1I. Oi maintenant , on considère la séparation et rexplosion dans le troisième principe de ce monde , comment est sorti le ciel étoile , comment chaque étoile a en soi une forme et une propriété particulière, oîi l'on remarque dans chacune un centre parliculier , de façon qu'ainsi chacune est fixe et son propre régulateur^ et que chacune domine dans la matrice de ce monde , inqualifie et engendre selon le genre qu'elle a dans la matrice -, si nous considérons ensuite le soleil qui est leur roi , leur cœur et leur vie^ sans la lumière et la puissance duquel elles ne pourroient opérer aucune œuvre , mais demeureroient dans l'âpre et ténébreuse mort , et ne seroient, dans ce monde, rien autre chose qu'une rude astringence colérique ; si , en outre, nous regardons les élémens , le feu , l'air et l'eau , comment ils s'engendrent sans cesse l'un dans l'autre , et comment la constellation domine là comme dans son domaine , et que nous contemplions la mère d'où proviennent toutes ces choses , alors nous arrivons à la séparation et à l'éternelle mère , la génératrice de toutes choses.
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2a. Et en effet, nous aurions clairement ceci devant les yeux, dans nous-mêmes, et dans toutes choses si nous n'étions pas insensés, aveugles et opiniâtres, et que nous ne nous laissassions pas mener comme des écoliers , mais que nous nous attachassions au maître qui est le maître des maîtres. Car nous voyons que tout ceci sort de l'éternel mère ; que telle qu'elle est dans son éternelle génération , tel aussi elle a engendré ce monde, et qu'aussi de cette même manière chaque créature est engendrée ; et de même que dans son explosion elle est en un© multiplication , dans laquelle chaque source a de nouveau en soi un centre de la génératrice , et une distinction , mais non une séparation les unes des autres ; de même aussi ce monde est né de l'éternelle mère ; il est aussi maintenant une génératrice semblable à rélernelle mère et non séparée d'elle ', mais cette génératrice est provenue d'une manière matérielle , et a reçu par le soleil une autre lumière et une autre vie , qui n'est pas le sage maître luimême; mais le sage maître qui est Dieu la contient, de manière qu'elle est dans l'éternelle matrice, et cependant n'est pas l'éternelle sagesse elle-même. 3. Puisque cette génération a un commencement par la volonté de Dieu , et retourne dans son Ether , elle n'a pas la puissance de la sagesse , mais elle bâtit sans cesse selon son mode. Elle vivifie , et elle tue : elle produit , selon que cela se rencontre , le méchant , le tortu , le boiteux , ou bien le bon , le beau, le puissant ; elle donne la vie et la mort. Elle donne la puissance et la force , et elle la brise en^
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3suite , el cela sans une sagesse préméditée ; d'où il est clair qu'elle n'est point la prévision et la sagesse divine elles-mêmes, comme les payens l'annoncent, et se sont imprudemment extasiés , sur la puissance [ûfe cetee nature rnatérielle ]. •
4. Si nous voulons donc voir sa base, nous n'avons qu'à contempler la première mère dans sa gé*- nération , alors nous verrons et nous trouverons tout. Car de même que la première mère ( en nous souvenant comment elle est dans l'origine sans la lumière) est astringente, ténébreuse, dure, froide, et est cependant dans la génération de l'esprit d'eau; de même aussi on trouvera comment ce monde matériel est provenu lorsque Dieu créa au premier jour le ciel et la terre.
5. Or , le ciel vient de la matrice astringente laquelle dans le paradis est l'esprit d'eau , c'est de ce paradisiaque ciel que le ciel a été créé comme l'écrit Moïse : que le ciel a été créé au milieu des eaux ; et cela fut bien. A cette même heure la terre , les pierres , ainsi que tous les métaux naquirent à la fois de cette matrice, tandis que la matrice de ce monde étoit encore ténébreuse.
6. Car lorsque la matrice fut mue', et qne le prince Lucifer voulut dominer dans le feu, l'astringente ténébreuse matrice attira à la fois tout ce qui s'étoit opéré dans l'engendrement j c'est de laque sont venus la terre , les pierres , les métaux , le souffre , et )e sel. Le trône du prince Lucifer lui fut fermé par là , et pour lui il resta dans le centre intérieur , pri-^ «osipier dans l'extérieur:.
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. 7. Mais pour que ces choses pussent s'opérer dans la matrice , c'est la puissance qui est dans la matrice qui en fut le mobile 5 car une pierre n'est autre chose qu'une eau , un mercure , un sel , et un souf* fre dans lesquels il y a une huile cachée»
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.