153. Dans cette même joie , dans la source d'eau , s'élève la gracieuse source de l'insondable amour, et c'est le second principe qui s'élève de-là.En effet, tout Vengendrement tombe dans un cordial amour ; car l'astringence aime maintenant la lumière , par la raison qu'elle est bienfaisante et belle. Eu égard à cette amabilité bienfaisante , elle se rend douce , joyeuse , et humble; et l'amertume aime mamteLnt l'astringence , en ce qu'elle n'est plus ténébreuse , ni âpre , ni attirante à soi , mais douce , trailable,pure et claire.
54. Là se montre le ( sens ) du goût , de façon que l'un goûte l'autre , et s'imprègne dans l'autre avec un grand désir , ensorte qu'il n'y a plus qu'un pur amour. Ainsil'amertume se réjouit dans sa mère , et s'y forlifie ; et dans sa grande joie , elle sort au travers de toutes les essences , annonce au second principe que l'aimable enfant est né : toutes les essences s'en aperçoivent, et se réjouissent en voyant le cher enfant. De-là résulte l'ouie qui estla sixième forme. Alors , la roue de Vengendrement est en triomphe ; dans cette grande joie , la génération ne peut plus se tenir à l'étroit , mais elle sort bouillonnant joyeusement , et alors , chaque essence engendre de nouveau un centre dans le second principe.
55. Là , commence l'insondable multiplicité 5 car l'esprit bouillonnant et sortant du premier et second principe , confirme et consolide tout. Il y a dans
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toute la génération comme une universelle végétalion , et une multiplication en une seule volonté ; Vengendrement atteint ici la septième forme , savoir, particulièrement, la multiplication dans une essence amour -, et dans cette septième forme se trouve le paradis ou le règne de Dieu , ou le divin et incalculable engendrement d'une seule essence dans tous
2les êtres.
56. Quoique la langue d'aucun homme ne puisse développer ceci, ni le calculer , ni sonder cet abîme, cil il n'y a ni nombre ni lin 5 nous avons cependant le pouvoir d'en parler comme un enfant parle de son père 5 mais de sonder toute la profondeur , cela nous étourdiroit , car Dieu lui-même n'a ni commencement ni fin.
57. Or, si maintenant nous voulons parler de la sainte trinité , nous devons d'abord dire qu'elle est Dieu -, et celui qui s'appelle le père et le créateur de toutes choses , celui-là est tout puissant et tout eu tous. Tout est sien, et tout est venu de lui , en lui et par lui , et demeure en lui éternellement. Secondement , nous pouvons dire qu'il est triple en personnes , et qu'il a engendré de lui, de toute éternité, son fils qui est son cœur , sa lumière , son amour , et ils ne sont cependant pas deux essences , mais une seule. Et , troisièmement , nous pouvons dire , selon l'écriture , qu'il y a un esprit saint qui sort du père et du fils , et qu'il n'y a qu'une essencs dans le père , le fils , et l'esprit saint , et ceci c£t parler avec justesse.
53. Car vois. Premièrement , le père est l'essciice
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3originelle de toule les esseuces. Or , si lo second principe ne pénétroit pas et ne s'élevoit pas dans la génération du fils , le père seroit une vallée ténébreuse. Ainsi tu vois secondement , que le fils qui est le cœur , l'amour , la lumière, Paduiirable et douce bienfaisance du père , ouvre un second principe dans sa génération , et , si l'on peut parler ainsi , délivre le père âpre et colérique , de l'origine du premier principe , et le rend , comme je pourrois dire , aimant , et miséricordieux. Il est dune une autre personne que le père ; car, dans son centre , il n'y a rien qu'une pure joie , de l'amour et des délices. Maintenant , tu vois aussi troisièmement , comment l'esprit saint procède du père et du fils. Car , lorsque le cœur ou la lumière de Dieu est engendré dans le père , alors , de la source d'eau lumineuse 5 dans l'enflammement de la lumière , il s'élève dans la cinquième forme un esprit extrêmement aimable , ne répandant que des affections délicieuses au goût , à l'odorat. C'est là l'esprit qui dans l'origine étoit l'aiguillon amer dans l'astringente mère ,et qui fait maintenant dans la source aqueuse de la douceur, des milliers de centres sans fin et sans nombre , et tout cela est dans la source d'eau. 59. Or , tu comprends bien que l'engendrement du fils prend son origine dans le feu , et acquiert sa personnalité et son nom dans l'enflammement de la douce, blanche, et chire lumière, laquelle est luimême , et se rend elle-même l'aimable parfum , le goût et la douce bienfaisance du père , et est véritablement le cœur de Dieu et uiîc autre pcrioinie. Car
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il apporte et ouvre dans le père le second principe ; et sa propre essence est la force et la lumière. C est pourquoi il est justement nommé la vertu oulapuusance de Dieu.
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.