1trice de ce monde , domine par la vertu de la lumière { entendez par la vertu du second principe ) sur et dans la puissance des astres et de l'esprit élémentaire , le tout très puissamment comme dans son domaine. Mais, par la chute d'Adam, nous avons perdu cetle grande puissance , puisque nous avons quitté le paradis , et que nous sommes passés dans le troisième principe, dans la matrice de ce monde, qui nous a tenus aussitôt prisonniers dans la gêne. C'est pourquoi nous n'avons qu'une lueur de connoissance de rélernelîe génération , et nous la voyons comme au travers d'un miroir obscur.
5. C'est avec une bien grande impuissance que nous nageons dans toutes les trois générations j sou- ' ' venl la porte paradisiaque nous est fermée; le démon nous attire souvent dans. la porte infernale ; il nous cache les élémens et les portes sydériques , et nous appesantit tellement que nous nous mouvons souvent dans tout le matras , comme si nous étions sourds , muets , et à moitié morts : si cependant la lumière paradisiaque vient à briller , nous voyons au travers de cette lumière , dans la mère de tout les trois principes. Car rien ne peut nous en empêcher ; le triple esprit de l'homme voit chaque forme , et chaque qualité dans sa mère.
6. Ainsi , quoique nous parlions de la création du monde , comme si nous y avions été et que nous l'eussions vue, personne ne doit s'en étonner, et regarder cela comme impossible , car l'esprit qui est en nous , qu'un homme hérite de l'autre, qui a été foufflé de l'clcrniié dans Adam , cet esprit a tout vu
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2et il voit tout dans la lumière de Dieu , et il u'y a xiQnpour lui d'éloigné , rien d'inscrulable ; car l'oternelle génération qui est cachée dans le centre de l'homme ne fait rieij de nouveau , elle reconnoît et opère exactement ce qu'elle a fait de toute éternité. Elle travaille pour la lumière et pour les ténèbres , et elle opère dans une grande angoisse ; mais si la lumière brille en elle , il n'y a que de la joie et de la science dans ses œuvres.
7. C'est pourquoi lorsque l'on parle du ciel et de V mgendrement des élémens , on ne parle point de choses éloignées , ni qui soient à une dislance de nous , mais nous parlons de choses qui sont arrivées dans notre corps et dans notre ame , et rien n'est plus près de nous que cette génération, car c'est dans elle que nous vivons , et que nous nous mouvons , comme dans notre mère ; ainsi nous r.e parlons que de notre maison maternelle , et si nous parlons du ciel, nous parlons de notre pays natal que Tamc éclairée peut contempler , quoique cela soit caché à notre corps.
8. Car, de même que l'ame de l'homme se meut dans l'homme et nage dans les puissances des étoiles cl des élémens ; de même aussi le ciel créé se meut entre le paradis et le royaume infernal, et nage dans Téternelle matrice. Sou essence est insaisissable et inappréhensible , et est une pure vertu àe l'éternelle matrice ; sa limite est aussi loin que l'Ether s'est étendu par la création , aussi loin que le royaume du prince Lucifer a atteint et a résisté ; et là , cependaut , aucune limite ne se fc*it sentir , car la
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3puissance divine est sans bornes ; seulement noire sens atteint jusqu'au ciel igné des éloiIes5qui sont une extra-généralion dans la cinquième forme de l'élernelle mère , ou une quintessence dans laquelle la séparation, au lems du troisième principe, 01^ du commencement de ce monde , a divisé la puissance de la matrice ; ainsi là ce qui est séparé reste mouvant ou en action; chaque essence dans l'extra-géuération , dans les centres multiples des étoiles , a un ardent désir Tune pour l'autre , une ferme ardeur d'imprégnation, et chaque essence ou vertu est Taîiment , la boisson , l'enveloppe et le réceptacle de l'autre.
9. Car, de même que dans le principe paradisiaque l'esprit saint se manifeste toujours dans le trinaire de la divinité , bouillonne doucement sans mouvement sensible pour la créature , et cependant forme et représente tout dans la matrice paradisiaque ; de même aussi est le troisième principe. Dès lors que la matrice est devenue visible et matérielle , chaque puissance dans la matrice a un grand désir et un grand attract pour l'autre, une continuelle ascension , une floraison , et une descension , comme un végétal , ou une matière bouil» lonnante. Là la matrice astringente , froide et fort© attire à soi sans relâche 5 et ce même attract , ou bien J'aiguillon remue et se défend sans relâche, de façon qu'ainsi la matrice astringente eu égard à la matrice intérieure, colérique ou originelle , est toujours dans l'angoisse avec un grand désir de la lu» iwiC're qu'elle aperçoit dans la racine de feu , et
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dont elle s'effraie sans cesse ; maïs elle devient douce , traitable et matérielle 5 et par-là l'élément *au s'engendre sans cesse.
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.