1aa. Nous trouvons encore de plus grands mystères en témoignage de la lamentable chut* ; car après que ks quatre élémens se sont ainsi établis chacun daas une région particulière , ils se sont feits alors souverain» au-dessus de l'esprit de l'ame qiri ^toit engendré des essences ; ils l'ont pris dans 4eur puissance , et ont inqualifii avec lui. Le feu , comme le plus puissant, l'a pris dans sa région dans le cœur 5 c'est là qu'il doit s'arrêter 5 il donne sa fleur et sa lumière hors du cœur 5 il plane au-dessus du cœur , comme la lumière enflammée d'une chandelle. Ici, la chandelle signifie le cœur charnel avec les essences d'où la lumière brille. Or, le feu s'est ^/aorf au-dessus des essences ; il tend toujours après la lumière , et présume qu'il a la vierge de la vertu divine ou la sopbxe.
23. Là ( dans le cœur ) la noble teinture est née iles essences 5 elle ne demande rien au feu , mais elle admet les essences ou l'ame dans ses aimables délices. Alors les autres élémens viennent de leur ïégiott et se remplissent ardemment de la teinture.
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2Chacun veut goûter la vierge ou la Sophie, la nourrir et inqualifier avec elle ; c'est-à-dire, que l'eau SB sature ici , et goûté la douce teinture de l'ame. Le feu dit : Je voudrois bien retenir l'eau car je peux par là étancher ma soif et me réjouir. L'ajr dit : Je suis vraiment l'esprit ; je veux souffler la chaleur et ton feu , aBn que l'eau ne t'étouffe pas. Le feu dit à l'air : Je veux te retenir, car tu me con^ serves mes qualités, pour que je ne m'éleigne pas'. Alors vient l'élément terre qui dit : Que voulez-vout faire tous trois, vous allez vous affamer et vous déworer les uns les autres ; car vous êtes suspendus tous les trois les uns aux autres , et vous vous dévorez et quand vous aurez consumé l'eau , vous vous éteindrez , car Pair ne peut pas se remuer s'il n'a d» l'eau, attendu que l'eau est fa mère de l'air; et qu'ella engendre Pair ; en outre si l'eau est consumée, le feu devient trop colérique et il détruit le corps , alors notre région est passée , et aucun de nous ne pourra subsister.
24. Les trois élémens , le feu , l'air et l'eau disent alors à la terre: Tu es réellement trop téné'- breuse , trop rude et trop froide, et tu es rejetée par le FIAT j nous ne pouvons pas te recueillir ; tu déIruirois notre demeure , tu la rendrois ténébreuse et de mauvaise odeur , et tu affligerois notre vierge q*ii est ici notre propre trésor et notre propre amour dans lequel nous vivons. Or , la terre dit : Prenez au moins mes enfans, qui sont aimables et dont lei essences sont bounos ; ils vous donnent à boire et à
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manger , ils vous soignent , en sorte que vous né souffrez jamais de besoins.
325. Alors les trois élémens disent : Mais tes enfans pourroienl ensuite demeurer en nous , ils pourroient y devenir forts et puissans ; puis il faudroit nous éloigner , ou être leurs sujets ; c'est pourquoi nous ne voulons pas les prendre non plus , car ils pourroient devenir aussi rudes et aussi froids que toi. Voici pourtant ce que nous voulons faire -, tu peux laisser tes eufans demeurer dans notre vestibule , alors nous viendrons à eux comme convives , nous mangerons de leurs fruits et nous boirons de leur boisson , puisqu'autrement l'eau', qui est contenue dans rélémenl , pourroit devenir insuffisante pour nous.
26. Ainsi les trofs élémens , le feu , l'eau et l'air disent à l'esprit : Va nous chercher les enfans de la terre pour qu'ils demeurent dans notre vestibule : nous voulons manger de leurs essences , et te fortifier. Là l'esprit de l'ame doit être obéissant comm© nn prisonnier ; il doit les saisir avec ses essences , et les enfermer. Alors le fiât vient et dit : Non , vous pourriez m'échapper ; et il crée ou forme des grapins'.et de-là viennent les mains , avec les figures et les formes de toutes les essences, comme cela est |Tès visible , et l'astrologue le sait bien ; mais il n'en connoît pas le secret , quoiqu'il puisse expliquer les signes d'après les constellations et les élémens qui inqualifient dans les essences de l'esprit de l'ame ( Si l'auie avoit mangé , en ce lieu, du verbe du $tu
gneur , et qu'elle eut laissé les élémens extérieurs sans les avoir fauchés, cela eût été mieux. )
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.