1qu'elle l'esf selon le mode terreslrp , ( vînt ) la lune. a5. Comme le monde ne saisiroit point ceci , mais s'en moqueroit , je ne veux pas ici jeter davantage les perles devant les pourceaux ; car , il faut une autre lumière pour ces connoissances : c'est pourquoi je vais passer outre, et continuer ma route,
26. Toutes choses sont sorties de l'angoisse des ténèbres , lorsque Dieu y prononça le fiât : l'angoisse se déploie dans le fiât ; le fiât dans la volonté, et la volonté est éternelle et sans origine, car dans Dieu elle est la matrice de la génération.
27. Or 5 Die^ est invisible , et la volonté aussi invisible, et là matrice aussi invisible ; ils sont cependant en être; ils sont de toute éternité, et demeurent dans l'éternité : le verbe est la puissance de la volonté ; la puissance fait le fiât ; le fiât fait le règne , et tout cela est comme éternellement dans un seul être. De toute éternité la volonté a engendré le verbe j le verbe , la puissance 5 la puissance , l'esprit : dans l'esprit est la lumière ; dans la lumière , la force , l'intelligence et la conuoissance ; autrement tout seroit un rien.
28. Cette même lumière a opéré dans la connotssance et l'intelligence , et a engendré une similitude de son essence; la substance qu'elle produisit fut le FIAT , et le fiât forma la similitude , qui fut engendrée delà volonté éternelle, et la rendit visible. Or , la similitude fut engendrée des ténèbres , ou de l'éternel rien -, cependant il y avoit quelque cliose, c'est-à-dire, l'original ou le siège de l'angoisse, d'où l'éternelle volonté a^ori^inise de toute éternité.
^.8. { ixo )
229. Or, la similitude a reçu du fiât une vo* ïonté telle qu'est la volonté éternelle , et a engendré la puissance ; la puissance est le ciel 5 la lumièfe qui est brillante dans la puissance est le soleil. Elle travaille dans la puissance, de façon qu'il y a là instinct et connoissance ; autrement , dans ce monde, tout seroit une.substance immobiletout resteroit eu repos , et il ne pousseroit ni lierbe ni plante.
30. Alors dans le fiât s'est élevé de l'angoisse la similitude de la connoissance et de l'intelligence ; ce qui est la région astrale ou sydérique Dans le fiât est la cinquième forme de la gêné-* ration ; et le fiât a séparé les formes de la génération , de sorte que chaque essence est à part j savoir : le dur , le mol , l'épais , le mince , le chaud, le froid, l'amer, l'astringent, l'aigre le doua», etc. , comme cela se voit, et comme cela est demeuré dans la matrice du ciel. L'esprit pro-
. vient de cette Source, ainsi que l'air, et reçoit de la constellation l'intelligence ou Pmstincti car il est lin membrc'lié aux autres, dans une seule mère.
3i. Ainsi la matrice , ou le ciel créé dans le FIAT avec les étoiles , est la similitude de ce qui a été de toute éternité quoique non visible. Le FIAT est dans la similitude : le paradis , dans lequel les anges demeurent , est caché dans la maIrice , et Dieu est brillant dans le paradis ^ et cependant il n'est pas saisissable , de même que l'éclat du soleil ne peut se saisir,
32. Dieu est incommensurable , et la similitude
( Iï(j ) CM, 8»
3pst aiissî incommensurable ; il est clans la simililucle , et la similitude ne le saisit point : la similitude est son œuvre ; le fiât est le maître-ouvrier; Tastral est son instrument ; la matrice avec les éléiiiens est la matiore que le maître-ouvrier taille, coupe, et qu'il élabore.
33. Mais ce maître poursuit toujours son travail , sans préméditation : ce qu'il rencontre, il l'élabore ; car la préméditation ou l'iulelligence est bien en action^ mais cachée dans l'œuvre. C'est pourquoi toute la nature est dans une grantle angoisse , et dans le désir d'être délivrée de la vanité (comme aussi le témoignent les écritures \ puisqu'elle goût© secrètement le paradis, et, dans le paradis, la perfection ; c'est pour cela qu'elle souffre , qu'elle s'élève vers la lumière de Dieu et le paradis, et qu'elle en rapporte toujours, dans son angoisse^ quelque chose de plus beau , de plus précieux et de plus neuf, comme on peut aisément le comprendre et l'éprouver dans l'ame de l'homme 5 il est visible aussi , même à une foible intelligence , <{ue par là il arrive toujours, et journellement, dans l'œuvre quelques merveilles, comme tu peux le voir clans rhomme , les animaux , les plantes et Ici herbes , si tu n'es pas aveugle.
34. Ainsi Dieu , au quatrième jour , a , du sein de sa puissance , par le fiât , disposé la similitude de son essence pour qu'il y eût une matrice qui , du sein de la sagesse qu'il a eue en lui de toute éternité , engendrât une similitude de toute son essence,, afin que toutes les formes qui ont été dans»
en. 8. ( "7 )
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.