112. Mais pour que nous fassions bien comprendre au lecteur , dans un bref sommaire , ce que notre connoissance et notre haute pensée a saisi dans la lumière de la nature , nous l'exposons ainsi selon notre science : Adam étoit l'image de Dieu, selon la similitude de Dieu ; Dieu , la trinité sainte , en unité d'essence divine, avoit, par la vierge de son éternelle sagesse , conçu , dans la sagesse , d^établir cette image dans rélernel élément à la place du dé^ mon déchu. Car son plan dans l'éternelle volonté doit subsister-, il doit y avoir un trône , un prince de région dans ce lieu , pourj manifester les éternelles merveilles.
i3. Ainsi Dieu créa l'image et la similitude de Féternel élément , dans lequel les merveilles s^orU ginisent , et il lui insufla l'esprit des essences de son éternelle et originelle volonté , de la porte brisée de la profondeur , de cette place d'où la roue du mouvement et du hrisemant agit dans l'ame éfernellc , et atteint la claire , vraie et pure divinité dir copurdeDieu.
14. Elle [cette image] n'est pas le cœur de Dieu ,' mais elle atteint jusqu'au cœur de Dieu , et elle puise la puissance , la lumière et la joie dans le cœur et la lumière de Dieu ; car elle est dans l'éiernelle volonté du père, d*où il engendre toujours son cœur et sa parole , de toute éternité. Or sçs es&ewc^.?, qui lui furent soufflées dans l'élément de son corps ( t)n1
I»
( ^ ) cil. 17.
2de ce qui en lui est in-intelligcnt dans les élcinelles merveilles de Dieu) étoieni le paradis, à causede la joie Lautemenr triomphanleducoupd'cciiducœuretdela lumière de Dieu. Son boire et sou manger ('loient paradisiaques, eu vertu de WAtiuenl gui Jlonvfioii dans sa. volonté. C'est par le moyeu decei élémen I qu'il at liroit en soi la puissance des élerneUes merveilles de Dieu , et engeudroit de soi 1;î ^on ^ le lon^ ou rolcrncl chant de louanges des éternelles merveilles de Dieu, en présence de la volouii*. Tout cela exisloit devaut la chaste, très noble et très sainte vierge de la sagesse de Dieu ou la sophie , comme d'aimaLles jeux et c'ctoit là vraiment le partidis.
i5. M^is maintenant ma plume ne peut v'^crire ce qu'étoient ces merveilles. Je n'eu désire (jue plus ardemment d'atteindre jusqu'à elles d*ii}w, manière parfaite, et de vivre en elles. C'est donc là tout ce que, nous pouvons reconnoîlre et coniempler ici dans les lumitres de la nature, 4^ns les portes de la profondeur ; et notre triple ba.-e aCTtciive na peut pas s'élever à ces hauteurs, jusqu'à ce que le vêtement grossier soit ôté : alors nous pourrons contempler ces choses sans vaciller.
16. Mais comme alors les quatre élémeus sor^ tirent de l'élément, et firent avec la quintessence des étoiles, et avec le rœi;i des essences oi^du soleil , le troisième p:incijje, dans lequel il existe de si grandes mei veilles qu'il r.e s'e^i trouvé aucune créature qui pût les inanilcî«ler , si ce u'est seulement l'image et la ressemLLuce de Dieu [c'est-à-dire] l'hom'ne <]ui c. en noi la chasic vicii^e de la sa^cù;.^
CH. 17. ( 7 )
3de Dieu ou la sophie ; c'est pour cela que l'esprit dm ce monde se porta aiusi fortement sur P image, rechec* chant la SOPHIE, afin de manifester ici ses merveilles^ et qu'il englcba l'homme ; ce dont Adam a d'abord porté son nom d'homme , ou d'une personne mixte;
17. Mais lorsque la sagesse de Dieu vit combien l'homme étoit excité par l'esprit de ce monde à sd mêler avec les quatre élémens , alors vint le coramandement qui dit : Tu ne dois point manger da l'arbre de la counoi.ssance du bien et du mal.
18. Or, à la vérité , la connoissance du bien et du mal n'est pas manifestée dans le paradis ni dans le royaume du ciel , si ce n'est par la seule expnnsion de l'élément dans la colère. Là seulement est manifestée la connoissance du mal ; là seulement les essences sont inflammcibles ; et k'i -dedans perce* la mort. C'est pourquoi Dieu dit : Si tu en manges, tu mourras de mort.
19. Dieu entendoit le corps (\ue V homme vecevr oit de l'infection des quatre élémens. Ce corps devoit mourir; et /V^o/wraedevoit aussi dans l'instant mourit au paradis dans sa tendre base aftective virginale, ei recevoir la base affecli%'e de ce monde , dans lequel il n'y a que piqûre , déchirure , maladies , altération des essences , et enhu la mort.
• 20. Mais que les quatre élémens avec le soleil cH: les étoiles pressassent ainsi sur Adam , et l'infectassent, la raison en est qu'il étoit extrait d'eux, aussi bien que de l'élément ,. et qu'il avoit en soi daîis l'origine les trois règnes , tous les trois principes. C'est pourquoi il devoit être tenté, s'il poiiil
( 8 ) CIT. 17»
Toît rester dans le paradis , dans le royaume du ciel. Ainsi le fruit céleste et aussi le fruit terrestre lui furent présentés.
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.