120. Mais nous n'exposerons point ici «ne seconde fois la base de la divinité tout aussi amplement que nous le pourrions , et qu'elle nous est connue; nous croyons cela inutile. Vous le trouvez ci-devant à Iti corporijication d'un enfant dans le sein de sa mère. Nous l'établissons ici, pour que l'on comprenne la ré«;ion de ce monde , et nous donnons exactement et à reconnoître , et à comprendre au lecteur comment la région du bien et du mal sont l'une dans l'autre ; comment c'est uoe loi imprescriptible , en sorte que l'une est engendrée de l'autre , et que l'une passe de la seconde dans une autre , qui n'étoil pas dans le commencement : c'est ce que tu peux apprendre de l'homme, qui, dans son comraeycement , est conçu dans la volonté de l'homme et de la femme : savoir , dans Xelimbus, et dans la matrice, dans la teinture, et qui est semé dans un champ corruptible et terrestre. Là alors la première teinlure dans la volonté se brise ; sa teinture propre s'élève hors de la chambre d'angoisse , des ténèbres et de la mort , hors de la source angoisseuse. Elle fleurit au travers des ténèbres dans les portes brisées des ténèbres , en
e». lié ( i8g )
«oi-même, comme une joie aimable, et elle engendre ainsi sa lumière, de soi-même, de ï^âpreté angoisseuse : là alors dans la lumière sort la source infinie des pensées , lesquelles font un trône et une région pour la raison qui gouverne toute la maison, et désire d'entrer dans la région du ciel de laquelle elle n'est pas issue. Car maintenant ce n'est pas la volonté originelle qui désire d'entrer dans la région du ciel , mais c'est la volonté recoiiçue de la source de l'angoisse , qui désire d'entrer en Dieu par les profondes portes.
221. Or, comme cela n'étoit pas possible à l'esprit de l'homme , quelque fortement qu'il le tentât , alors Dieu devoit entrer de nouveau dans l'humanité, et aider à l'esprit de l'homme à briser les portes des ténèbres pour qu'il pût entrer dans la vertu divine. • 22. Maintenant il vit en deux sources qui toutes deux l'attirent et veulent l'avoir ; savoir : 10. dans la source colérique, laquelle source est les ténèbres de l'abîme ; et ensuite , 2®. dans la vertu divine , laquelle source est la umièic et la joie divine dans les portes brisées du ciel , ainsi que le mot himmel^ ciel , a dans le langage de la nature , son sens particulier et pénétrant , tiré de la puissante pression , et de la prise de possession. Là il reste posé avec la racine dans le tronc de l'éternité, ce dans quoi il faut entendre , avec raison., la toute puissance. Or c'est ce que le maître docteur ne veut pas croire , car il n'a là-dedans aucune connoissauce j cela appartient au lys.
'I^'
il I
( 190 ) CH. %U
aS. Ainsi Vbomme est tiré et retenu des deux côtés; «liais le centre est eu lui, et il tient la balance entre les deux volontés 5 savoir : entre la volonté la plus originelle, et entre la volonté reconçue pour le royaume du ciel. Chaque bassin est un opérant qui construit et substantialise ce que rhomme laisse entrer dans sa base affective : c^r la base affective est le centre de la balance ; ]çs pensées sont les poids qui vont d'un bassin dans l'autre. En eSct l'un des bassins est le règne de l'aprelé et de la colère , et Tau Ire est la renaissance daus la vertu de Dieu , dans le ciel.
324. Maintenant , vois , homme, comment tu es à la fois terrestre et céleste , mélangé en une seule personne ; tu portes l'image terrestre et aussi l'image céleste en un seul individu ; ea outre tu es de la. source colérique, et tu portes sur toi l'image infernale qui croît dans la colère de Dieu , de la source de l'éternité.
25. Il en est aussi de même de la base affeclîve : la base affective tient la balance -, et les pensées mettent les poids dans la balance. Or pense à ce dont tu charges la balance par les pensées ; tu as le royaume du ciel en ta puissance. Car la parole de la veriu divine s'est donnée à toi dans le Christ , en propriété 5 tu as aussi le royaume infernal pour barrière dans la racine , et tu l'as en propriété par droit de nature ; tu as aussi en propriété le royaume de ce monde selott ton humanité reçue d'Adam.
26. Maiptenant vois ce que tu laisses entrer dan»
ta base affective par les pensées. Car lu as dans chaque règne un opérant ou un constructeur qui réalise ce que tu poses dans la balance par les pensées; en effet tout consiste dans la subslantialisation et lu es dans ce corps comme dans un champ ; ta base affective est le semeur , et tes trois principes sout la semence. Ce que ta base affective sème , ton corps en végète; tu moissonneras cela en toi-même. Lors donc que le champ terrestre se brise, le nouveau corps qui a végété est dans sa perfection , soit qu'il ait poussé dans le royaume du ciel , ou dans la royaume de l'enfer.
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.