192. Comme nous avons démoniré le vrai Christ, qui ici est Dieu et homme dans une personne indivisible , nous voulons aussi montrer maintenant ce qu'il est particulièrement comme homme, selon le royaume de ce monde ; car on ne peut, pas décrire suffisamment les grandes merveilles , elles sont toujours de plus en plus immenses. Eu effet il nous faudroit avoir pour cela une langue d'ange et aussi en outre une langue terrestre. Or nous n'en n'avons qu'une terrestre ; nous voulons toutefois écrire d'après une affection angélique , et parler des grandes merveilles de Dieu , avec celle langue terrestre.
93. Considérons son baptême , et ensuite sa tentation aussitôt après son baptême ; alors nous trouverons notre nouvelle régénération , et en outre dans quel règne nous sommes emprisonnés. Or nous nous réjouissons hautement dans celte connoissance de ce que Dieu est devenu homme; mais si nous voulons concevoir ceci , nous devons d'abord établir le baptême du Christ , et ensuite la lentaliou ; tel est le véritable ordre.
jDu baptême du Christ^ sur la terre ^ dans le Jourdain^
94. Nous savons que, par la chute d'Adam ,nous sommes tombés dans la colère de Dieu , en ce que l'esprit ou l'ame d'Adam s'est détournée du cœur de Dieu , vers l'esprit de ce monde ; là aussitôt la sainte et céleste image s'éteignit , et la colère tint la pauvre amo enfermée dans les ténèbres : car là aussitôt le démon £t son entrée et sa demeure danf
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la colère de Tame de riioinnie, et si le briseur de serpent n'étoit pas entré aussitôt dans la limite de séparation , dans le centre de la lumière de la vie , alors la colère nous auroit engloutis, et nous serions demeurés les éternels compagnons de tous les démons.
295. Mais quand le briseur de serpent fut entré ainsi dans le milieu , quoique Qon pas dans Thumanité , mais dans le centre de la lumière de la vie , alors les pauvres âmes prisonnières qui se sont retournées vers Dieu y ont été ainsi liées de nouveau dans le centre , à la divinité , jusqu'à ce que le héros vint daus l'humanité ; là il a pris de nouveau rbomme entier dans sa conception et dans son humanité, et nous voyons ceci clairement dans son baptême : car il n'y avoit là qu'une seule personne qui étoit Dieu et homme i, il avoit le corps céleste et aussi le terrestre.
96. Or le baptême n'étoit pas préparé et institué pour le corps terrestre et corruptible qui appartient à la terre , ni par rapport au céleste qui étoit pur et sans tache ; mais par rapport à la pauvre anie , puisque l'homme céleste en Christ avoit reçu dans le corps de Marie, dans son homme céleste, notre ame naturelle , et ainsi le terrestre étoit suspendu à l'ame : alors Dieu ou la trinité sainte a pris, parla main de l'homme, l'eau de l'éternelie vie dans lo pur élément , et a trempé l'ame dedans, comme je pourrois dire, ou bien baptisée.
97. Vois, toi , ame chérie, tu étois sortie de Dieu, et son amour t'a repris de nouveau , et t'a
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3liée à «on fil par la promesse. Alors vint l'accomplissement de la promesse, et il le revêtit d'un nouveau corps. Mais ici tu ne pouvois recevoir aucune autre ame ; car , indépendamment de cela ton ame étoit de l'éternité. Or , de mpme que l'esprit saint a obombré et imprégné Marie ; dd même l'eau de la matrice céleste qui tient son commencement de la trinité, a obombré et imprégné dans le baptême du Christ (et de |ous \e& chrétiens baptisés), l'ame du Christ(et de tpus les (chrétiens) par le baptême dans le Jourdain ; et ainsi i'eau terrestre de l'extra - génération a été renouvelée' dans l'ame et l'a purifiée , pour qu'elle fijt en soi, dans le nouveau corps, un pur an^e qui pût eu 'soi mangpr du fruit du ciel j et telle est la jcâuse du baptême. . . ■ •
O ! homme , pense à toi,
98. Si donc la pauvre ame se baigne ainsi dan» l'eau de l'élernelle vie , de l'élément pur , qui est dans le ternaire saint , en sorte que non-seulement elle en jouisse à l'extérieur , mais même qu'elle eu» soit remplie, comme l'esprit saint a rempIL Maiidl dans le ternaire saint ; alors elle s'incline , enten-* dez qu'elle se porte réellement vers Dieu, et &ck Dieu , comme une créature nouvellement née, et à moitié lavée ; mais en arrière elle es* encore fortement liée à la colère des ténèbres,dans le règne de ce monde , de façon qu'elle ne peut pas ainsi être entièrement dégagée , à moins qu'elle n'aille
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dans la mort , et qu'elle ne brise tout-à-fait le royaume de ce inoude.
De la tentation du Christ.
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.