112. Que ceci soit démoçitré et certain ,cela se voit dans ^'écriture : f^t Dieu lui souffla un souffle vivant^ filor^Vhomm dMnt une ame vivante. Quant à toutes Jl^s autres cré^itures ,<iui sortirent 4u liuihus corjupiible, par le f^at , la volonté di. ïiat a éveillé chez elles toutes, l'esprit dans leur centre, et chaque esprit de créature vint de leur même essence et propriété , et w^aa/i/a avec l'esprit du grand monde, des étoiles et des élémens ; or , cela ne devoit pas être ainsi dans l'homme ; son esprit ne devoit point in^ualifier avec les esprits sjrderiques et élémentaires. Les deux principes ; savoir : les ténèbres et l'esprit de l'air , dévoient demeurer en repos dai|î? .cette substance ou image ; c'est pourquoi Dieu lui souffla un souffle vivapt , entendez le souffle de Dieu , c'est-à-dire , un souffle ou un esprit paradisiaque. L'^esprit saint qui , dans le centre de l'ame , devoit être le souffle de l'ame , et Pespril qui sortit du lifnbus y ou de la quintessence .qui est du modo astval , dévoient être souverains au-dessus de la quiiUfi^ence de ce monde j car l'homme étpil e*
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2un seul être , et il n'y avoit aussi qu'un seul Iiomme que Dieu créa ainsi , et il auroit pu vivre 'éternélîlement. Quand même Dieu auroit ramené les astres à leur Ether , et auroit plongé la matrice des éléniens , et les éléraens eux-mêmes , dans le néant , rhorame né.inmoins seroit demeuré. En outre , l'homme avoit en soi le centre paradisiaque , et auroit pu 5 par sa volonté, réengendrer de soi; éveiller Te centre , et engendrer ainsi , sans aide et sans angoiise , une légion angélique dans le paradis , sans aucune déchirure- Voilà ce qu'auroit du être l'homme j mais il auroit dû rester dans le paradis , et être éternellement immuable : car le paradis est saint ; ainsi l'homme devoit aussi être saint 5 en effet j dans la sainteté réside la puissance divine et le paradis.
lia profonde porte de Vame.
i3. L'ame que Dieu souffla à l'homme est ddl'éternel père; cependant 5 concevez nous bien, il y a une différence : entendez que cette ame est desa volonté incom mutable , de laquelle il engendre éternellement son fils ou son cœur 5 c'est-à-dire, qu'elle est du centre divin d'où sortie fiât, et qui l'a créée là. Aussi a-t-elle en soi toutes les essences de l'éternelle génération ; seulement elle n'a point la génération du fils de Dieu (ce même centre qui est le fils de Dieu lui-même ) , car ce même centre est le but final de la nature , et n'est pas créaturel ; il est le plus haut centre de l'amour enflammé , et
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de la miséricorde de Dieu , de la perfection 5 il n'en sort aucune créature , mais il brille dans les créatures ; c'est-à-dire , dans les anges et les âmes des saints hommes : car l'esprit saint sort de là , ainsi que la toute-puissance, lequel esprit saint puise dans le père l'éternelle volonté.
3i4. Or , l'ame est entre deux portes , et touche à deux principes, savoir lO. les étemelles ténèbres, et 20. l'éternelle lumière du fils de Dieu , ainsi que Dieu le père est tel aussi lui-même. Maintenant, de miême que Dieu le père conserve éternellement son immuable volonté d'engendrer son cœur ou son fils ; de même l'ange et l'ame ont leur immuable volonté dans le cœur de Dieu : l'ame est ainsi dans le ciel et le paradis ; elle y jouit de la joie inexprimable que Dieu le père a en son fils , et elle y entend les inexprimables paroles du cœur^ dé Dieu, et se réjouit des images éternelles, de même que de celles créées qui ne sont point en êtres f
mais figurées.
i5. Là l'ame mange de chaque parole de Dieu , car c'est là l'élément de sa vie -, elle chante les louanges du paradis, au sujet des fruits saints qui croissent dans le paradis, dans la puissance divine du limbus divin , lequel est l'aliment du corps [ou de la circonscription] ; car le corps mange du limbus dont il est , et l'ame mange de Dieu , et de la parole dont elle est.
16. Comment cela ne me seroit-il pas agréable et délicieux ? Comment ne seroit-ce pas là une délectation de manger du pain céleste avec des mille
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The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.