12. C'est pourquoi nous voulons donner à celui qui lira le second livre de nos écrits, quelque chose de plus fondamental pour qu'il ne s'attache pas ainsi à la lettre nue, et qu'il ne fasse pas de notre ouvrage, une chose historique, mais pour qu'il remarque quel en est le sens et l'esprit ; et ce que rfsprit indique quand il parie de la vie divine , sani IL a5
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employer les mêmes paroles et les mêmes noms ,' tandis qu'en effet trois ou même quatre noms differens ne signifient souvent que la même propre
vie divine.
3. Car si nous regardons dans la création de Dieu, nous trouvons de très merveilleuses choses qui , cependant au commencement, sont prévenues d'une seule source. Nous y trouvons le bien et le mal , la vie et la mort , la joie et la souffrance , l'amour et la haine, la tristesse et le contentement, et nous trouvons que tout cela s'originise d'une seule
substance.
4. En effet, on voit cela constamment dans toute* les créatures, principalement dans l'homme qui çjl l'image de Dieu , comme Moïse en parle , et comme la lumière de la nature nous en convainc.
5. C'est pourquoi il nous faut hautement considérer la triple vie dans l'homme , laqnellese trouve aussi dans la porte de Dieu le père.
26. Lors donc que nous en considérons l'altération ; comment la base affective est si variable , et la joie changée aussitôt en souffrance , et la souffrance en joie , alors nous devons observer quelle a pu en être la cause. Car nous trouvons que tout consiste dans une seule ame. Mais si une forme s'élève et bouillonne au-dessus des autres, ce dont aussitôt il suit une substance , de façon que la base affectiue rassemble à la fois toutes ses pensées , et les livre aux membres du corps, en sorte que les pieds, les mains, la bouche et tous enfin les saisissent , et fassent une œuvre canformémeut au désir de la base aff«c-.
( 38? ) tîve , alors nous disons que cette même forme ftsi impétueuse ou prédominante ; c'est-à-dire , ingua^ hfiame et opérante au-dessus de toutes les autres formes, quoiqu'à la vérité toutes les autres formes de la nature existent aussi dans l'intérieur, mais cachées et se trouvent subordonnées à cette seule forme. Et cependant l'ame est une chose si prodigieuse, qu'aussitôt , de cette même forme , qui ,out à 1 heure étoil impétueuse, ou prédominante, ou m- ^aUfianu au-dessus de toutes les autres , une autre forme s avance et s'élève , et éteint la première forme allumée , en sorte qu^elIe la fait devenir comme nulle, ^insi qu'on le voit à la joie et à la souffrance.
37. Or, quand nous observons d'où tout cela résulte, nous trouvons principalement trois formes dans 1 ame : 10. Nous ne parlons pas seulement de 1 esprit de ce monde ; car nous trouvons que notre ame a aussi un attrait pour une autre base affective, et s angoisse pour elle , ce que lesj^eux du corps ne voent point, ce que le palais ne goûte point , ce que e tact du corps terrestre ne saisit point, ce que l'ouie terrestre n'entend point, et ce que le nez non plus ne sent point ; mais la noble W afecti.e le peut voir , goûter , sentir , saisir et entendre , si la .;aie forme divine est prédominante en elle , ou in,ua^ fiante au-dessus des deux autres formes. Car alors les deux autres formes sont aussitôt comme mortes , ou subjuguées, et la forme divine s'éJève seuL et est dès lors en Dieu. ^ *
Ô. Et 20. nous voirons aussi alprs , comment l'ame-
( 38ft ) élève bienlôt une autre forme et la rend prédominante 3, eu sorte que la forme divine est précipitée en bas.Cette au ire forme est Tesprit de ce monde pour la cupidité et l'orgueil , pour opprimer Ws malheureux, et s'élever seul, et attijfer tout à soi. Sur cela aussitôt la tifoisième forme, savoir : la fausseté , l'envie , la colère et la haine , jailUt de l'élernelJe alliance ; et ainsi l'image de Dieu est comme dans la mort ou subjuguée. Là alors rame est aussi dans la colère de Dieu , dans la mçwt, dans le gouffre infernal. C'est ce dont Tenfer dans la colère de Dieu se réjouit : car sa gueule est toute grande ouverte, et il est inqmlifiant ou en activité. Mais quand la forme divine reprend le dessus, le royaume d« l'enfer est subjugué, il est comme mort , et le royaume du ciel redevient prédominant et inqualifiant , ou en action.
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.