110. C'est ainsi que tu dois entendre la base des quatre élémens, qui ne sont, cependant, pas quatre essences particulières , mais une seule essence , et sont néanmoins distincts tous les quatre dans cette génération 5 et chaque élément repose dans le vase de l'autre j il est en même tems son réceptale , et est en lui comme un de ses membres.
Comprenez bien la base , ainsi qu'il suit,
11. L'astringence est la matrice et la cause de toutes choses. Dans sa propre substance elle est entièrement ténébreuse , froide , et comme un rien ; mais comme il y a une éternelle divinité, laquelle so mire dans l'astringence , alors l'âpre astringence devient désireuse dans la puissance divine, et attire à soi , quoiqu'en ce moment là il n'y ait ni vie ni entendement dans l'astringence; mais elle est devenue la base de la première essence et la raison originelle de ce que quelque chose est. Car nous ne pouvons pas ici sonder plus avant la base de la divinité , d^ peur de nous troubler.
12. Maintenant , l'astringence dans son attract et sou grand désir pour la lumière, attire toujours à soi , et n'est rien dans sa propre substance qu'une faim ardente ; entièrement sèche ; absolument comme un rien 5 une volonté désiraute comme la sont les ténèbre* après la lymière j et sa faim , ou
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( 90 ) en. 7.
2son altract fait ramertutne , le tourment ; de façoit qu'elle ne peut être satisfaite ni appaisée. De - là vient Tangoisse ; de sorte que la volonté ou l'aiguillon de l'ardeur du désir se froisse en soi-même ; qu'il s'affame et ne veut pas s'abandonner au ténébreux rien^ ou à la mort. 11 porte son désir, son angoisse , et sa ferme volonté ainsi fortifiée dans la lumière cachée de Dieu ; de sorte que la volonté devient un éclair étincelant, tel qu'un pétillement de feu , dont l'astringence est toujours remplie comme dans un clin d'oeil , et elle en devient comme morte , ce qui fait que l'astringent esprit devient doux , souple et matériel ( ou ) en eau.
i3. Mais , comme l'amertume est si fort effrayée par réclair de feu dans l'aslriugence , il saisit sa mère Pastriugencc , qui est devenue matérielle par l'épouvante, et il tend à s'écbapper. Il est gonflé par l'astringence matérialisée, comme s'il étoit aussi matérialisé \ il se remue et se fortifie toujours dans la mère , et cela est l'élément air dans ce monde , lequel air a soq origine dans la mère aqueuse. L'eau a la sienne de Tair. Le feu la sienne de l'angoisse désireuse. La terre et les pierres ont reçu la leur de l'atlract colérique par la chute de Lucifer, lorsque l'astringence fut ainsi fortifiée dans l'altract en ascension , lequel at tract fut de nouveau appaisé par la lumière, dans le troisième principe.
i4. Ainsi , on entend parfaitement comment la lumière de Dieu est la source de toutes choses , et entendez ici tous les trois principes. Car , s'il n'y avoit ni puissance ni lumière divines , alors il n'y
3auroit aussi aucun désir dans la ténébreuse éternité , et le désir astringent qui est la mère de Péternité , ne seroit aussi qu'un rien. Or , l*on entend comment la puissance divine brille en toutes choses, et n'est cependant pas la chose elle-même, mais est l'esprit de Dieu dans un second principe ,: la chose est son miroir, et l'est devenue ainsi, par la volonté désirante. Mais enfin le cœur de Dieu est la première volonté dans le père , le père est le premier désir pour le fils , et le fils est la puissance et la lumièredu père , d'où l'éternelle nature est toujours désirante , et engendre ainsi de la puissance du cœur de Dieu dans l'éternelle matrice , le troisième principe. Car c'est ainsi que Dieu est manifesté ; autrement la divinité seroit restée cachée éternellement. i5. Or , nous disons , selon l'écriture , que Dieu demeure dans le ciel, et cela est vrai. Voyez , Moïse écrit : Dieu créa le ciel du milieu des eaux. Et l'écriture dit: Dieu demeure dans le ciel. Ainsi souvenezvous maintenant , comment l'eau a son origine ; gavoir : du désir de l'éternelle nature pour l'éternelle lumière de Dieu. Or , l'éternelle nature est maninifestée par le désir pour la lumièrede Dieu, comme cela a été dit ci-dessus , et la lumière de Dieu est présente , et cependant elle reste cachée à la nature. Car , la nature reçoit seulement la vertu de la lumière, et cette vertu est le ciel dans lequel la lumière de Dieu demeure cachée , et brille dans les ténèbres. L'eau est la matière qui est engendrée du ciel , et dans elle est le troisième principe qui engendre
{ 9^ ) cff. 7.
ùe soi à son tour une vie et uue essence saisissable , «avoir , les élémens et les créatures.
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.