14o. En outre, Adam étoit créé de la parole ou du cœur de Dieu , afin qu'il pût être son image et sa ressemblance 5 il étoit très puissant dans tous les trois principes ; aussi grand qu'un prince , ou un trôneange. Mais lorsque cet arbre , qui seul portoit des fruits terrestres parmi tous les autres arbres , se trouva ainsi dans le jardin d'Eden , Adam s'en laissa éblouir à plusieurs reprises , parce qu'il savoitque c'étoit l'arbre du bien et du mal ; en outre , la puissance de l'arbre pénétra aussi en lui fortement ^ comme étant également en lui , de façon qu'un attra et corrompit l'autre; et l'esprit du grand monde pénétra aussi Adam fortement , de façon qu'il fut infecté^etque sa vertu fu! surmontée jalorsPhomm»
te. li. ( 1B9 )
paradisiaque disparut ; et le cœur de Dieu dît : Il n'estpas bon que l'homme soit seul, formoDs4ui ua aide qui soit près de lui.
4i. Ici Dieu a vu sa chute , et qu'il ne pouvoit se soutenir ( puisque l'imagination et l'attract d'Adam étoient si fortement portés vers le royaume de ce monde , et vers le fruit terrestre) -, il a vu qu'Adam n'engendreroit point de soi un parfait homme paradisiaque , mais un homme infecté par l'attract , et qui tomberoit dans la corruptibilité \ et le texte de Moïse l'annonce plus loin très réellement : Et Dieu laissa tomber un profond sommeil sur l'homme , et il s'endormit.
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CHAPITRE DOUZIEME.
De Touverture des saintes écritures ; des circonstances a considérer hautement
Za porte (Tor , dont Dieu favorise U dernier monde dane lequel le lye croîtra,
2I. v-iHER lecteur , j'auroîs besoin de la langue d'un ange pour cette description , et toi d'une intelligence angélique si nous voulions nous entendre l'un l'autre. Mais quoique nous ne les ayons pas, nous voulons, cependant , avec notre langue terrestre , parler des grandes œuvres de Dieu , selon notre don et nos connoissances -, ouvrir l'écriture au lecteur , et lui donner , en outre , l'occasion de penser avec quoi la perle peut se chercher et enfin se trouver. Nous voulons travailler dans notre œuvre journalière et pour ceux qui après nous y entreront , jusqu'à ce que la perle du lys soit trouvée.
2. Ici donc , la raison demande : Combien de tems donc Adam a-t-il été dans le paradis avant la chute , et combien de tems a duré la tentation ? Jo ne peux rien dire de cela , d'après l'écrit de Moïse fur la création , car cela est resté caché pour une grande raison ; mais je veux te montrer la merveille de Dieu , et y creuser autant que cela m'est
donné dans la connoissance , afin que tu puisses apprendre à mieux considérer la tentation et la chute d'Adam.
5. Chère raison , vois , maintenant , dans le miroir des opérations et des faits de Dieu. Lorsque Dieu apparut à Moïse dans le buisson ardent , il dit: Ote tes souliers j car ici est un lieu saint. Qu'est-ce que c'étoit que cela ? Dieu lui montra parla sa naissance terrestre ; car il vouloit lui donner une loi dans laquelle l'homme pût vivre , si c'étoit possible , et obtenir par-là la sainteté. Mais qui fut celui qui la lui donna , et ordonna à l'homme de vivre en elle ? Ce fut Dieu le père, de son centre ; c'est pourquoi cela arriva avec le feu et le tonnerre : car dans le cœur de Dieu , il n'y a ni feu , ni tonnerre ^ mais le très saint amour.
34. Maintenant la raison dit : Dieu le père n'est donc pas avec son fils un seul être ? Oui , il est un seul être et une seule volonté. Par quel milieu a-t-il donc donné la loi ? Far l'esprit du grand monde, puisqu'après sa chute Adam et tous les hommes y ont vécu ; ainsi l'épreuve fut faite pour savoir si l'homme pourroit vivre dans cette loi en confiance en Dieu ; c'est pourquoi il la promulgua avec de grandes merveilles,et il l'environna de splendeur , comme cela se voit à Moïse , qui avoit une face lumineuse ; et quand il se fut choisi ce peuple ^ il détruisit les enfans des incrédules , et conduisit le peuple dans le désert par des merveilles et des prodiges 3' c'est par-là que fut faite l'épreuve pour
«avoir si l'homme pourroil vivre dans une parfaite obéissance sous cette clarification.
5. Qu'arriva-t-il alors? Moïse fut a^jpelé par Dieu, du milieu des enfans d'Israël , sur la montagne deSinaï, et il y demeura quarante jours : là il voulut éprouver ce peuple, pour savoir s'il étoit possible qu'il mît sa confiance en Dieu , pour qu'il pût être nourri du pain du ciel , afin d'arriver à la perfection. Or, alors le peuple fut tenté, car Moïse s'éloigna d'eux au milieu des nuées et des colonnes de feu , et s'arrêta quarante jours, lia Tame du majoris mundi , ou de l'esprit du grand inonde , fut en combat de rechef contre l'éternell© base affective de Dieu, l'une en opposition de l'autre. Dieu exigeoit l'obéissance , et l'ame de ce monde exigeoit Tattracl de celte vie passagère , tel que de manger , boire , jouer et danser : en outre, ils choisirent pour Dieu de leur ventre un ve^a d'or , afin qu'ils pussent vivre sans loi.
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.