1nous vivrons comme des anges , et nous mangerons des fruits paradisiaques : car là il n'y aura plus ni crainte , ni effroi , ni mort. Farce que le principe de l'enfer sera, à cette dernière heure, englouti avec les démons , le principe paradisiaque et le principe infernal ne se verront plus l'un et l'autre, ni ne concevront plus une seule pensée l'un de l'autre pendant toute l'éternité. Les parens ne penseront point à leurs enfans impies dans Peufer , ni les enfans a leurs parens; car tout sera complet, et le partiel cessera.
21. Alors ce monde, dans le paradis, paroîtra en figure comme une ombre j mais la substance de l'impie disparoît de là et demeure dans l'enfer. Car chacun sera suivi par ses œuvres 5 et il y aura par rapport à cette figure de toutes choses, et par rapport aux fruits du paradis, une éternelle joie dont nous jouirons sans interruption.
Ça'à cela nous aide la trinité , Dieu le père , le fils, l*esprit saint, Jmen i
Ce qui manque ici , cJterche-le dans les antres parties de ces écrits ; particulièrement sur Moïse et tous Us prophètes, et sur le règne du Christ.
Véritable instruction sur la confuse Babel; pour la consolation de ceux qui cherchent, et pour servir de témoignage contre les détracteurs.
21. Quoiqu'il se manifeste à présent tant de doctrines et d'opinions diverses 5 cependant le détrac-
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2teur qui n'est né que de ce monde , ne doit pas pour cela agir si précipilamnient > et rejeter , tout à la fois , ce qu'il ne comprend pas : car tout n'est pas faux. II y a beaucoup de choses engendrées du ciel, lequel c«V/veut à présent faire un autre siècle , qui se montre avec sa vertu , au plus haut degré , et qui cherche la perle. Il voudroit bien ouvrir la teinture dans sa substance , afin que la pertu de la divinité parût en lui, et qu'il fût délivré de la vanité : c'est ce qui est arrivé dans tous les siècles, comme l'annoncent les histoires ; et cela est bien connu de ceux qui sont éclairés.
23. Car plusieurs cherchent à présent , et ils trouveront alors rl'un, l'or; l'autre, l'argent; un autre, le cuivre; un autre, l'étaiu ; et cependant cela ne doit pas s'entendre des métaux, mais de l'esprit dans la puissance et dansles grandes merveilles de Dieu , dans l'esprit de l'éternelle puissance.
24. Et quoiqu'on cherche ainsi dans les mystères par l'instigation et l'impulsion de l'esprit de Dieu 5 cependant chacun cherche dans sa forme , dans le champ qui lui appartient , et dans lequel il est : et aussi c'est là qu'il trouve ; et ce qu'il trouve il l'apporte à la lumière , afin que cela brille : or , c'est le plan du grand Dieu d'être manifesté dans ses merveilles. Et ainsi tout ne vient pas du démon , comme le monde en Babel le répète dans sa grande folie : car là on jète tout dans un tas, on veut tout livrer au feu , et mettre l'épicuréïsme à la place.
S.5. Vois, je t'ofî're une juste comparaison dans un bon semeur. Un semeur travaille son champ do
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3tout son pouvoir , et y sème du bon froment. Or , il y a aussi d'autres grains parmi le blé ; et quand même il seroit pur , cependant la terre fait pousser d'autres plantes , ainsi que des épines et des chardons parmi le froment. Mais que doit faire le semeur ? doit-il donc rejeter ou brûler totalement la semence du cru , à cause des épines et des mauvaises herbes ? Non ; mais il la bat , et crible ce qu'il y a de mauvais ; il emploie la bonne semence pour sa nourriture ; il donne la mauvaise à ses bestiaux ; avec le chaume, il fume son champ : et ainsi tout lui devient utile.
26. C'est ainsi qu'on dira au détracteur qu'il est une mauvaise plante , et on le jètera aux bestiaux . or, si maintenant il se trouve une autre semence parmi le froment ( tandis qu'il le crible et le vanne), et qu'il ne puisse pas la mettre de côté, doit-il pour cela ne pas employer le froment pour sa nourriture? chaque espèce de grain n'a-t-il pas néanmoins sa fertu ? L'une fortifie le cœur , l'autre l'estomac , la troisième les membres : car une essence seule ne fait aucune teinture; mais toutes les essences ensemble font les sens et l'intelligence.
27. Va dans une prairie , et considère les fleurs et les plantes qui croissent de la terre; là chaque plante est plus belle et plus odoriférante que l'autre et souvent, cependant, la plus méprisable a la plus grande vertu. Maintenant le médecin vient et cherche ; mais il tourne , en général , son affection vers les plus grandes et les plus belles plantes. Comme elles poussent excessivement dans leur végétation
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et qu'elles sont fortes en odeur , il imagine qu'elles sont les meilleures, tandis que cependant une herbe petite et de peu d'apparence, lui seroil peut- être plus utile dans sa médeciue , pour le malade dont il prend soin.
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.