13o. Et lo". de même que l'ame d'Adam planoil entre deuxrègnes mauvais, savoir: entre le royauni» de ce iiltnde , et le rojraume de l'enfer 5 de mêra» aussi leSÇhrist fut suspendu planant entre deux meurtriers , sur la croix : ainsi le Christ devoil rétablir tout ce qu'Adam «voit perdu. Et de même qu'un des malfaiteurs se convertit , et «lésira d'être avec le Christ dans son royaume ; de même anssi il y a un royaume , savoir : l'homme terrestre qui doit se convertir, et la pauvre ame doit entrer de nouveau en Christ par la mort terrestre , et fleurir sur la croix comme ce meurtrier et ce malfaiteur qui désira le royaume du Christ.
40. Et tu peux bien nous croire quand nous disons que tout ce qui s'est passé dons la chute d'Adam, par laquelle il a été dégradé , le second Adam Christ a dû le porter sur sa personne : car le prepiier Adam était tombé dan» la colère de Dieu. Or
pour qu'il fût secouru et réconcilié , il falloit qne I« second Adam s'élabUt dans celle colère et lui abandonnai son corps extérieur avec toutes ses essences ; Il falloit qu'il allât par la mort dans l'enfer, dans la co èredu père , et la réconciliât avec son amour: et qu a>„s. .1 subît l«i-même celte dure condition que nous aurions du supporter dans toute l'éierniié
4i- Or, lorsqu'on en fut à celle œuvre importante par laquelle le sauveur du monde étoit suspendu h la croix comme un maudit, et qu'il combattit avec 1 en er et la terre , il dit ( Jean ,9 : 20 ) : J'ai soiK Ah! quelle grande soif! le royaume colérique éioil affoibl,, auss. bien que le royaume de ce monde; •U desiroieni la puissance ; et le royaume du ciel avoitso.fde nos âmes, et e'étoitunesoifde tous les trou principes.
24». Lorsqu'il vit Jean au-dessou, de la croix avec »mère,il dit : roU, ^oilà ta mire ; et à eih : rd,, ^UaionfiU ; et aussitôt le disciple la prit che^ soi. «a luère signifie son éternelle nouvelle humanité , q« .1 avoi. prise à soi dans sa mère , ou dans le ternaire saint , laquelle nous devons prendre en nous • et «DUS réjouir <lans ce**m<,:„ ,aint. C'est pourquoi Jl montra sa mère à Jean : c'est ce dont ily auroit beaucoup à écrire; mais cela aura lieu dans un autre
•ndro.l,etseracommeiel'espôregrandemeuléclaiici. 43. Il est évidemment clair, que de même que \a fauvre ame merche en nous entre deux règnes , qui »o«s deux la tiennent prisonnière ; de même le Chnst devoit être placé enlre deux malfaiteurs. 1 rends caci en grande considéra lion , et pens«sy
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ce n'est par une chose indifFérente. Et nous voyons combien ce fui une effroyable âprelé , lorsque l'am© du Christ se sépara de sou corps terrestre, et qu'elle entra dans la colère du père , ou dans Tenfer ; comment la terre trembla , les rochers se fendirent , et le soleil perdit son éclat j nous voyons , dis-je , ceci clairement , et nous l'entendons de la bouche du Christ.
344. Lors donc qu'il eut subi toutes les railleries et reçu toutes les plaies , il dit sur la croix : Tout est consommé. Lorsqu'il vivoit encore dans le corps terteslre , il disoit que tout étoit consommé. Entendez tout ce qui auroit dû rester sur nous éternellement, et bouillonner eu nous avec toutes les humiliations dans lesquelles .nous sommes , en face de l'enfer et du royaume du ciel. Il avoit chargé tout cela sur lui. Ce dont Isaiedit ; En i^érité, il a porté noa infir^ mités , et a pris sur lui nos trangressions. Nous Va» tx>ns regardé comme étant ainsi tourmenté ^ frappé^ et martyrisé par Dieu : mais il a pris sur lui nos infir» mités; il a chargé sur soi nos douleurs , et nous ayons été guéris par ses meurtrissures. Nous avons tous erré comme le troupeau ; chacun a regardé sa voie. J^insi nous ne pouvions pas nous aider ; mais nous allions comme des brebis souffrantes , a moitié égorgées, et nous devions voir le démon faire de nous dans la colère de Dieu , tout ce qu'il auroit voulu.- Car nous portons sur nous un habit de monstre , e\ nous sommes en grande dérision aux yeux du ciel et de l'enfer. 45. C'est donc pour cela que Dieu railla Adam
•II. 2S. ( 3^1 )
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.