1térieur ; l'élément avec le paradis , et le paradis est devant Dieu. La semence extérieure a ses essences qui inqualifienl premièrement avec les élémens extérieurs. Les élémens extérieurs inqualifient avec les étoiles extérieures ; les étoiles extérieures mqualifient avec l'àpreté extérieure , la colère et la méchanceté ;|et la colère et la méchanceté , dans Yi\\iveiéyinquaUfient avec l'origine de la premièro âpreté de l'abîme infernal 5 l'abîme inqualifie avec le démon.
32. C'est pourquoi , ô ! homme , réfléchis à ce que lu as acquis par le corps terrestre 5 tu es réduit à manger et à boire du mauvais et du bon; ce que Dieu cependant avoit défendu. Ici vois dans la base des essences , et ne dis point avec la raison que c'est simplement pour avoir été désobéissant, que Dieu s'est enflammé , et que sa colère ne peut pas s'éteindre : lu te trompes. Si la claire divinité s'éloil enflammée , elle ne se seioit pas laite homme par rapport à toi, pour te prêter son secours. Regarde seulement le but dans l'éternité , et tu trouveras tout.
33. Ainsi , par la copulation , le royaume des ténèbres et du démon est semé à-la-fois; et le troisième centre de la grande ardeur s'élève de concert.. C'est de là que l'âprelé et la maison de la chair sont engendrées ; car le pur amour qii^ atteint l'élément , et de-là le paradis , a un centre pudique et chaste , et il est fixe en soi-même.
34. Je te donne de ceci un juste exemple à considérer hautement et avec attention. Regarde deux
( 3oG ) CH. i5.
2)ennes gens qui ont déjà atteint la fleur de la noble teinture dans la matrice et le limbus, de façon qu'elle soit enflammée : combien ils se portent Tua à l'autre une fidélité cordiale, et un pur ^mour jusque là que chacun d'eux se plairoit délicieusement à partager son cœur avec l'autre , si cela se pouvoit faire sans danger et sans mourir ! Or , c'est là la vraie fleur paradisiaque , et cette fleur atteint et inqualifie avec l'élément et le paradis. Mais aussitôt qu'ils se prennent l'un et l'autre, et qu'ils se livrent à la copulation , alors ils s'infectent mutuellement par leur ardeur , qui est née des élémens externes et des étoiles , et qui atteint l'abîme 5 et ils deviennent souvent ennemis juré* l'un de l'autre. Même s'il arrivoit que la com« plexiou fut assez noble pour qu'il restât encore de l'amour , il ne seroit cependant plus si pur ni si fidèle qu'étoit le premier avant la copulation ; lequel amour étoit plein de feu, tandis que celui dans l'ardeur est terrestre et froid. Il est bien vrai que celui-là doit garder la fidélité , puisque sans cela il n'y en auroit pas ; ainsi qu'il est reconnu dans plusieurs comment ensuite, dans le mariage, on recherche les débauches et les prostitutions^ et comment on cherche le sucre que le démon jète dans la noble teinture , si l'homme s'y abandonne.
35. Puisque l'on voit donc ici de nouveau que Dieu n'avoit pas voulu la copulation terrestre y 2'homme auroit du rester dans l'amour plein de feu , qui étoit dans le paradis, et engendrer de soi
<^«- »^' ( 3o7 )
3Mais la femme étoit dans ce monde , dans le règne des élémens extérieurs , dans l'ardeur du fruit défendu dout Adam ne devoit pas manger. Or , quoiqu'il en aitmangé,eiqu'ainsi il nous ail perdus! cependant il en est de lui comme d'un voleur qui a été dans un délicieux jardin , et qui en est sort£ pour aller voler : maintenant il y retourne, et voudroit rentrer dans le jardin 5 et le jardinier s'y odpose. S'il tend une main dans le jardin pour en avoir un fruit, alors le jardinier vient, et lui arrathe le fruit de la main -, et il faut , dans son ardeur et dans sa colère, qu'il s'en aille de là. Il ne revient plus au jardin 3 [{ ne lui reste que son ardeur désTrante, au lieu du fruit. Voilà ce qu'il a reçu au lieu du fruit paradisiaque ,• nous en devons mamtenant manger tous , et vivre dans la femme.
^(^^ Ainsi , je vous donne grandement à penser ce que c'est qu'un homme ; ce que l'homme .ème, et ce qui croît dans la semence, c'est-à-dire, da'is les trois règnes , comme cela a été dit. Or, puisque maintenant les trois règnes sont semés ainsi, dès lors ils sont aussitôt devant l'arbre de la tenfatiou , oà commence la dispute et un grand combat : la les trois règnes sont l'un dans l'autre ; ils éprouvent une grande ardeur et un grand altract l'un pour l'autre. L'élément , dans le paradis , veot conserver pure l'affection , et la volonté qui est dans l'amour , dans la teinture de la semence. Les élémens extérieurs , ou l'écoulement de l'élément veut «voir l'élément , et se mélanger avec lui : eusuiie
r 4
( 3o8 ) en. iç.
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.