1et ton fruît est sauvage. Crois-tu cpie mon ame désire tes mets? Je ne mange point de ton fruit ; je suis le seul fort , et le règne est à moi ; celui qui se place sous mes ailes , je le prolège , et le garantis , aucune tempête ne le touchera. D'ailleurs le pays est à moi : j'ai bien voulu te l'abandonner , pouf l'en servir dans un amour unanime , et je vous ai engendrés tous d'une seule racine , afin que vous fussiez également uus , que vous vous aimassie* les uns les autres , et que vous vous prévinssiez mutuellement dans un chaste amour,
42. D'où es-tndonc devenue si grande et si forte, toi, bête sauvage? ne t'es^lu pas promenée dans mon jardin de roses ? n'y as-tu pas établi ton ht? Où sont tes frères et tes sœurs? pourquoi sont-ils couchés à tes pieds? pourquoi sont-ils si maigres , et que toi seule as tant d'embonpoint ? Apres avoir dévoré mes branches , n'as - tu pas engendré déjeunes loups, qui mangeront aussi ton bétail ? Toi , qui n'es qu'une bêle sauvage , avec tes petits, te dois-je donc souffrir dans mon jardin de roses? où est le noble fruit que j'avois semé? n'en as-tu pas fait de pures branches sauvages ? ou dois-je donc chercher le produit et le fruit de mon îardin de roses? Mon ame voudroil bien cependant inanger du bon fruit ; mais tu les as foulés aux pieds , et tu es devenue une caverne de meurtriers. 43. En outre, j'entends de grands hurlemenset des lamentations ; tous tes serviteurs crient : 3/a/- heur à toi ! parce que tu les molestes. Bien plus , tu as dédaigné ma noble semence, et lu ne l'as point
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semée, mais bienia semence sauvage, et cela pour satisfaire ta honteuse débauche , et pour alimente
2on orgueil Vois , je t'ai vomicontre Babel, dans la n-oideur de ma colère, et là , je te congèlerai Te mettrai ma branche de lys dans mon jardin de roVe
ame , et desquels mon Adam malade doit manger pTaïï. "'"''" '" '^^^^^ ' ^^^"'^^ -^--ê- son
De re.puhion cT^dam et d^E.e hors du paradis du
jardin d'Eden,
44. I-o^q"" Dieu eut ainsi pourvu Adam e. Eve dua Labadebê.e, en sor.e qu'ils couvrirent leur l-onle , et purent se préserver du froid, il les fit .or..r du ,ardia, et devant ce jardin il' posa „^ chérub.n avec une épée nue et tranchante, pouî garderie chemin de l'arbre de vie 5 et c'es alors que l'homme dut labourer la .erre. Quant à nouT ^uvres enlans d'Adam et d'Eve , notre entende-' ment est tellement déchu, que, dans notre der- «■er âge nous atteignons à peine définitivement q..e que claru sur la lamentable chute d'Adam « d Eve,cequecependant nous devrions chercher très profondement dans lecentrede la lumière de la vie • carilestelonnantqueMoisedise : OUua^oU placé ù oh.ruUn devant U jardin . pour défendre le ckemin de l arbre de la .ie. Qui est-ce qui comprendroi. cela, si iJ'eu ne nous ouvroit les jeux ? On diroit que nous "• 10
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parlons tout uniment d'un gardien avec une épée , et la raison ne voit pas autre chose.
345. Mais la noble vierge Sophie nous indique la porte, et comment nous devons entrer dans le paradis au travers de l'épée aiguë. Or l'épée sépare le corps terrestre de l'élément saint ; ainsi le nouvel tomme peut entrer dans le paradis par le chemin de la vie ; et l'épée n'est autre chose que le règne ou la porte de l'âpreté dans la colère de Dieu; là , l'homme doit pénétrer au travers de la mort colérique , par le centre , dans le second principe , dans le paradis du saint élément devant Dieu ; et c'est la que la mort colérique sépare le corps terrestre ou les quatre élémens d'avec l'élément saint.
46. Le gardien du jardin est le chérubin qui rompt la source des étoiles , laquelle source soutient les quatre élémens pendant un tems , et ensuite se brise : c'est par le moyen de sa quahié «mère et acérée qu'elle se sépare de l'ame, et qu'elle s'anéantit , et se consume , ainsi que son épée. Le gardien est ici dans le chemin , pour que nous ne puissions pas atteindre à l'arbre de l'é teraelle vie ; il est an milieu, et ne nous laisse point entrer dans le paradis. Le jardin gonflé d'Eden est notre chair terrestre, laquelle est comme la palissade devant le jardin.
.47. Si maintenant quelqu'un veut entrer dans le îardin , il faut qu'il pénètre par l'épée de la mort. Quoique le Christ ail brisé l'épée de façon qu aujourd'hui , par notre ame , nous puissions pénélret
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.