veulent être maîtres; mais dans la base elles n'ont jias encore été écoliers.
9. On reconnoît bien que les anciens ont eu dans les mains la lumière de la teinture dans laquelle ils laisoicnt leurs découvertes ; (quoiqu'ils ne la connussent pas entièrement ) ; car les péchés n'avoient pas encore été beaucoup multipliés sur la terre. C'est pourquoi aussi les mystères ne leur étoient pas si fortement cachés , et tout étoit aisénient trouvé , particulièrement par Adam qui avoit les mystères dans la maiu , et qui avoit 1 assé de$
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merveilles du paradis dans les merveilles de ce monde. Non-seulement il connoissoit l'essence, l'espèce et les propriétés des animaux , mais aussi celles de toutes les plantes et des métaux ; il connoissoit encore le fondement des sept arts libéraux , et des sept formes de la nature, quoique non pas si fondamentalement ; mais il étoit l'arbre duquel ensuite toutes les branches et les racines poussoient.
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.