1.6 Maintenant regarde. Le ciel est la grande profondeur , aussi loin que l'Etl.er s'est étendu pour la génération de ce monde ; et cela est la malnce d ou Ta terre , les pierres , et l'eau matérielle sont engendrées. Or , Dieu a séparé en ce poml I eau matérielle d'avec la matrice ; et on voit très part^cul.erement ici comment l'eau matérielle estcomme morte , ou que la mort est dans elle : car elle n'a pas pu rester dans la mère couvante , mais elle a été créée sut ,e Rlobe de la terre , et Dieu là nommée mer. Dans ceci , il faut entendre dans la langue de la nature une végétation dans la mort , ou une vie dans la brisure. Ouoiqu'ici je puisse être comme muet pour le lecteur , je sais cependant cela très sûrement : laissemoi m'en réjouir. Comme l'homme animal n est pas digne de savoir ces choses , c'est pour cela que ie ne veux pas jeter des perles devant les pourceaux. Quant aux enfans de Dieu , à quL ces choses conviennent . l'esprit de Dieu saura bien les leur euseiener et les leur apprendre.
17. Lorsque le ciel,par une impulsion simultanée, t OH la ccurétion ] fut purgé de la terre et du cahos ténébreux, alors dans ce lieu , dans la matrice du «el , ont été les trois élémcns , Jeu , air et eau. L«
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sont trois choses l'une dans l'autre dans une seule mère , et la mère alors s'est nommée ciel ; c'est pourquoi j'emploierai désormais dans mes écrits le mot ciel en place du mot matrice , car le ciel est la matrice.
i8. Et il se nomme ciel à cause de la séparation , de façon que la quintessence des constellations est séparée et placée dans le ciel supérieur , là où la matrice est plus ignée, comme il faut l'entendre particoUèrement dans le langage de la nature, et comme cela est aussi devant les yeux.
219. Mais il faut décrii-e ici la qualité , la génération et la propriété du ciel , puisque là les quatre élémens se manifestent comme étant dans leur mère ; or en eux se trouve la forme de tout ce qui est vivant dans ce monde. Il nous faut décrire l'origine des élémens parmi lesquels on doit, avec raison, comprendre d'abord ce qu'est le ciel etc.
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CHAPITRE SEPTIEME,
Du ciel , de son éternelle génération , et substance ; comment les élémens sont engendrés ^ ce dans quoi l'éternelle alliance pourra être mieux et plus amplement comprise par la contemplation et Tobservation du monde matériel.
La grande profondeur,
I, Aucun esprit ne voit plus loin que dans sa mère5de laquelle il a tiré son origine et dans laquelle il se manifeste ; car il n'est donné à aucun esprit dans sa propre puissance naturelle de voir dans un autre principe , et de le contempler à moins qu'il ne soit de nouveau engendré dans ce principe.
a. Mais l'homme naturel ( que la matrice de ce inonde a emprisonné dans sa chute ) a un esprit naturel qui se meut entre deux principes ; savoir : entre le divin et l'infernal , et il est entre deux portes ; dans celui de ces principes où il tombe , il y est là do nouveau engendré , soit dans le royaume du ciel , soit dans le royaume de l'enfer , et ne peut néanmoins, pendant ce tems-ci, en contempler aucun. Dans sa substance et dans tout son être il est ua
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3liomme double , car son ame , dans sa propre substance , vient du premier principe , qui de toute éternité n'a ni commencement ni fin ; et dans le moment de la création de l'homme dans le paradis ou dans le royaume céleste, elle a été corporisée par le FIAT en nature d'esprit 5 mais elle est restée inséparablement dans la première racine , avec la preuiiiVe veriuqui^de toute éternité,est dans sa première et propre puissance 5 et elle est pénétrée par la lumière du second principe ou du cœur de Dieu 5 par Je moyen de quoi se trouvant dans le paradis , elle a été soufflée par le bouillonnant esprit de Dieu dans la matrice du troisième principe , dans l'homme astral et élémenlairc. L'homme peut ainsi atteindre par sa compréhension jusqu'aux degrés où la lumière de Dieu brille en lui ; par laquelle lumière, il peut comprendre le fondement du cieî , ;,ussi bien que celui des élémens et de l'enfer. Car si la lumière est en lui, dès lors il est engendré dans les trois principes, sans quoi il n'en est qu'une étincelle et non pas la grande fontaine qui timi à Dieu même.
3. C'est pourquoi le Christ dit : Si vous aviez de la foi gros comme un grain de sénevé, vous pourriez dire à une montagne ; jète-toi dans la mer, et cela arri^ veroit. Et c'est par cette puissance que des hommes, par la parole et la vertu de Dieu , ont ressuscité des morts, et ont guéri des malades; autrement ils u'auroient pas pu opérer de pareilles œuvres , s'ils n'avoient pas été dans la puissance de tous les trois principes.
4. Car l'esprit créé de l'homme , qui est de la ma-
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The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.