1sèment çt Paigu : le son est la demeure de \1 volonté ou de la base aflfocuve conhuuellement conçue et le son et l'aigu du coup d'œil deviennent affranchis des ténèbres dans la demeure de la volonté; le coup d'oeil élève la volonté; la volonté triomphe dans l'aigu du coup d'œil : elle se contemple à l'infini dans l'aigu du son, dans le coup d œil de la lumière , hors des ténèbres , dans le brisement. Or , dans cette même infinité du coup d œil , il y a de nouveau dans chaque aperçu du total, dans la parcelle, dans chaque reOet , uu centre dont Vengendrement est semblable à celui qui s^opère dans le tout : ces parcelles sont les penfiées ; le total est la base affective d'où les pensées procèdent : c'est pourquoi les pens^^es sont changeantes, et non pas en êtres; mais la base affective est complète et substantielle.
6. Ainsi , mon cher lecteur , notre ame est aussi ^alIlance indissoluble que Dieu souffla en Adam de lame éternelle, par le fiât, en esprit bouiU ionnant ; et nos éternelles essences ne sont qu'une parcelle ou une étincelle de l'ame éternelle , qui a en soi le centre du brisemeni , et dans le hri^ sèment l'aigu. Or , celte même volonté conduit le coup d'œil dans le brhement ; l'.igu du brisement des ténèbres est dans le coup d'œil de la volonté, et la volonté est notre base affective : le coup d'œil . est comme les yeux dans l'éclair de feu ; il se contemple en nous daus nos essences , et aussi hors de nous ; car il est libre , et il a deux portes ouvertes : l'une dans les ténèbres , et l'autre
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2dans la lumière. En effet,quoiqu'il luise constammene dans les ténèbres , cependant il brise les ténèbres , et se fait tout lumière en soi ; et là où il est , là il voit, comme nos pensées qui peuvent voir dans une chose à plusieurs milles , quoique le corps en soit loin , et souvent n'ait jamais été dans l'endroit.
7. Le coup d'œil va au travers du bois et des pierres, au travers de la moelle et des os ; et rien 21e peut le retenir: car il disperse par-tout les ténèbres, sans déchirure du corps d'aucune chose, et la volonté est le coursier sur lequel il monte. ( Ici on doit taire plusieurs choses à cause de Tenchantement démoniaque ; sans cela nous en découvririons encore ici beaucoup : car le nécromancien est né ici. )
8. Mais en un mot la première volonté dans l'ame est de la forte angoisse , et son coup d'œil dans l'origine est l'amer et fort éclair de feu dans l'aigu qui fait le mouvement, le son et le voir dans l'éclat de l'aigu de l'éclair ; de façon que les coups d'œil reconçus dans la pensée , ont en eux une lumière dont ils voient lorsqu'ils courre^t comme un éclair. '
9. Il ne convient pas à cette première volonté de regarder derrière soi dans l'abîme de la colère , dans lequel est l'âpre méchanceté; mais devant soi , dans le centre du brisement , hors des ténèbres, dans la lumière ; car dans la lumière il n'y a qu'une pure douceur et humilité, une bienveillance et un amical désir de sortir de soi, par le moyop de
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3la "volonté reconçne , et de se manifester , ainsi ^xi(^ sau cher trésor, aJlendu que, dans la volonté reconçue pour k génération de la lumière, il n'y' a aucune source d'angoisse , mais un jMir désir* d'amour. En effet, le coup d'œil s'élève en soiDiêmohors des ténèbres, et désire la lumière, et le désir attire la lumière en soi : alors , au lieu d'angoisse , c'est une joie qui s'exhale , une gaîié douce en soi , un ^léable délice 5 car la volontt^ xeconçue dans la lumière est imprégnée , ou enceinte, et son fruit dans le corps oo la circonscrip-^ iion est la puissance , que la volonté désire d'engendrer et dans lequel elle souhaite de vivre. Or le^désir fait sortir le fruit hors de la volonté imprégnée; il rapporte devant la volonté , et la volonté se conUinple dans le fruit , dans un amour au -dessus de tout nombre et de toute expression. Alors dans celte immensité d'amour, dans la volonté aperçue sortent les hautes bénédictions, les faveurs, le bienêtre , les agréables inclinations , le goût de la joie les bienfaits de la douceur, et ce que ma plume ne peut pas écrire. La base affective voudroit bien être libre de la vanité et vivre là dedans sans variation. 10. Ce sont deux portes l'une dans l'autre. L'iniéiieureva dans l'abîme, et la supérieure dans le paradis : à ces deux portes il faut joindre maintenant la troisième ou celle des élémens avec les' quatre issues ; ellepénètre là avec le feu , l'air, l'eaii et la terre. Leur règne c'est le soleil et les étoiles qui inqualifient avec la première volonté, et leur désir est de se remplir , de devenir graiidset de se saturer.
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The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.