1par le reflet du soleil. Mais lorsque l'esprit saint vient dans Tame , alors il l'engendre de i oiveau ; elle devient un enfant du paradis; elle obtient la clef du paradis , et elle peut en contempler Fint trieur.
28. Mais le corps animal n'j peut rien voir , et aussi n'apparliient-il pas à cet intérieur, il appartient à la terre 5 il faut qu'il passe par la putréfaction et il doit s'élever en Christ à la fin du jour, dans une nouvelle puissance qui est semblable au paradis : alors il peut aussi demeurer dans le paradis , mais non pas sans celle condition 5 il doit auparavant déposer le troisième principe , c'est-à-dire , celte enveloppe dans laquelle le père Adam et la mère Eve ont été enfermés , et dans laquelle ils espéroicnt devenir savans, Porsqu'ils porteroient sur eux manifeslement tous ces trois principes. S'ils les avoient tous deux portés cachés dans eux , et qu'ils fussent demeurés uns , cela eût été avantageux pour nous. Ceci est réservé lorsque nous parlerons de la chute.
29- Il y a donc dans l'essence de toute les essences trois diflerentcs sources qui , cependant, ne sont point séparées , comme si une source éloit loin de l'autre, mais c'est comme une essence l'une dans l'autre; et cependant aucune ne saisit l'autre. De même que dans les trois élémens , le feu , Pair et l'eau sont tous trois l'un dans l'aulre , et aucune no sajsit l'autre , et de même qu'un élément engendre l'autre , et n'est pas , cependant , le même être , la même source ; de même aussi il y a trois principes l'un dans l'autre, et l'un engendre l'aulre, et cepenCH. 9.' (137)
dant aucun ne comprend l'autre , et aucun aussi
n'est de la substance de l'autre.
Zm profondeur dans le centre,
23o. Comme cela a été dit souvent, Dieu est l'être de tous les êtres ; dans lui il y a deux essences en %ine , éternelles , sans fin , et sans extraction 5 savoir: I<^. L'éternelle lumière qui est Dieu , ou le bon; et 2**. les ténèbres éternelles qui sont le tourment , et cependant il n'y auroit là aucun tourment , si la lumière n'existoit pas : la lumière fait que les ténèbres s'angoissent après la lumière , et celle angoisse est la source de la colère .de Dieu , ou du feu infernal dans lequel les démons demeurent , ce qui fait que Dieu se nomme un Dieu jaloux et colérique. Ce sont deux principes de l'origine desquels nous connoissons seulement la génération, l'alliance indissoluble qui est ainsi qu'il suit.
3i. Dans l'origine des ténèbres il y a astringence et âprelé. L'aslringence est la cause de la lumière ; car l'astringence est une convoitise , un attract , qui est la première base de la volonté pour la lumière, et qui n'est cependant pas saisissable ; Tattract dans la volonté forme l'aiguillon que la convoitise attire , c'est le premier mouvement. Or , l'aiguillon ne peut pas souffrir l'altract dans la volonté ; mais il se défend , il s'élève au-dessus de soi , et ne peut pas cependant s'échapper de-là; car il est engendré dans l'altract ; mais comme il ne peut pas s'en aller de-là , et qu'aussi il ne peut pas supporter l'altract ,
3alors il ja là une grande angoisse, une concnpiscenœ pour la lumière, semblable à une roue tournanle et qui se brise. L'angoisse dans son amertume s'élevé eu fureur vers la lumière , mais ne peu. pas la 6a.s.r Malgré la volonté qu'elle a dans son angoisso de s élever au-dessus de l6 himière,elle n'y parvient po.nt;mais elle est imprégnée par la lumière,et n'atteint qu'un éclair luisant : or, quand cet éclair parvient dans l'astringence , ou la dureté ( c'est-à-dire dans les ténèbres ), elle s'effraie, et s'en va aussil lot dans son liiher,et cependant les ténèbres demeurent dans le centre. Dans cet effroi la duteté ou asfnngence devient douce , atténuée , foible ; et 1 éclair se produit dans l'amertume qui s'élève ainsi dans aiguillon ; de celte façon l'aiguillon s'envisage dans la mère , et il effraie la mère avec l'éclair en sorte qu'elle se reconnoi. vaincue, et lorsque J aiguillon se fortifie dans la mère e. la trouve ainsi adoucie 11 s'étonne bien davantage, perd sa prow pnéte colérique , e. sUr-le-cbamp il devient blanc , clûir et s'élève très délicieusement , tressaillant d une grande joie et dans une vive volonté ; et la n.ere de l'astringence , par le moyen de la lumière , devient douce, souple, liante et substantielle jusl qu a se tourner en eau : car elle «e perd pas l'essence ne la qualité astringente ; c'est pourquoi l'essence al.ire toujours de plus en plus à soi de la douceur, de façon que,du rien,il vient quelquechose;à savoir: i eau.
32. Maintenant, comme il est dit ci-dessns quand la joie s^élcve de la mère , lorsque la lumière
c». 9. i 139 )
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.