183. Car UQ homme est souvent, à l'extérieur.
( i6o ) en. 20.
assez mécliamenl naturisé par les éloiles, pour être à soi-même un objet odieux. Maisquand il se considère , qu'il enire en soi dans Thomme intérieur, et qu'il se porte à l'ainendement , il peut bien , à la vérilé , ne pas se dépouiller tout-à-fait du méchant homme externe , mais il ne peut manquer de briser toujours un peu l'extérieur par l'intérieur, c'est-à-dire , de briser la tête au serpent
84. Car , le serpent en pique plusieurs à l'extérieur; mais quand il subjugue l'homme intérieur, c'est alors que l'image de Dieu disparoit. La méchanceté 'des étoiles en pousse plusieurs au meurtre, au vol , au mensonge et à la tromperie , jusqu'à les conduire au supplice du gibet et du glaive , et n'a cependant pas encore en sa possession tout l'intérieur 5 mais cet intérieur est encore dans les portes, et peut , par la pénitence , entrer dans une seconde image qui n'est point semblable à l'extérieur 5 aussi ne peut-on guère juger l'homme intérieur par l'extérieur , à moins qu'on ne voie qu'il méprise Dieu , et qu'il blasphème l'esprit saint. Dans de tels êtres, il n'y a point d'image divine , et ils sont dans un fâcheux élat-.cependant leur Jugement n'a pas lieu dan» ce corps. La porte de la miséricorde est ouverte devant eux tant qu'il sont dans cette demeure.
85. Mais après cette vie , l'homme n'atteindra plus celle porte , à moins qu'il ne tienne par un fil à la miséricorde divine ; toutefois Dieu ne veut pas éteindre la mèche qui fume , comme dit Is.ne ; quoique le méchant doive néanmoins se baigner dans ses péchés jusqu'à ce que la ca!èj:e soit î-urc». ao. ( 161 )
2montée par la mort du Christ , qui est le fîl auquel il faut qu'il tienne. C'est la putréfaction dans son propre péché , qui est son purgatoire; il n'a pas besoin d'un />ttr^«/oire étranger , dont l'antechrist nous berce ; mais du sien propre, dans son péché.
86. Aussi n'est-on pas entièrement sans purgatoire, comme le suppose le trompeur ou labêtede prostitution : car on sait bien aussi qu'après cette passagère vie exierne, il y a une vie élernelle, et qu'ici tous les péchés se peuvent remettre ; mais pendant que tu es en ire la porte et les gonds , et que tu liens à un cheveu, tu n'es pas encore entièrement dans l'élernelle vie. Or, dès que tu es dans rélernelle vie, tu es complet, soi i dans le ciel, soit dans l'enfer, et alors il n'y a plus aucune délivrance ; car c'est rélernelle vie.
^7, Mais si nous parlons ainsi du pieux Abeî nous ne pouvons pas dire non plus à son sujet que le royaume du ciel ne Tait pas assisté , de façon qu'il se soit rendu de sa propre puissance , ixn homme aussi pieux : car le ciel a été en comba't , et a triomphé de la colère. En edet , l'homme est foibleet sans intelligence ; il ne peur pas beaucoup agir par sa propre puissance ; cependant il a l'imagination et le choix, ou le libre abandon. Là donc l'opérateur est bientôt prêt à le travailler selon ce qu'il désire, comme on le voit à Adam. Lorsqu'il eut désiré dans l'espi it de ce monde , l'opérateur fut aussiiôt là , et fil d'une imafee augélique un homme terrestre,
«8. Le désir est l'introduction en une chose , %t
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{ 162 ) cn.îd
3du désîr provient la forme du désir , c'csl-à-dire , un corps. La source du péclië poinledans ce produit : aussi le désir est plus aisé à arrêter que le corps du désir n'est aisé à briser. En effet, c'est une entreprise rude ; c'est pourquoi il est bon de défour- »er les yeux: alors la teinture n'entre point dans Jes essences |wir lesquelles l'esprit se laisse imprégner. Car le désir et la base affective ne sont pas tnlièrement les mêmes -, mais ce sont deux sœurs; e\ aussiiot que le désir a imprégné la base affective, il V a déjà alors u niMnoi lié de substance ; or il faut néce«:sairejnent que cela se brise ; ou bien Itela devient une substance complète et une cbose «xisianle.
89. Maintenant donc Abel est la première église clirélienne en charité souffrante, que Dieu a établie pour que l'église caïnique se convcrflt par Alx^l. C'est pourquoi il n'a pas tellement rejeté l'églis» caïnique , qu'il ne voulut en prendre aucun membre ; elle ( c'est-à-dire , la vraie église chrétienne ) est comme une brebis au milieu des loups , quoique nous soyons des hommes et non pas des loups ( a la ▼érité nous sommes des loups dans la base affective etdans sa rigure).Celte église enseigne les impies ;s'iL« seconveilissentjalors elle lésa conquis;ilssont bientôt
figurés en sainte image céleste , et il résulte une grande joie devant les anges de Dieu , de ce que le royaume d uciel est ainsi victorieux.
90. Ou bien comptes-tu pour rien ce que rapporte l'ange Gabriel , qui , selon la parole de Daniel , dit que le prince d«B Perses lui a resté vingt-uB Jours j
fK. ad. ( i63 )
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.