183. Car, U volonté prononce , et l'enfant de la puissance et de l'étemelle douceur est la parole que la volonté profère. ; et. ce qui procède de la parole prononcée, est l'esprit , lequel , dans la puissance aiguë de Dieu , dans le centre de la renaissance de l'éternelle base afifective ( ou de l'angoisse dans l'éclair de feu, dansT^igu du brisement.des ténèbres et dans l'ouverture delà lumière dans la douceur) •ort éternellement de l'éternelle volonté , et de la parole de Dieu par le fiât aigu de la puissance du père -, et c'est l'esprit saint de Dieu. Il est la puis» ^ance du père; il sort du père, de. la. boucbe de Dieu par la parole»
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en. 14^
Im porte des merveilles de Dieu dans les roses du l^s,
84. Ici la raison se demande : Oîi va l'cspril saint de Dieu lorsqu'il sort du père et du fils par la parole de Dieu? Vois, toi, Adam malade , ici la poyte du ciel est ouverte , elle est aisée à reconnoître pour celui qui seulement le vent sincèrement. Car, l'épouse dit: Viens ; et que celui qui a soif vienne là. Or, celui qui vient là , boit de la source de .'a connoissar.ee de l'éternelle vie , dans l'odeur et la rerlu du lys de Dieu dans le paradis.
285. Ainsi qu'il a été exposé , la base de la trînité sainte dans une essence divine et indivisible Dieu le père , le fils, l'esprit saint , est pro venue de rien , de toute élernité ; elle est toujours engendrée par soi-même , et de soi-même de toute éternité , sans commencement ni fin ; mais demeurant en soimême , resserrée par rien , n'étant soumise à aucune localité , ni limite , ni place ; elle n'a aucun lieu pour son repos ; mais sa profondeur est plusV grande que nous ne pouvons le penser. Cependant, là il n'y a aucune profondeur , mais l'inscrutable éternité ; et celui qui voudroit ici chercher une limite et une fin , seroit confondu par la divinité , car il n'y en a point : c'est la limite de In nature. Or, le scrutateur indiscret seroit comme Lucifer qui vouîoit, dans son orgueil, s'élever au-dessus de la divinité. En effet , comme il n'y avoit point de lieu, il
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avança en lui - même dans la colère ignée , et il fut perdu pour la fontaine du royaume de Dieu.
86. Maintenant, vois le lys , toi noble ame', pleine des angoisses et des affeclions de ce monde. Vois - la trinité sainte a en soi une éternejle volonté • la volonté est le désir. Or, le désir, ce sont les ét'er- «elles essences dans lesquelles se trouve Tafgu ou réterne! fiât , qui sort du cœur et de la bouche de Dieu par l'esprit saint. Et la volonté qui sort de l'esprit , est la puissance divine 5 la volonté la saisit cetje puissance, et la retient; le fiât la crée, de f^içou qu'amsi toutes les essences sont en elle comme dans Dieu même. La fleur de la lumière sortant du c<Pur de Dieu, fleurit en elle , et cependant elle n'est pas Dieu ; mais la chaste vierge [ou la sophie ]de l'éternelle sagesse et inteliigencciet je traite souvent d'elle dans ce livre.
387. Enfin la vierge ou la sophie est devant Dieu • elle s'incline vers l'esprit dont sort la puissance [ c est parla qu'elle est la chaste vierge de la sagesse: elle est dès lors la compagne de Dieu pour la joie de Dieu ; elle se contemple dans les éternelles merveilles de Dieu, et dans cette contemplation elle devient soupirante après les merveiUes dans l'éternelle sagesse qui cependant est elle-même ; elle se désire ainsi en soi-même , et ses désirs sont les éternelles essences qui tirent à soi la sainte puissance ; l'âpre fiat les crée, de façon qu'elles existent en substance ; elle est une vierge ; elle n'a jamais engendré, et elle ne prend aussi rien en soi ; elle se porte vers l'esprit saint qui sort de Dieu ; elle ne
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rétrograde point , et ne tire rien à soi ; mais elle plane devant Dieu , et est la fleur de la végétation
divine. ,
88. Ainsi la vierge ou la sophie n a non plus aucune volonté de s'imprégner avec quelque chose ; mais sa volonté est d'ouvrir les merveilles de Dieu : c'est pourquoi , sa volonté dans les merveilles , est d'apercevoir les merveilles dans les éternelles essences ; et l'âpre fiât crée celte même volonté virginale dans les essences. Cela est une substance qui demeure éternellement devant Dieu, et dans laquelle les éternelles merveilles de la vierge sophie ou delasagesse de Dieu , sont manifestées.
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.