19. Cela a été ci-devant représenté ainsi : l'astringence est la première mafière ou substance. Elle est âpre , attirant généralement tout avec violence 5 cela est le sel. Dans l'âpre attirement est l'amertume. Car, dans l'âpre attirement l'esprit s'aiguise de façon qu'il devient tout angoisseux. Prenez un exemple dans l'homme 5 lorsqu'il s'aigrit, combien son esprit se concentre violemment ! De-là il devient amer et frissonnant ; et s'il n'est pas bientôt comprimé et appaisé , le feu de la colère s'enilamme en lui de manière qu'il brûle dans la méchanceté 3 et jdlors dans son esprit et dans son ame , une substance, ou toute son essence, respire la vengeance.
10. C'est à cela que l'on peut comparer l'origine de la génération de la nature. Cependant il faut l'exposer plus intelligiblement. Voyez ce qu'est mercure. Il est une eau astringente , amère , ignée et sulfureuse, l'essence la plus terrible : toutefois, il ne iaut entendre ici ni autune matière , ni aucune substance saisîssable,mais tout esprit, et la source de la nature originelle. L'astringent est la première essence qui attire a soi , puisqu'elle est une puissance dure et froide 3 aussi l'esprit est-il perçant et aigu j or, l'aiguillon ou l'aigu ne peut supporter Vattire» ment , mais il s'agile et se défend , ce qui fait une opposition et le rend ennemi dtî l'astringence ; or, de cette opposition vient la première mobih'ié , co i|ui est la troisièin^ forme.
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2II. Alors Pâstringence attire toujours plus fort à soi. Elle devient ainsi rigide et âpre , eo sorte quo cette forte puissance devient dure coname les plus dures pierres : ce que l'amertume, ou Taigre aiguil* Ion lui-iuéme ne sauroit supporter j alors il y a intérieurement une grande angoisse , semblable à l'esprit de souffre ; et l'aiguillon de l'amertume pique et se froisse si fortement, que de l'angoisse il jaillit un brillant éclair qui s'élève d'une manière effrayante , et brise l'astringence. Mais comme il n6 trouve point de repos , et est sans cesse engendré ainsi de ]>lus en plus , de l'intérieur , il devient comme une roue circulante , qui se tourne dans l'angoisse et l'effroi avec ce même éclair oblique j et qui , dans son agitation , offre l'image d'une in« sensée. Là, l'éclair est changé en un feu mordant , qui cependant n'est pas un feu brûlant , mais sem- |)lable au feu dans une pierre.
13. Mais comme il n'y a là aucun repos, et que la roue tournante va aussi vite que la plus rapide pensée ( car l'aiguillon la poursuit avec la même vitesse), alors l'aiguilloB s'enflamiçe aussi fortevient que l'éclair qui est engendré entre l'astringence et l'amertume; il devient terriblement ardent et s'élève comme un feu horrible , ce dont toute la substance astringente s'effraie. Elle tombe en arrière , comme morte ou comme subjuguée , et n'ar tire plus si fortement à soi ; mais ils tendent à s'éloigner l'un de l'autre , et elle s'atténue. Car l'éclair de ieu a pris le premier rang j et cette même substance , qui , dans l'origine , étoit si âpre et si
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3astringente^ est maintenant com^me mcrt« et sans puissance : or 5 l'éçkir dô feu maintient désonnais' sa puiâSiOiice sur elle , car il est sa mère 5 et l'amertume sort et mont« avec l'éclair hors de l'astringence, et enflamme l'éclair ; car elle (l'amertume) est le père de l'éclair ou du feu ; la roue tournante demeure désormais dans l'éclair de feu , et l'astringence demeure soumise et impuissante. C'est alors l'esprit d'eau: et la substance de l'astringence s» compare dès lors à l'esprit de souffre; elle est comme entièrement affoiblie et grumeleuse, étant vaincue et dans l'angoisse. L'aiguillon tremble et s'agite en elle ;, il se dessèche et s'aiguise en éclairMais à force de se dessécher dans l^clair , il devient de pins en plus igné et effrayant, d'où l'astringence est toujours de plus en plus surmontée , et Tesprit d'eau toujours plus. grand. Ainsi il se rafraîchit toujours plus dans l'esprit d'eau , et apporte plus de maéièr^ ou de substance à l'éclair de feu , d'où il s'enfiamme lui-même d'autant plus, car ou peut le regarder comm-e W bois de l'éclair et de l'espiit de feu.
i3. MaiutenaB/t, comprenez bien comment est ce mercurius. [ Usas ma note, dans P Aurore naissante, ck, 8, »'*. 75.] Le mot m«rest d'abord la forte as tringence , car, dans ce mot exjptrimé sur la langue, U faut eateadre qu'il provient de l'astringence, et qjue l'aiguilloii aoaer s'y trouve aussi. En effet, le mot vmr est astringeat et tremblant , car chaque mot se fgynstt de sa psopia puissance, et exprime ce que la
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en. !•
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The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.