189. Et cette substance est l'éternel élément dans lequel toutes les essences dans la puissance divine , restent ouvertes et sont visibles, et où la belle et chaste vierge sophie de la sagesse divine , se contemple toujours selon le nombre de l'infinité , mille et mille fois répété, sans fin et sans nombre. Or, dans cetli^^ontemplalion , sortent de l'éternel élément , les couleurs , les sciences , les t'ertu* et la croissance du lys de Dieu , ce dont la divinité se réjouit sans cesse dans la vierge ou la sophie de la sagesse. Cette joie descend des éternelles essences et s'appelle le paradis , vu la vive génération de l'aimabU fruit du lys en infini , oîi alors les essences du lys s'élèvent en merveilles en plusieurs mille fois mille , sans nombre , comme lu en vois une image dans la terre florissante.
go Toi , chère ame , vois, considère ceci. Maintenant ceci est Dieu , et sou céleste royaume avec
2Téternel élément et le paradis , et cela existe ainsi dans l'éternelle origine , d'éternités en éternités. Enfiu , ce qu'est là cette joie , ces délices et cette amabilité , je n'ai aucune plume pour le pouvoir écrire Je ne peux pas non plus le dire , car la langue ter^ restre est de beaucoup trop débile pour cela. Elle n'est que comme de la boue comparée à de l'or et encore beaucoup moins. Quoique la vierge ou sophie apporte cela dans l'intelligence , cependant tout est trop ténébreux et trop froid dans tout l'homme , pour qu'il ose seulement en exprimer une élincelle! Nous voulons réserver cela jusqu'à ce que nous soyons dans le sein de la vierge sophie. Nous avons seulement donné de ceci une courte explicatioa pour qu'on puisse entendre Tauleur de ce livre ; car, nous ne sommes qu'une étincelle de la fontaine de la sagesse de Dieu , et nous parlons comme une étincelle. Mais pour nous, êtres terrestres , c'est assez ici sur cette terre, pour notre foible connoissance. Car, dans cette vie , nous n'avons pas besoin que Dieu donne une plus haute çonnoissance de l'éternelle substance. Nous parlons donc simplement de ce qui a été dans l'éternité ^ ainsi c'est assez.
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CHAPITRE QUINZIEME.
De l'intelligence de l'éternité dans la comiptibilité de l'essence de toutes les essences.
I. ^j donc, nous coD$id(^rons ainsi l'étemelle VO' lonté de Dieu , et l'essence de toutes les essences , nous ne trouvons , dans l'origine , qu'une seule essence , comme cela a été exposé. De cette essence est née de toute éternité la seconde essence, ou l'essence divine , et nous trouvons que la double essence ' existe dans la puissance divine , mais non pas en une seule source ; car elles ne se mélangent point , et aucune ne peut non plus être détruite.
32. Mais elles ont chacune un double pencLanI en elles-mêmes , pour ce qui est à elles. Or, puisque l'essence divine est engendrée de soi-même de toute éternité , elle est ainsi disposée à secourir celle qui est foible , et s'appelle avec raison , misé-, ricorde , barmhertzigkeit.
3. Maintenant , comme la vierpe de l'éternelle sagesse ou la SOPHIE , s'est contemplée dans l'éternelle origine , et que dans l'éternelle base affective , dans l'essence aiguë du brisement des ténèbres , elle a trouvé dans l'éclair de feu , la profondeur de l'image de Dieu , et de quelle manière l'image de Dieu
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«t là en éternelle origine, dès lors elle est désireuse de cette image,et ce désir fait Patiirement dans la volonté , et la volonté reste devant l'image • or dans /'««.w., de la volonté , le mx opéra la vo! Ion é dans l'image , d'où sont venus les anges tout à la fo.s. Ma.s alors les éternelles essences étoient dans 1 image j et la sagesse s'envisagea dans les essences en un nombre infini , de façon que les éter- •elles merveilles furent manifestées. Alors elles sor- ..ent selon chaque essence , comme d'une seule source, en plusieurs mille fois mille , ou à Pinfini
4- De là vint le nom de trône et de prince ,' le tout selon l'essence de la première et grande source» qu.,dans le coup d'œil de l'éternelle sagesse de Dieu sort de nouveau en plusieurs mille fois mille, o„ à Un^ru .cependant il jr a un nombre marqué. n>a.s dans le centre de Dieu, il n'y en a point! Ains. de chaque essence sont sorties des fontaines - premièrement des trônes ; et dans les trônes pl„; sieurs mille fois mille OB A ;';„>,i. ^ ^
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.