127. De ceci tu peux reconnoître et établir comment le royaume de ce monde a été engendré ; comment l'un est dans l'autre , et comment l'un est le coffre et le contenant de l'autre. Là cependant il n'y a de compression pour aucune chose , mais tout est libre en soi-même ; l'homme est manifesté dans tous les trois principes , et cependant n'en connoit aucun dans la base , à moins qu'il ne soit engendré des ténèbres dans la lumière. Alors cette même source connoît la colérique éternité , et en outre la génération de Téternité ;mais il ne lui est pas possible de scruter à fonds la lumière ; car il en est enveloppé , et c'est sa demeure. C'est ainsi qu'il est par ce corps, dans ce monde ; par l'origine de l'ame, dans la colère de l'éternelle source ; et par la noble fleur de Tame , dans le royaume du ciel auprès d& Dieu. Et il est un prinoe dans le ciel , et dominant • sur l'enfer et la terre : car la source colérique ne le touche pas ; mais k ifleuraitJR fait , dg la source
( 194 ) y en. at.'
colérique , le paradis de la joie quî s'élève hauleluent dans la source.
a?. El tu vois , homme terrestre , comment tu vis ici en trois principes , pourvu que la base offeclive s'incline vers. Dieu j mais si elle ne s'inclino que vers la source de ce monde, alors tu restes devant le ciel , et tu «èmes avec deux principes ; sa* voir : avec l'esprit de ce monde , et avec la source colérique de réternité.
La source du royaume antichrétien,
2^9. L'homme a possédé ce monde , et s'est bâlî uneréjiion pompeuse pour sa gloire , comme cela se voit. Or , à la vérité il n'est pas perdu pour cela (quoique ce soit une cause de péchés ), puisque Pieu lui a envoyé dans la chair , par sa grâce , son précieux cœur , afin qu'il pût , par ce même cœur y relourner de la chair dans le règne célesle. Mais maintenant il faut que son corps terrestre ait sa nourriture , afin qu'il puisse vivre et se reproduire; et les gouverneraenset les arts de ce monde existent par celle nécessité , dont le corps terrestre ne peut se passer. Ces régimes et ces arts sont supportés par la patience divine , afin que les quatre merveilles soient manifestées.
3o. Mais sa condamnation est qu'il ne sème que la semence terrestre et infernale, et qu'il laisse laseTnence céleste dans son réservoir ; il demeure devant le ciel , et ne court point pour cela après la noble semence j mais il donne à Dieu de bonnes
c-if. 21, ( 193 )
paroles , pour qu'il lui soit favorable, et l'admette dans sou royaume ^ et il ne sème que les plantes sau* vages du démon dans le corps et dans l'ame. Quel sera donc le nouveau corps qui croîtra ? sera-t-il dans le ciel , dans le saint élément , ou bien dans l'abîme? ou bien doit-on jeter les perles devant les pourceaux ?
33i. Si ton constructeur ne bâtit pas en toi l'image de Dieu , mais l'image du serpent , comment veux* tu conduire ta bête dans le royaume du ciel ? penses-tu que Dieu reçoive des vipères et des aspics dans les portes brisées de la régénération , dans la glorieuse habitation ? ou bien penses-tu qu'il soit curieux de ton hypocrisie ', par laquelle tu lui as bâti de grandes maisons de pierres, où tu étales ta fausseté et ta^ompe ? peut-il faire cas de tes sonneries et de tes chants , si ton cœur est un meurtrier et ua déi^orateur ? Il veut avoir un homme régénéré qui s'approche de lui dans la justice et dans la crainte de Dieu. C'est celui-là que le briseur de serpent prend dans ses bras ; il le forme en image céleste et c'est un enfant du ciel et non pas comme toi , ua animal astucieux.
32. Maintenant on demande : Pourquoi te nomme-t-on l'antechrist ? Ecoute. Tu es le contrechrist , et tu t'es bâti un règne apparent et fourbe , avec une grande pompe où tu exerces ton hypocrisie* Tu portes les lois de Dieu sur tes lèvres , et tu les enseignes ; mais tu les dénies par ta domination et tes œuvres. Ton cœur n'est enclin qu'à l'esprit de ce monde j ton règne d'hypocrisie n'est dirigé qu« II. i3
( 194) en. iT.
fisrs ta gloire i afin que tu sois en évidence. Il faut que l'on plie les genoux devant toi , comme si tu ëtois le Christ , et tu as un cœur cupide , semblable ià celui d'un loup dévorant.
33. Tu te vantes d'avoir les clefs du ciel , et tu «8 toi-même dans l'abîme. Ton cœur est suspendu à cette ciel et non pas au cœur de Dieu. Tu as mis ta clef dans le trésor , et non pas dans les portes du briaement , dans la confiance en Dieu ; tu fais des
lois , et tu n'en observes aucune [/« supprimé
ici des répétions superflues.]
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.