13. Or , lorsque Dieu a créé ce monde et tout ce qu'il contient, il n'a eu aucune autre substance, d'oïl il pût le construire , que sa propre essence sortie de lui-même. Mais Dieu est un esprit qui est insaisissable , qui n'a ni commencement ni fin -, son immensité et sa profondeur constituent et sont tout. Or , un esprit ne fait que s'épanouir , bouillonner , se mouvoir , et s'engendrer toujours luimême , et il a particulièrement trois formes dam sa génération ; savoir : i^ l'amer , 2*». l'astringent , et 3**. le cbaud ; et cependant de ces trois formes , 4iucune n'est la première , la seconde ou la troisième ; toutes les trois ne font qu'une forme , et chacune engendre la seconde et la troisième : car , entre l'astringent et l'amer , s'engendre le feu 5 Fâpreté du feu est l'araertumé,ou l'aiguillon même, et l'ash-ingent est la souche ou le père de l'un et de l'autre, et est néanmoins engendré d'eux, car ua esprit est comme une volonté ou une pensée qui l'élève , et qui , dans sa propre ascension , s« cherche, s'imprègne et s'engendre.
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24. Mais la langue de l'homme ne peut rîen diro sur ceci, ni rien porter à l'inrelligence , car Dieu n'a aucun commencement. Je veux cependant poser les choses comme s'il avoit eu un commencement, afin qu'on puisse comprendre ce qu'il est dans le premier principe , et que l'on conçoive aussi la différence du premier et du second principe , et ce qu'est Dieu ou l'esprit. Il n'y a réellement aucune différence en Dieu ; seulement quand on cherche d'où vient le mal ou le bien , on doit savoir ce que c'est que la première et originelle source de la colère, ainsi que de l'amour, puisqu'ils sont l'une et l'autre de la même origine , de la même mère , et ne sont qu'une chose. Nous parlons d'une manière créaturelle, comme s'il y avoit eu un commencement , afin que cela puisse par-» venir à l'intelligence.
5. Car on ne peut pas dire que dans Dieii il y ait du feu , de l'amer, ou de l'astringent, encore moins de l'air , de l'eau , ou de la terre ; seulement on voit que cela est venu de lui. On ne peut pas dire non plus que dans Dieu il y ait de la mort , ou du feu infernal , ou de la tristesse ; seulement on sait que cela est venu de lui ; car Dieu n'a engendré de soi aucun démon , mais des anges dans la joie , vivant pour sts délices. Mais on voit qu'ils sont devenus démons , et en outre ennemis de Dieu. Ainsi on doit chercher la source et la cause d'où provient cette première substance du mal ; et cela dans la génération de Dieu , aussi bien que dans les créatures ; car tout cela est un dans l'origine, et tout
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a été fait de Bîeu , de ^on essence selon le ternaire 5 comme étant un seul en essence et triplo
en personnes.
36. Voyez. Il y a particulièrement trois choses dans l'origine -, et de ces trois choses sont provenus l'esprit et la vie, le mouvement et la [ saisissabililé]^ ce sont le souffre , le mercure, et le sel. Vous me direz que ces choses sont dans la nature , et non dans Dieu. Vous avpz raison. Mais la nature a son fondement dans Dieu ( entendez selon le premier principe du père ) , car Dieu s'appelle aussi un Dieu jaloux et sévère. Ce n'est pas à dire que Dieu s'aigrisse en lui-même, mais dans l'esprit de la créature qui s'enflamme •, alors Dieu brûle là, intérieurement, dans son premier principe , et l'espiil de la créature souffre de la peine , et non pas Dieu.
7. Maintenant voici l'origine du souffre , du mercure et du sel , pour parler créât urellement. [ Car le sent de l'auteur est ici tout esprit. Voyez dans V Aurore Naissante^ ch.8. n^.Sy. ma note sur la langue de la na* ture,'\ Sul est l'ame; ou l'esprit s'élevant; ou bien Dieu dans l'image. Phur est la première matière ou substance d'où l'esprit est engendré , particulièrement l'astringence. Mercure a en soi une quadruple forme: l'astringent , l'amer , le feu , l'eau. Le sel est le fils que ces quatre engendrent ; il est astringent , âpre , et une cause de la [saisissabilité.]
8. Or, concevez bien ce que j'expose. L'astringent, l'amer , le leu sont dans l'origine, dans le premier principe ; la source d'eau est engendrée en eux 5 et selon le premier principe, Pieu ne s'appelle pas
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Dieu , mais sévérité, âpreté, source colérique, d'o5 s'engendrent le mal , la douleur, le frémissement et Venjlammement.
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.