1le père ; et qu'un fils est engendré de son père , nous devons donc le chercher dans l'origine , dans lo principe d'où le monde est engendré et créé 5 et nous ne pouvons dire autre chose sinon que le premier principe est Dieu le père lui-même.
45. Or 5 on trouve dans l'origine Vengendrement le plus âpre et le plus effrayant 5 savoir : l'astringent , l'amer et le feu. On ne peut pas dire que cela soit Dieu , et c'est là cependant la première et la plus iqtérieure source qui soit dans Dieu le père , selon la quelle il se nomme un Dieu colérique et jaloux. Et cette même source ( comme tu le vois ci-dessus dans les trois premiers chapitres sur l'origine de l'éternel engendrement ) est le premier principe, et est Dieu le père dans son origine , d'où ce monde résulte.
46. Mais l'ange et le démon , ainsi que l'ame do l'homme sont purement et entièrement de ce même esprit. L'ange et le démon ne cessent pas d'en être, en étant substantialisés corporellement. Et l'ame de l'homme , au tems de la création du corps, a été soufflée de l'esprit de Dieu dans la racine du troisième principe ; elle est aussi dans cet esprit , y demeurant immuable , et indivisible dans son éternité i ( dans l'éternelle origine de l'être de Dieu ). Autant la pure éternelle génération, et l'alliance indissoluble du père ne peut ni finir ni passer , autant cela est-il impossible à la substance spirituelle de Phomme^ et du démon,
47. Mais il n'y a autre chose dans ce principe que le plus effrayant engendrement , la plus grande
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2angoisse , l'affection la plus pénible ; c*est comme un esprit de souffre , et ce sont là les portes de l'enfer ou de l'abîme, c'est là que demeura le prince Lucifer lorsqu'il eut éteint sa lumière , et c'est là (entendez dans ce même abîme infernal ) que l'ame (qui est séparée du second principe , et a éteint en soi la lumière du cœur de Dieu ) demeure dans ce même abîme infernal. C'est pour cela que selon l'écrilure il y aura à la fin de ce tems une division et une séparation des saints remplis de lumière, d'avec les damnés ( desquels damnés la fontaine ou source sera sans la lumière de Dieu ).
48. Ici je t'ai montré le premier prmcipe d ou toutes choses sont provenues , et je dois parler comme s'ily avoit un lieu , une essence distincte et séparée où il y eût une semblable source , ei cela afin que le premier principe soit compréhensible , et que l'on reconnoisse et qu'on discerne l'éternité , aussi bien que la colère de Dieu , le péché , l'éternelle mort ténébreuse ( ainsi appelée depuis l'extinction de la lumière ) , de même que le feu infernal et le
démon. .
49. Maintenant , je vais écrire sur le second prmcipe , sur la claire et pure divinité, (ou sur ) le cœur
de Dieu.
50. Ainsi qu'il a été dit ci-dessus , il y a dans le premier principe , l'astringent , l'amer , et le feu , qui ne sont cependant pas trois choses, mais une seule , et l'une engendre l'autre. L'astringent est le père qui est sévère , très âpre et attirant à soi , et le îiiême attirement est l'aiguillon et l'amertume qui ne
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3peut pas supporter l'astringence , et ne se laisse pas enfermer prisonnière de la mort , mais pique et s'élève comme une essence aiguë , et cependant ne peut pas non plus sortir de sa place. Alors il j a une angoisse efTrojable qui ne peut pas trouver derepos , et Pengendrement devient comme une roue fourrante , fortement empiétante , brisante , et pleine de fureur; ce que ne peut supporter l'astringence; mais elle tire toujours plus fortement à soi , ^omme si on frottoil une pierre et un acier, d'où il sorliroit un éclair igné,et trouble. Lorsque l'astringence envisage cet éclair , elle s'effraie et se précipite en arrière comme morte, et subjuguée^et quand l'éclair de feu vient dans sa mère l'astringence , et la trouve ainsi subjuguée et douce , il s'(5tonne ( lui - même ) bien davantage , et au milieu de l'astringence soumise , il devient à l'instant blanc et clair.
5i. Quand celte astrïngence acquiert en soi celte claire lumière blanche, elle s'effraie beaucoup , de ananière qu'elle se précipite enarrière comme morte, et soumise , elle s'étend , et devient entièrement Qtténiiée et souple ; car sa propre source étoit téuéÎJreuse et âpre ; actuellement, elle est lumineuse et douce , c'est pourquoi elle est comme si elle étoit morte , et c'est alors l'esprit d'eau.
52. Ainsi l'engendremene acquiert une essence qui a l'aigu de l'astringence , la douceur , la diaphanéilé , et l'expansion de la lumière. Et lorsquel'éclair igné vient dans sa mère , et la trouve ainsi diaphane, douce et lumineuse , il perd son droit dans la qualificiiion 3 il ne s'élève plus en haut 5 il o»est plus
d<kliîram et tempêtant ; il ne pique plus , mais il demeure dans sa mère et perd sa i^iopnétc ignee: il tressaille et se réjouit dans sa mère.
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.