156. Lors donc que l'aiguillon amer, qui est engendré dans la terreur angoisseuse , dans l'étouffenient et l'entrée de la mort , se tourmente ainsi et fait rage dans l'astringence; qu'il se rend ainsi effrayant ; qu'il pointe et se porte au-dessus de soi : alors il est saisi et retenu par l'astringence,de façon qu'il ne peut pas aller au-dessus de soi. Car , à cause de son tempêtement ^ l'aslringence le tire toujours plus fort à soi, et ne peut pas le souffrir; ce qui fait que l'aiguillon devient beaucoup plus effrayant ; et ici il n'y a aucun autre remède que dans la séparation du corps et de l'ame, dans la mort de l'homme. Eu effet , la mort amère est déjà dans le sang étouffé ; et , si maintenant l'aiguillon amer ne peut monter au-dessus de soi, à cause de l'astriugence, il devient comme une insensée , comme une roue tournante , ou comme une effrayante pensée rapide qui s'étrangle et s'angoisse. Il est alors un vrai esprit de souffre , une essence vénéneuse, effroyable, et dans la mort angoisseuse j car c'est là le ver pour l'ascension de la vie.
57. Maintenant , puisque l'esprit des étoiles et des élémens s'est figuré dans Vhomification , ainsi la puissance des étoiles et des élwincns est aus^i
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circulante dans ce tempéiement ; car là , dans celto angoisse , l'espril des éloiles tire aussi à soi la vertu du soleil, et se contemple dans la vertu du soleil ,d'où il résulte dans ce tempêtement un éclair luisant dont l'angoisse dure et astringente s'efifraie, et se précipite au dessous de soi ; alors la terrible ceinture va dans son El lier. En effet , Tessence de l'angoisse , dans le fiât , s'eflraie aussi beaucoup devant l'éclair, de façon qu'elle devient impuissante et tombe en arrière j qu'elle se détend, et qu'elle s'atténue.
258. Or, l'explosion ou Téclair de feu s'opère dans l'aiguillon amer; et, quand il se contemple en arrière , dans la ténébreuse angoisse astringente, dans la mère , et qu'il se trouve ainsi subjugué et réprimé, il s'effraie beaucoup plus que la mère; mais cet effroi arrivant ainsi dans la douce mère , l'éclair devient sur-le-champ blanc et clair , quoiqu'il tienne à l'angoisse , à la racine ignée : mais maintenant sa surprise n'est plus qu'une grande joie 5 et c'est comme si on jetoit de l'eau sur le feu , où alors la source astringente s'éteint. Or , l'astringence se réjouit aussi beaucoup de la lumière , et la lumière se réjouit de la mère de l'astringence dans laquelle elle est engendrée, de façon qu'il n'j a sur cela aucune comparaison à faire \ car c'est la naissance et le commencement do la vie.
59. Aussitôt que la lumière de la vie s'envisage dans l'angoisse , et dans la douce mère , et que par là l'astringence goûte la lumière^ combien elle est
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douce , aimable et joueuse , elle s'élève avec un si grand attract vers la lumière pour se mêler avec elle et pour la saisir , que son attract et ses puissances sortent d'elle pour atteindre cette lumière f lequel attract est la vertu de la lumière; or, cet attract qui sort dans l'amour , est la noble teinture qui là est engendrée neuve pour être en propriété à l'enfant ; et l'esprit , qui est engendré de l'angoisse dans l'éclair de feu , est la vraie ame qui est engendrée dans l'homme.
360. Ici, maintenant , il faut particulièrement observer où elle demeure , et d'où le cœur , les poumons et le foie dérivent ; spécialement la vessie et les entrailles ; et ensuite la cervelle dans la tête , et l'inlelligence et les sens. J'exposerai cela ici l'un après l'autre. On ne peut guère bien rendre avec la langue humaine , ni particulièrement décrire avec ordre , ce qui , dans la nature , arrive en un clin d'oeil ; il faudroit un gros volume pour le décrire ; et quoique le monde nous regarde comme trop petit pour ceci , nous dirons que nous nous croyons encore bien plus petit , et qu'il en est de nous , comme dit IsaYe : J'ai été trouvé par ceux qui ne me cherchoient point, et j'ai été connu de ceux qui ne me connoissoient point , et qui n'avoient point demandé après moi.
61. Je dis que cela n'a point été cherché , maïs nous avons cherché le cœur de Dieu , pour nous y mettre à couvert des tempêtes du démon. Lorsque nous y sommes arrivés , la très gracieuse vierge
SOPHIE nous rencontra hors du paradis et nous offrit:
iônâmouf , disant qu'elle vouloit élre ami^ avec nous et s'unir à nous comme une compagne , et nous montrer le chemin du paradis , où nous serions en sûreté contre les tempêtes ; elle portoil une branche dans sa main, et dit : Nous voulons planter cela , et il croîtra un \ys , et je reviendrai a toi : ce dont nous avons reçu assez de joie pour écrire de la très gracieuse vierge Sophie, qui nous a montré le chemin du paradis , où nous allons au travers de ce monde et aussi au travers du règne infernal , et il ne nous est arrivé aucun mal. Or , c'est d aprè* elle que nous écrivons.
t M9)
CHAPITRE QUATORZIEME.
De la génération et de la propagation de
rhomme.
La très secrète porte»
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.