1Du dépari de Pâme,
17. Puisque l'homme est donc si fortement terrestre, il n'a presque aussi qu'une connoissance terrestre , à moins qu'il ne soit réengendré dans les portes de la profondeur. Il s'imagine toujours que l'ame , à la mort du corps , sort tout uniment de la bouche , et il ne comprend rien à ses profondes es» sences au-dessus des élémens. S'il aperçoit un rayon b!eu sortir de la bouche d'un homme a sa mort ^
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d'où il provienne une forte odeur dans toute la chambre, alors il présume que c'est l'ame.
iS. Oh! non , chère raison , ce n*est pas là l'ame; elle ne se voit, ni ne se saisit point dans les élémens extérieurs ; mais c'est l'esprit de soufre , l'esprit du troisième principe. De même que quand tu éteins une chandelle, d'où résulte une fumée et une puantour, qui n'étoit pas sensible lorsque la chandelle hrûloit ; de même il en est ici ; quand la lumière du corps se brise , Tesprit de soufre suffoque : c'est de là que sort sa vapeur et son odeur mortelle, avec son poison bouillonnant.
19. Entendez bien ceci. C'est l'esprit bouillonnant ou le fiel qui enflamme le cœur, d'où la vie est stimulée, qui s'étouffe, quand la teinture s'éteint dans le sang du cœur. La vraie ame n'a besoin d'aucun semblable départ : elle est beaucoup plus subtile que l'esprit de soufre, quoique, pendant le tems du corps , le tout soit en un seul être.
20. Mais quand l'esprit des quatre élémens se separe, alors la vraie ame qui a été insufflée à Adam, demeure dans son principe ; car elle est si subtile que rien ne peut la saisir ; elle traverse la chair et les os , ainsi que le bois et les pierres , et ne brise aucune de ces substances.
221. Voici comment elle peut être retenue. Si pendant le tems du corps , elle a fait un vœu par rapport à quelque chose, et qu'elle n'eu ait pas rappelé, alors cette même parole et celte sérieuse promesse la saisissent, ce dont nous nous tairons ici. Autre* luent, rieu ne la saisit que son propre principe ,
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aans lequel elle est , soit le règne de l'enfer , soit
le règne du ciel.
22. Elle ne part point par la boucbe, comme une substance corporelle ; elle est nue , sans corps. Aussilôl la séparalion des quatre élémens , elle va dans le centre , dans les portes de la profondeur ; et ce dont elle est velue ou couverte, cela la saisit, et la relient. Si son trésor est la volupté , la puissance, les bonneurs, la ricbesse , la méchanceté, la colère, le mensonge, la fausseté de ce monde, alors la forte puissance des essences du premier principe saisit ces choses par Tesprit sj^dérique 5 elle les relient , et opère ainsi selon la région des étoiles. Mais la région des étoiles ne peut porter l'esprit de l'arae dans sa propre forme , seulement elle en fait son bouffon , d'autant que, dans son ver , il n'y a aucun repos. Ainsi son ver d'arae est suspendu à sou trésor , comme dit le Christ : Là où est votre trésor , lu est
votre cœur. .
323. De là vient qu'on voit souvent l'esprit d un homme décédé errer, ainsi que voyager dans une vraie forme de feu, aussi bien que sous d'autres formes, qui n'annoncent pas la fixité, mais l'inquiétude. Tout ce dont l'ame a été vêtue dans le tems de son corps , devient aussi son état postérieur, et elle a , dans sa figure , une semblable forme , conformément à cet élat , après la séparation du corps. Or, elle voyage aiasi , dans cette forme, dans la source des étoile», jusqu'à ce que cette même source soit aussi brisée ; car alors elle se trouve enlièremeut nue , et n'est plus vue d'aucun homme ^ mais
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l'abîme profond , sans fin et sans nombre , est son éternelle demeure ; et ses œuvres, qu'elle a opérées ici , restent en figure dans sa teinture , et la suivent.
24. A-t-elle opéré le bien ici ? Alors elle se nourrit de ce bien 5 car tous les péchés restent devant elle, dans sa teinture. Si elle est réduite à ne pouvoir que se ressouvenir du royaume du ciel, «ans cependant ni le reconnoître , ni le voir , alors elle voit les raisons pour lesquelles elle est dans une telle misère ; car c'est elle qui l'a opérée elle-même, lia , toutes les douloureuses lamentations sont dans sa teinture , et sont ignées , piquantes, d'une inimitié brûlante , se rongeant en soi-même, et produisant dans les essences un éternel doute, et une volonté ennemie de Dieu. Plus elle pense à l'amendement , et plus le ver rongeur s*élève en soi-même.
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.