1n'avoit pas encore aperçu la vierge ; mais lorsqu'elle se réaperçut en arrière dans le cœur, dans les ténèbres ouvertes, et les trouva si agréables, alors d'abord , s'élevèrent en elle la joie , les délices et l'amabilité , et cela devint le paradis. Elle ne voulut plus avoir désormais sa région dans la langue mais dans la tête , hors de la source du cœur. C'est pourquoi on ne doit pas croire la langue en tout ^ car elle ne siège pas dans la région céleste comme la délicieuse et aimable puissance , mais elle a sa région et dans l'explosion et dans l'éclair. Eu ePTet l'éclair est aussi ptès de la région infernale que l'explosion, attendu qu'ils ont été engendrés tous deux dans le fort aigu , dans les essences ; et la langue profère le mensonge ou la vérité. Celui des deux dans lequel l'esprit s'arme , la langue s'en empare ; au4i elle profère souvent des mensonges dans les hommes puissans quand elle est armée des essences;' alors, dans son orgueil, elle s^asseoit sur la terreur comme un cavalier.
La vie de Vante. La oor/e»
48. Lors donc que la puissance de la vie, et l'esprit du second principe naquirent dans la première origine du premier principe, ou dans les profondes ténèbres, rompues par la volonté de la puissance de la vierge soPHiE,dans le très important coup d'œil de la forte puissance de Dieu , et qu'ils s'établirenl dans la délicieuse joie ; alors les essences des étoiles et des élémens s'insinuèrent à l'instant-dans lecoup^
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d'œil de l'ascension de la vie , c'est-à'dîre , aussitôt après la construction de l'aimable habitation.
249. Car l'habitation est l'élément , et la puissance de l'élément intérieur est l'amour du paradis , que les élémens extérieurs ou qui sont nés de l'élément , veulent puiser dans leur mère ; et le fiât aigu les poile dans l'habitation, où la lumière de la vie est réellement allumée ; ainsi toutes les essences vivent dans l'habitation, et le soleil des étoiles monte dans l'habitation , car , dans le commencement de la vie, chaque principe saisit la lumière.
50. Le premier principe, où les ténèbres saisissent l'éclair igné , colérique et rapide. Lorsque la volonté reconçue , s'aperçoit dans la première volonté des ténèbres attirantes et astringentes , et qu'elle brise les ténèbres dans ce coup d'œil , alors l'éclair de feu reste dans la première volonté des astringentes ténèbres; il est au-dessus du cœur dans le fiel , et il allume le feu dans les essences du
cœur.
5i. El le second principe retient aussi sa lumière pour soi ; ce qui est l'aimable joie , qui brille là où les ténèbres sont dissipées. Là s'élève la très gracieuse et aimablie puissance : de là l'explosion ou la terreur, dans la forte puissance , devient ainsi un royaume de joie , et son grand déchirement se tourne eu un tressaillement joyeux ; car à cette explosion est suspendu l'éclair de feu du premier principe , ce dont elle est tremblante ; mais sa source est une amabilité et une joie que
li
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personne ne peut écrire , si ce n'est celui qui les éprouve.
352. Le troisième principe retient entièrement sa. lumière pour soi. Ce principe , quand la lumière de la vie s'élève , pénètre dans la teinture do Pâme jusqu'à l'élément , et tend après l'élément ; mais il n'atteint pas autre chose que ta lumière du soleil, qui est provenue de la quintessence et de l'élément. Ainsi les étoiles et les élémens dominent dans la lumière et la puissance de leur soleil : ils inqualifient avec l'ame , et apportent plusieurs vices et aussi des maladies dans les essences , d'où résultent en elles des élancemens , des déchiremens , des enflures , des démangeaisons , et enûn , leur dissolution et la mort.
63. Or donc , quand la lumière brille dans les trois principes, alors la noble teinture sort de tous les trois principes 5 et il est grandement à remarquer que le principe mitoyen ne reçoit aucune lumière de la nature : mais aussitôt que les ténèbres sont dispersées , alors il brille dans une joie très délicieuse ; la noble vierge sofhib habite dans les délices , ou dans cette même teinture ; et la divinité brille hautement et fortement dans l'homme, tellement que nulle part, dans aucune autre chose , nous ne la trouverions aussi brillante , quelqu'objet que nous considérions.
54, Dans le premier principe est l'éclair de feuj et sa teinture est la lumière effrayante du soleil , laquelle «'orj^*/iwe très rudement de l'élernellesourcei
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The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.