156. Comment veujt-lu recevoir dau5 ton corps , le saint corps du Christ , si tu es un démon ? cependant le démon a élé aussi un ange , pourquoi est-il passé de Dieu (dans la matrice colérique)? Si ton vieil homme dans la colère, est la seule chose qui se trouve dans ton ame , et qu'il ne s'y présente rien du nouvel homme , alors ton ame reçoit la colère de Dieu , et ton vieil homme reçoit le pain et le vin élémentaires. On ne jèle point la noble perle devant les pourceaux. Il est vrai , le testament est là , et le testateur t'y convie, mais tu t'en mocques y il voudroil bien l'aider, et tu ne veux pas.
57. Je ne dis pa^ que tu reçoives la colère de Dieu dans le pain et dans le vin , mais bien dans ta fausse confiance. Tu es dans la colère par l'ame et le corps ; et tu ne la veux pas fuir. Pourquoi t'approches - tu tant de l'alliance de Dieu si tu es prisonnier du démou ? crois-tu que Dieu secondera ton hypocrisie , et y attachera sa perle si tu es un loup? Tu hurles avec les chiens , ta bouche prie et ton ame est un repaire de fourberies.
58. Quand elle revient du testament du Christ , elle retourne dans les cavernes de voleurs, et est une meurtrière ; elle hurle avec les chiens ; elle est une parjure et une prostituée. Quand elle revient ihi
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l'alliance , elle va dans les cavernes de proslitulion, dans les antres des voleurs : on s'y lient Iranqu.l.e et on se croit dans une grande sainteté. Ah! cest aujourd'hui pour moi un saint jour ; il ne faut pas que je pèche; et lu penses cependant que demaui ou après demain tu y retourneras (à ton péché).
2ïQ O ! toi , malicieuse , reste plutôt loin du testament du Christ ; si tu n'y apportes pas un nouvel homme , lu n'es qu'un meurtrier , et tu scandalises tes voisins tant que tu marches dans ces voies. Ta pTicVe est fausse , elle ne vient point du fond de ton cœur. Ton cœur ne désire que la cupidité de ce monde ; c'est à l'instigateur que s'adie=.se ta prière ; c'est lui qui est ion Dieu : c'est pourquoi prends garde à ce que tu fais. ^
60. O! Babel , nous aurions beaucoup de choses a te dire ; mais ce n'est pas pour l'époque actuelle. On te parlera un jour dans la colère , ce dont les élémens trembleront ; sors , il est tems que la colère s'étende.
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CHAPITRE VINGT-QUATRIEME.
De la juste et vraie pénitence ; comment le pauvre pécheur peut retourner à Dieu dans son alliance , et comment il pçut être relevé de ses péchés.
La porte de la justification du pauvre pécheur devant Dieu.
Un beau miroir pour toutes les âmes affamées et
pénitentes.
1. Moîï cher lecteur, nous t'ajoutons ceci : Que toute chose , à commencer de la source de Tessence de toutes les essences , a (chacuue depuis son origine) son impulsion dans sa forme, et opère toujours cette même essence dont l'esprit est enceint. La conscription ou le corps doit toujours travailler dans cette même chose dans laquelle l'esprit est enflammé. Quand je réfléchis et que je pense pourquoi j'écris ainsi , et que je ne le laisse pas à d'autres plus pénétrans , je trouve que mon esprit a été enflammé dans cette chose dont )'écris. Car il y a un vif courant de feu de cette chose dans mon esprit. C'est pourquoi faurois beau former d'autres résolutions ,
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3cependant la chose prendroit toujours le dessus , et aiusi je suis lié par là dans mon esprit, et cela m'est imposé comme uneœuvre qu'il me faut faire. Si c'est donc mon œuvre et qu'elle poursuive mon esprit , je veux l'écrire pour moi comme un mémorial, nonseiilemenl de la manière dont cette chose se fait connoîlre à mon esprit , mais aussi de la manière même dont j'y suis parvenu , et je ne veux rien poser d'étranger que je i/aie éprouvé moi-même , afin que jo ne sois pas reconnu devant Dieu comme ayant meuli à moi-même.
2. S'il arrivoil donc que quelqu'un eût envie de me suivre, et désirât la connoissance des choses que j'écris, je lui dounerois le conseil de me suivre au banquet ci -après, non pas à Tinslant , avec la plume; mais avec le travail de la base afTeclive : alors il éprouvera comment j'ai pu écrire ainsi , tandis que cependant je n'ai point été enseigné dans les écoles de ce monde ; mais seulement un peu par ces foibles manuscrits , comme on peut le voir.
3. Mais puisqu'ici je m'occupe de l'objet de la penilence , Rajouterai pour le lecteur : Que dans mon «rdeur cette plume me fut donnée 5 que l'instigaleuT voulut me la briser ; que j'éprouvai alors de sa part tin furieux assaut , tellement que j'en fus jeté par terre sons les pieds de rinsligatour ; mais que le soulTle de Dieu me soutint , en sort^ que je tiens encore ferme, et que j'ai encore dans ma base afTeclive l'ardenle plume avec laquelle je continuerai d'écrire , quand même le démon, par méchancelé, ^'branîeroit l'enfer.
en. 24. ( 283 )
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.