1du ciel , et que cLacun en avoit en suffisance , spit qu'il ramassât beaucoup ou peu , ils dévoient Teconnoître , par-là , que c'étoit le royauuie de I>ieu,etquMls lui appartenoient. Ils dévoient se défaire de leurs cupidités , et exercer sur la terre un amour frater»el entr'eux ; personne ne devoit s'occuper de sa cupidité , tant Dieu punit horriblement cette fausse affection.
25. Or, comme les payens apprirent que Dieu Touloit pour les punir , leur envoyer ce peuple qu'il avoit conduit par de grandes merveilles , et cela pour qu'il se convertît à Dieu , et qu'il passât de] la cupidité , dans un amour fraternel , e'est pourquoi Dieu , désirmnt qu^ila ae convertissent , leur donna un grand espace de tems , et un exemple dans Israël qui étoit nourri du eiel , afin qu'un peuple pût être pour l'autre un modèle et un signe ^ comme il y avoit un Dieu qui étoit tout puissant.
a6. Mais comme ils n'étoient que terrestres et méchans les uns et les autres , et qu'ils vivoient dans la colère du père , alors la colère et l'âpreté d« Dieu chercha à les dévorer, puisqu'ils l'allumoient sans cesse.
ay. C'est pourquoi il dit à Josué : Traversez le Jourdain et détruises ces peuples , et h* en laissez aucun parmi vous que vous n^ayez anathématisé» Lorsqu'il ordonna de tuer les payens , ce discours ne provint pas de son amour. De même aussi les prophètes n'ont point parlé par son amour, mais par sa colère que la méchanceté des hommes mvoit émue. Il parloit alors dans les prophètes >
ainsi qne dans Moïse, par l'esprit du grand «londe, dans le zèJe et la colère 5 souvent par le «eu , ou par d'autres moyens effrayans.
228 Pouvons nous dire maintenant que Dieu ait du plaisir à la colère et aux batailles ? Non , les prophètes se lamentoient souvent dans le samt-espnt de Dieu , de ce que ces méchans peuple, offensoient leur Dieu , lorsqu'ils l'irritoiVnt do façon qu ensuite sa colère s'élevoit jusqu'à dévorer, David d^ ( dans le 5. pseaume. v. 5 ) : tu n'es pas un Dieu qui veuille le mal.
29- Or si l'homme remue le péché, alors dant ce même /iomme la colère de Dieu est remuée ; autrement elle reposeroit, et si l'homme demeuroit humble , elle seroit alors changée en une grande joie , comme cela a été souvent exposé ci-dessus. Lors donc qu'elle brûle , c'est alors qu un peuple dévore l'autre , et qu'un péché détruit 1 autre. Si Israël avoit été pieur , ils n'auroient pa. eu besoin de guerres , mais ils se seroient introduite par les merveilles 5 ils auroient converti les peuples, et Moïse les auroit fait entrer dans la ..rr. pai ses prodiges. Mais comme ils étoient méchans , ils na pouvoientpointy entrer avec la clarté de Moïse, et les merveilles dans Péclat du père , pour con. vertir les payens j mais Moïse devoit rester dans le désert avec ses prodigesjtout ces peuples dévoient €tre dévorés dans la colère , et Josué devoit- entrer avec la guerre chez les payens , et les détruii-e : car une colère dévore l'autre. 3o. Là cependant Josué éloit une image et une si-
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( Ï40 ) CH. 20,
3îïilliludc , comme il falloit qu'Israël, qui ne pouvoit point resle;- dans la clarlé el dans Tamour dn père , fut conduit par un autre Josué ou J^sus , de la colère dans l'amour par le bri.setnent-dc son corps , et qu'il entrât dans la mort. Moïse devoil entrer par la mort dans la vie;, et conduire sa clarté par la mort dans la vie , ainsi qu'il parut avec Elie auprès du second Josué ou Jésus , sur la montagne du Tabor, dans la clarté du père, et signifia à ce Josué l'ordre du père , selon lequel ordre il devoit par sa mort et sa splendeur, introduire Israël dans la lene promise du paradis.
: 3i. Il n'y.avoil nul moyen que l'homme pût par sa propre puissance , entrer dans le paradis, quelque fortement quecelafûttenté;etparconséquentle malheureux homme prisonnier devoit rester ainsi dans ce monde , dans la fosse de mort du démon. C'est là désormais que le démon a bâti sa chapelle auprès de l'église chrétienne ; là il a entièrement détruit la joie du paradis^il a érigé en place la cupidité l'orgueil , l'entêtement , l'infidélité , la turbulence, les malicieux blasphèmes , le vol et le meurtre , qui s'élèvent contre le ciel el le paradis , el se sont formé un royaume , selon la colérique région des élodei, dans lequel ils dominent avec l'or et l'argent , et consomment la sueur l'un de l'autre. Celui qui le peut , renverse l'autre par terre 5 et quoiqu'il fuie devant lui, cependant il lance toujours sa langue fie drogon , et jète du feu sur lui ; il l'effraie avec sa redoutable voix , et le tourmente jour et nuit. 32. Que doit - ou donc maintenant dire de toi >
6 \ Caïn , croîs-f u que Dieu ne le voit pas , toi nionstrueuse béie ? Tu dois demeurer nu .annonce espnt dans les merveilles , afin que le néant de tes parures soit connu. Commentes-tu donc devenu'
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.