12. Mais puisque son éternelle volonté et son plan 6ont de nous faire du bien , et de nous découvrir ses secrets d'après son conseil , nous ne devons pas nous y opposer, ni enfouir dans la terre le talent qui nous a été donné : car nous devons en rendre compte lors de la manifestation de son avenir. Ainsi nous voulons travailler dans notre vigne , en recominiander de plus en plus les fruits à Dieu , et écrire ceci pour notre mémorial , en le lui recommandant^ or nous ne pouvons chercher ni imaginerau de-là de ce que nous atteignons , mais seulement dans la lumière de la nature , attendu que c'est là que se trouve notre porte ouverte j non pas d'après notre plan et nos combinaisons , ni comme nous voulons et quand nous voulons ; mais d'après le don de Dieu , quand et comme il le veut. Nous ne pouvons pas non plus en saisir la plus petite éteincelle ^ à moins que les portes de la profondeur ne soient ouvertes dans notre base affective; car là l'esprit très désireux , ardent et enflammé, va comme yn feu auquel le corps terrestre est volontiers soumis , ne se bissant décourager par aucune fatigue dans ce qui peut servir à la désireuse et ardente base affective ; quand même il n'auroit rien à attendre du monde que mépris et dédain pour son travail , il doit cepen. dant cire obéissant à son maître , puisque son maître est puissant ^ et lui dans l'impuissance ; que soii.
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2maître le condiiî! et le nourrit , et que lui , dans son peu d'intelli^mce , ne sait ce qu'il fait, mais qu'il Vit comnic tous les animaux , et que c'est aussi sa volonto de vivre ainsi. Or il doit sujvre la clière tase affective qui recherche la scigesse de Dieu ; et la base affective doit suivre la lumière de la nature: car Dieu se manifeste dans ceffe même lumière sans quoi nous ne connoitrions rien de lui.
3. Si 5 maintenant, nous considérons notre base affective dans la lumière de la nature ; ce qu'elle est ; ce qui nous rend zv\ôs ; ce qui brille là , comme une lumière, et est ardent comme u»! feu ; ce qui désire de recueillir dans une place où nous n'avons point semé, et de moissonner dans un p^vs on le corps n'est point chez lui; alors la chère vieroc do la sn^esse de Dieu ou Sophie nous rencontre dans le siège médiane , dans le centre de la vie , et dit : k lumière, la puissance, la domimition sont à moi, les portes de la connoissance sont à moi. Je vis dans la lumière de la nature , e» sans moi tu ne peux rieu Voir ni reconnoîfre de ma puissance. Je suis ton épouse dans la lumière; et ton ardeur pour ma puissance est mon propre attirement en moi ; je suis assise sur mon trône, mais tu ne me connois pas 5 je suis en loi , et ton corps n'est pas en moi ; je discerne, et tu n'en vois rien, je suis la lumière des peuséej,, et la racine des pensées n'est pas en moi , mais près de moi. Je suis l'épouse de la racine, mais elle a revêtu un manteau grossier; je ne me couche point dans ses bras jusqu'à ce qu'elle l'ait ôté : Alors je reposerai éternellement dans ses bras 5 j'ornerai la
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racine avec maivertu ; je lui donnerai ma belle forme,* et j'en ferai mon époux avec ma belle perle.
34. Il J a trois choses qtii possèdent l'ame et qui la réfiiftsent ; mais l'ame en elle-même est la volonté désireuse , et les trois choses sont les trois règnes , ou les trois principes. L'un est éternel , le second est aussi éternel, et le troisième est périssable : l'un n'a aucun commencement ; le second est engendré dans l'éternel et le non-commençant ; le troisièiTfe a un commencement et une fin, et se brise de nouveau.
5. C'est ainsi que l'ame éternelle dans le grand et inscrulable abîme est de toute éternité l'indissoluble alliance, l'esprit dans la source, qui s'ènf;endre toujours de lui-même, et ne périt jamais, lià-dedans , dans le centre de l'abîme , est la volonté reconçue pour la lumière. Or , la volonté est le désir ; le désir attire à soi , et ce qui est Attiré produit les ténèbres dans la volonié ; de façon qu'ainsi, dans la premièrevolonté, il s'engen^lro de nouveau une seconde volonté de s'envoler hors des ténèbres. Cette seconde volonié est la base affective qui se contemple dans les ténèbres. Ce coup d'oeil divise les ténèbres, qui alors se trouvent dans le son , et en explosion ; car là le coup d'œil s'aiguise , et est , par ce moyen , élernellement dans les téi èbres brisées ; de façon qu'ainsi lt*s ténèbres restent élernellement (iaiîs le sùn rigide. La volonté reconcue est-libre dans hi dispersiofï des ténèbres ; elle demeure hors des ténèbreg en soi-même, et hors du coup d'œil qui est le briC 33o ) ÇH^ jg^
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.