158. Ainsi nous devons sonder et voir ce que c'est qli'nne image ; comnrent elle prend ainsi son origine, defaron que l'homme porte : i». une image terrestre,élojnentaire,et2o. aussi une image céleste - et non-seulement cela, mais il porte Iroisicmement avec soi une image infernale, qui est encline à tous les péchés et à toutes les méchancetés ; et tout cela commence à la fois avec Pasrension de la vie.
59. Et -en outre, nous devons voir oà se trouve la volonté propre ; de façon que , dans sa puissance particulière ,un homme puisse sedonner au royaume du ciel, ou au royaume de Penfer , à celui qu'il veut'. lïous appelons devant ce miroir celui qui a faim et soif de la noble connoissance , et nous lui signalons le but , afin que dans sa base affective, il se délivre des erreurs et des disputes coutentieuses qui se passent dans le royaume deTantcchrist ; or , quicont|ue saisira bien cette porte comprendra Tessence de- toutes les essences , et apprendra àconcevoir ( s'ilLs^observe bien)ce qu'ont écrit Moïse et tous les prophètes, et en outre tous les saints apôtres ; dans quel esprit cliacun a parlé , et ce qui a été , et ce qui à l'avenir peuteucore être et sera.
lia très phf^cièUëe porté dans la racine du lys.
Go. Si nous considérons les trois principes , comment ils sont dans leur origine, et comment ils s'engendrent, nous trouvonsalors l'essence de toutes les essences j comment l'une sort de l'autre j corn-
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ment aussi l'une est d'un rang plus élevé que l'autre-, comment l'une est éternelle et l'autre est périssable 5 et comment l'une est plus belle et meilleure que l'autre : nous trouvons aussi pourquoi l'une veut aller en avant, et l'autre eu arrière; de plus , l'amour et le désir , ainsi que l'inimiliô de chaque chose.
261. Ainsi d'abord ,nous ne pouvons rien dire de l'origine de l'être de tous les êtres , sinon que dans l'origine il n'y a seulement qu'une essence d'où sort alors l'essence de toutes les essences. Cette même essence est l'éternelle ame de Dieu , laquelle demeure dans les ténèbres. Or , de toute éternité cette même essence s'est désirée elle-même ardemment , et a été dans la volonté d'engendrer la lumière : ce même désir est la source , et cette même volonté est le bourgeonnement ou Tascension. Or 5 l'ascension fait le mouvement et la mobilité ; la mobilité fait Vatiirement dans la volonté , et la volonté fait le désir ; de façon que la volonté s'empresse toujours après la lumière , et c'est là une éternelle alliance , qui est sans commencement et sans fin. Car là où il y a une volonté , ily a aussi un désir ; et où il y a un désir, là il y a aussi, dans le désir de la volonté , un atlirement de ce que la Tolonté désire -, mais le désir est astringent, dur et froid , car il tire à soi, et il retient. En effet, là où il n'y a rien, le désir ne peut rien retenir: or si la volonté veut retenir quelque chose, il faut que le désir ait une solide consistance , afin que la volonté puisse le saisir -, et comme il n'y^
avoit rien de toute éternité , alors la volonté ne pouvoit aussi rien embrasser ni retenir.
62. Ainsi maintenant nous trouvons que les trois sont de toute éternité une alliance sans commencement et indissoluble ; savoir : le penchant , la volonté , et le désir. L'un engendre l'autre ; et si l'un n'étoit pas, l'autre ne seroit pas non -plus : de-là vient que personne ne sait ce que c'est. Car cela en soi-même n'est autre chose qu'un esprit qui , en soi-même, est dans les ténèbres; et là cependant il n'y a pas de ténèbres , mais un rien , ni ténèbres ni lumières.
363. Enfin , le penchant est un chercher ou une stimulation du désir , et la volonté est une pause , une rétention àdiïxs le désir: or , si la volonté doit le retenir , co désir , il faut qu'il soit saisissable , et il ne doit pas y avoir une seule chose dans la vo« lonlé , mais deux ; maintenant puisqu'il y a ces deux choses , Vattirement doit être la troisième , pour qu'il attire dans la volonté ce qu'il y a de saisissable. Enfin , si cela est ainsi de toute éter- »ité , il se trouve que de toute éternité il y a un sourcement et un mobilisant; car ce qui est compacté doit sourcer et être quelque chose , pour que la volonté puisse saisir quelque chose. Si donc cela est quelque chose , il faut que cela soit astringent et attirant , pour arriver à être quelque chose : si donc cela est astringent et attirant , alors l'attirant foit la aaisUsabilité , de façon que la volonté a quelque chose à saisir et à retenir. Si donc cela est saisissable , cela est plus substandcl ou plus
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^paîs que îa voTonté. Cela obscurcit la volonté et la couvre ; mais la volonté est dans ce aaisisaable , cl Vattract opère les deux. Si donc la volonté est ilans le oaisUàublê , alors le saisia^sable est les ténèbres de la volonté; car il a embrassé la volonté avec sa aai^^L^Aubillté, Enfin la volonté ne peut sortir du aai^iissable ; elle soupire néanmoins toujours après la lumière , afin d'être délivrée des ténèbres qu'elle se produit cependant à elle-même y par le dosir et Vattract,
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.