1m>nt dans le jardin ; mais tu ne mangeras point de Varhré de la connoissance du bien et du mal, car au jour que tu en numgeras tu mourras <te mort. Ici îlyann Voile sur Moïse , et il faut avoir les jeujj per^ns pour voir Moïse 'en face : ce n'est pas sans motif que Dieu a permis que Moïse écrivit ainsi mystérieusement:
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• 23. Car. , qu'est-ce qu'il y avoitd'întéfê'ssarit pour Dieu dans la manduteation d'une pomm^^pour perdre une si belle créâlùt'é?'ll pardonne de bien plus grands péèhés. il a tellement aimé l'homn^e qu'il n'a pas épargné son propre fils , mais l'a laissé devenir homme , et l'a livré à la mort 1 ne pouvoit-il aonc pas pardonner un foible péché ? ou pourquoi permit-il que rhômme mangeât de ce fruit, puisqu'il sait toute chose? pourquoi laissa -t-il croître l'arbre de la connoissance du bien et du mal?
24. Voilà comment juge la raison : si Dieu ne l'avoit pas voulu , Adam n'anrôît^as mangé ainsi, ou il n'auroit pas mis une pareille défense sur cet arbre seulement 5 il l'a placé là comme un achopement pour lui. C'est ainsi que raisonne une partie; l'autre partie qui est un peu plus sage , sans l'être beaucoup , veut faire mieux , et dit : Dieu a tenté l'homme pour savoir s'il vivroit dans son obéissance ; et, lorsqu'il fut trouvé désobéissant , Dieu H jeté sur luinne forte colère, il l'a maudit jusqu'à; la mort , e. sa colère ne pouvoit point être appaisée qu'il ne fût ainsi réconcilié. Cette raison fait de Dieu un être sans miséricorde, comme un méchant homme de ce monde , qui sera cepen-
«aut appa.se quan4 il se Aipt* ««« venrf ; et elle va tovteloi, aucune croissance de Dieu et 01) paradis.
2fe ciel «urou b^npu ^oug^r. Sous celte tenu^ion JIo.se a cache de grandes ç^^oses,, que /'ame noa éclairée ne comprend point. I>^ ^ .^^^oit point a la n,anducation d'une pomm^ ou d'une^poire pour punif wasi ufle si bellp préatHreil» punition, ^^^j^ pp,nt de sa niain , mai* de l'e^p^M du grand mo«l. Imjçns TOw.^O,du Uoisièn.epri,cipe. mt,,ptns^ bien wiséwordipusement à l'^d de l'homme •
et le la,|sa devenir homme, afin qu'il pût de sou' veaM secourir l'homme. N'aie plu, .de sembUile. pensées : D.*u est l'amour et le biea; e« Ui il i,', a aucBp semimei^t de colè^, fltc'est l'homme luiV înpme quj s'est ^ s, punition , ei«. , comme ta le rjerias e» son lieu.
ZaporU tficrè£0 de Iq tentatwn de Plwmme.
Z6. Puisqu'ça ce «eu plusieurs questions sa présentent, (car l'ame d^ l'homme se retotirœ tou. ïours vers son pays natal, d'où ejje est émigrée , et clésire.de rentrer dan^ sa demeure pour y jouir da 1 éternel repos i) et ^ïu{m cela m'est accordé d«n« jna connoifisonce , je vais écrire sur la cause proionde de la chute ; là on pourra i^arder Moïse en lace ; loutelw «i lu es né de Die« , cela sera «f^ in^elIigiWe pour toi , m^s aucune ame non
éclairée ne pourra saisir le but ; car l'ame doil éiré dàw sa propre maison , si elle venf voir ce qu'il y a dans là itiaisoiû.Bn effet, de |yarletpat dui-dité j et ne pas voir soî-rtiême , cela est tou* jours douter si les choses que l'on entend dire sont vraies ; mais ee que l'odil voit , et ce que l'esprit o<yâki(yit , ils le croîenfl patfaitémetitvcar ll4 rôtit
3^*ji L'èsptît cherehe ri^ànmoinspôui'qiifdl l'homnié à dé è\té ithiê , tatidis que cependant Dieu l'aVoii cï'éé parfait : Dieu sachant toiit, la faute retombé toujoufs sur Dieu. Le démon en fait autant , car l'esprit dit : S'il li'y àroît pas ëii d'arbre de la èciehcé 4u bien et du toal , Adaiii ne seroit point
tombé.
a8. O! ^tiie chérie, st tti tie connais rien de plus, ferme tes yeux fortement ^ et ne cherche pas; de*- meure dans là patience et -dans l'espérance, et laisSfe Dieu agir , autrement IMPtomberas dans uii gràtid trouble, et le démon' té^cotidùita dans ces doutes qu'il insinue toujours, que Dieu ait voulu le mal 5 qu'il »e voulolt point que tous les hommes fussent sauvés , et que c'est pour cela qu'il avoit fcréé l'arbre de là colère.
A9. Ame chérie , écarte de semblables pensées , àuttement tu fois d'Utt Dieu «àint et aimant, unétre sans fliiséricorde et plein d'une volonté euiiômie. lî'aie poidt de Dieu de telles pensées , et considère toi t<^*mémG 5 et oe que «u es 5 lu trouveras en toî*. nêm^ l'arbre de la tèilti^tion , et aussi la Volonté
( .1^0 ) ^^' ÏOrl*où il â poussé. Oui , la spur<;e de cet te. végétation est en toi , et non en Dieu , eu ne parlant ici.que de te divi^té pure qui se œanifostç dap^ le second ' principe par le coeur de Dieu. Cela est ainsi, et nou autrement.
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.