180. On ne peut pas dire que Marie soit née d'un corps stérile quoique le corps d'Anne eût été stérile, ce qui .provient des desseins de Dieu. Comme ils avoient été des gens pieux , craignant Dieu , par ce moyen leur teinture u'avoit point été souillée. Vu qu'ils dévoient engendrer celle que le seigneur vouloit hautement bénir , Dieu sut bien la rendre féconde en son tems , et cela dans la vieillesse , lorsque l'ardeur appartenant aux élémens de ce monde fut éteinte , comme on le voit à Sarah , femme d'Abraham.
81. Car si l'ame demeure dans la crainte de Dieu , alors la teinture dans laquelle l'ame s'élèveest pure aussi, quoiqu'elle nesoitpasaffranchiedu péché d'héritage. Ainsi néanmoins Marie est réellement engendrée de Joachim , et tient son ame de son père et de sa mère , et le Christ tient son ame naturelle de la teinture de Marie , mais seulement à moitié. Car le limbus de Dieu étoit l'homme ou la sémeaoe masculine ; dans ce limbtts fut la chasto
( 240 ) c": ^2,.
vîergede Dieu ou soPHiEdans le ternaire saint; el dans le ternaire saint latrinité , la plénitude entière delà divinité. L'esprit saint fut le maître arcbilecte.
282. Ici nous trouvons clairement ce que leCbnst a dit de nous hommes, à son père céleste : Vois : ces hommes sont à toi , et tu me Us a donnés (Jean 17 : V. 6 , 24 ), et Je désire qu'ils soient où je suis afuiquHls f^oient ma gloire. Lorsque le verbe ou le cœur de Dieu entra dans le ternaire saint , alors il devint fils du père et aussi son serviteur comme dit Isaie , et comme le rapportent les pseaumes.Car il s'est marié à Télément , et a eu la forme de serviteur , mais la vertu qui entra dans Télément étoit son fils. Alors il prit notre ame à soi, et cela non pas simplement comme frère , car le limbus de Dieu étoit l'homme dans la céleste teinture ; et ce même fds fut notre souverain; en effet tout l'univers est dans cette même puissance, et celle même puissance netoiera l'aire de ce monde. Ainsi nous sommes ses serviteurs et aussi ses frères. Nous sommes ses frères par sa mère , mais SCS serviteurs par son père. Et avant la chute nous étions ceux du père, aussi bien que jusqu'à son incarnation, quoique nous fussions dans la parole de la promesse, dans laquelle les croyans entrent en
Dieu.
83. Ainsi il est un roi éternellement établi sur la maison de Jacob , et sou règne n'a point de fin 5 il a le trône de son père David , car ce monde est devenu sa propriété : il est entré dans ce monde et en a pris possession. Il est à la fois dans le saint ternaire , dans la Irinilé , et dans ce monde. Il a le vaa
3en main , comme dit Jean Baptiste ; le jugement lui appartient,cedont les démons tremblent.Il a le trône de David d'après les plans de Dieu ; car David étoit son type, et avoir la promesse. Or, Dieu le plaça, dans la promesse, sur le trône. Car Je sceptre de son règne ou de David étoit le sceptre des crojans qui regardoient Dieu comme étant leur roi. Pareillemenl aussi le rè^^ne extérieur apparfenoit à David ; etc'est de celte manière que Christ étoit un roi dans' le ternaire saint , et qu'en même tems ce monde étoit également sa propriété.
Du précieux nom Immanuel,
Rf. Ainsi nous pouvons réellement dire : Imma* nuely Dieu avec nous ; Dieu en nous. Dans le langage de la nature il retentit merveilleusement ; mai» nos langues de ce monde ne font que balbutier sur cela, et nous ne pouvons pas le nommer selon notre intelligence. [ royez ma note dans r^urore naissante , ch. 8 : v. 78. ] Car m est le cœur de Dieu dans le ternaire saint , attendu qu'il est concentré, comme tu le comprends dans la compression de la parole ; ma est son entrée dans l'humanité , dans l'ame : car cette parole ou syU labe perce hors du cœur; et nous comprenons qu'il a compacté le cœur ou la puissance du père dans l'ame , et qu'il s'élève en haut avec la parole nu , ce qui signifie son ascension au ciel, quant à l'ame. El est le nom du grand ange qui triomphe avec l'ame au-dessus du cîel , nonn. ,6
^U
( 24^ ) CH. *2'
seulement dans le ciel , mais aussî dans U
Trinité.
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.