13o. Son essence est Téclair dans l'expansion du cercle de la vie , lequel éclair fait dans l'eau l'éclat et la splendeur; sa racine est le feu , et la souclie est l'aslringence. Or , l'éclair sépare de l'eau l'amertume et l'astriugeuce, de façon que l'eau est douce et claire. Dans cette teinture est \a faculté de voir de toutes créatures , de façon que l'esprit dans l'éclair est dans la matrice de Teau. Car l'éclair est dans cette teinture comme une splendeur , et il remplit l'esprit des essences. L'essence tire de ceci puissamment à soi 5 car elle est l'astringence 9 et l'éclair sépare toujours les ténèbres de la lumière , et ce qui est impur de ce qui est pur ; mais alors il resîe la puissante divine ; et l'éclat divin se peint toujours dans le pur ; d'où il arrive que l'âpreté est séparée de la nature , et que la splendeur divine rend doux ce qui est pur , car elle se combine avec.
3i. Or ^le doux est comme une Imile ou une onc*
en. 12. ( 2o3 )
luosilé dans laquelle Téclair s'enOamme- toujours ,' de f^^çon qu'il brille ; mais comme l'huile suave est mêlée avec la matrice aquatique, cela fait que la lumière brillante est constante el douce : néanmoins comme elle ne peut pas , dans la nature de l'eau , demeurer purement huile à cause de V inqualificaiion de l'eau , alors elle devient épaisse , et la nature du feu la colore en rouge. C'est là , dans chaque créature 5 le sang et la teinture , dans laquelle existe la noble vie.
De la mort et du mourir.
La porte de taJlficiion et des douleurs.
232. Cette noble vie qui est ainsi dans la teinture est dans un grand danger , et elle peut s'attendre à toute heure à la dissolution 5 car aussitôt que le sang dans lequel vit l'esprit , vient à disparoîlre , alors l'essence se brise , et dc-là la teinture s'envole comme une lueur ou une ombre , alors la source de feu est épuisée, et le corps devient
roidc.
33. Ah î combien la vie a de puîssans ennemis , particulière ment de la part des clémensct des astres! Aussitôt cpi'un élément devient trop fort, la teinture s'en éloigne , et la vie prend fin. S'il est rempli outre n^csure par la première eau , alors il refroidit et c'ieint lo feu , et l'éclair s'en va comme une lueur ; s'il est nccablé par in terre , ou par une matière impure , alors l'éclair s'obscurcit et passe j s'il est , en
( 204 ) ^» ^^'
troisième Heu, trop gonflé par l*air, jusqu'à s'arrêter, alors la teinture est étouffée , ainsi que les originelles essences , et l'éclair se brise en éclats , et s'en va dans son Elher-, mais , quatrièmement , s'il est trop rempli par le feu ou la chaleur , alors l'éclair s'enflamme , la teinture brûle , d'où le sang devient brunâtre et noir 3 et l'éclair s'éteint dans la douceur.
334. Ah ! combien la vie a d^ennemis dans les constellations qui inqualifient avec la teinture et les élémens! Lorsque les planètes et les étoiles sont dans leurs conjonctions, alors elles jètent leurs rayons^ empoisonnés dans la teinture , d'où il résulte des élancemens , des déchiremens , et des tourmens dans la vie de la douce teinture -, car la douce teinture , étant un aimable et agréable délice, ne peut rien souffrir d'impur. C'est pourquoi quand de tels rayons vénéneux sont lancés en elle , alors elle se défend et se nétoyecontinuellemeut. Aussitôt qu'elle est surmontée , de manière à être obscure , alors l'éclair s'éteint ; la vie se brise ; le corps périt et devient cadavre ou une carcasse morte , car l'esprit est la vie.
35. J'ai voulu exposer ceci très brièvement , comme un sommaire , et non point avec toutes les circonstances , afin que l'on puisse entendre ce que c'est que la vie. Cela sera plus amplement éclaire! en son lieu^ car il y a là-dedans beaucoup de choses, et on pourroit en faire de gros livres ; il suflit que l'on puisse comprendre comment Adam a été sub-^ jugué et est tombé dans le sommeiL
Gfl. la.
( 2o5 )
1.
La porte de la céleste teinture ; comment elle a été en jidam avant la chute / et comment elle sera en nous après cette vie,
36. Ces secrets sont grands et importans , et celui qui les cherche et les trouve en retirera une véritable joie ; car ils sont le vrai pain céleste de l'ame. Si nous pouvons considérer et recevoir la connoissance de la céleste teinture , alors la connoissance du joyeux règne divin s'élève en nous , de façon que nous désirons d'être délivrés de la vanité , et de vivre dans cette sorte à^ engendrement , ce qui cependant ne peut pas être ; mais nous devons satisfaire à notre tâche journalière.
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.