162. Là il parle clairement du fils de l'homme, ou de son humanité ; et lorsqu'il dit : le fils de Vhomme^ il ne parle pas directement de sa diviiiité. Dieu n'a pas été de toute éternité le fils de rhorame ; c'est pourquoi aucun fils de l'homme ne> peut sortir de la trinité , comme nous pouvons bien le voir. Si Marie éloit venue de la trinité , où nos pauvres âmes seroienl-elles restées prisonnières? si le Christ avoit apporté du ciel uneame étrangère, qui est-ce qui nous auroit délivrés? s'il avoit été possible de délivrer l'homme, qu'est-ce que Dieu auroit eu besoin de venir dans notre forme, et de se faire crucifier? si cela avoit pu être, il auroit aussitôt délivré Adam de la mort dans laquelle il étoit tombé ; ou bien penses-tu que Dieu soit ainsi un méchant et un jaloux qui s'irrite ? ^ 63. A la Vérité , quand sa colère poussa dans l'homme, Dieu voulut manifester ^qs prodiges; mais ce n'étoit pas le plan de Dieu , lorsqu'il créa Adam ; seulement l'essai fut fait pour éprouver laquelle l'emporteroil , delà douceur ou de l'âpreté dans l'élernelle racine. Cependant l'ame étoit libre en Adam , et il n'y avoit rien autre chose qui pût se corrompre que la propre volonté.
6^*. Or donc l'ame étoit la, volonté , qui avoit été soufflée à Adam de réternelle volonté du père ; par l'esprit de Dieu, et réellement au même point
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où le père , c'est-à-dire , Dieu passe en soi-même, des ténèbres dans sa propre volonté reconçue , el engendre en soi-même la douceur dans sa propre volonté reconçue.
265. Ainsi Tame de l'homme est entrée dans cetio Blême balance-, elle a été posée dans Tangle , ou tmr le pivot de la volonté reconçu* pour la lumière , et ensuite elle est rentrée dans la première volonté , en soi , dans son propre centre. C'est là qu'on se peint les ténèbres placées derrière elle ; et devant elle , le terme de l'éternelle alliance ; el il n'y avoit en elle-même rien qu'une source angoisseuse. Mais s'il doit y avoir un autre ordre de choses , il faut que la première volonté dans l'éternelle alliance conçoive en soi-même une autre volonté de passer de la source ténébreuse dans une joie sans
tourment.
66. Lors donc que la première éternelle volonté en conçoit ainsi une autre ; alors elle brise la source des ténèbres, et demeure en soi-même, dans la joie , et cependant les ténèbres demeurent en soi de vraies ténèbres , et un tourment -, mais ce tourment ne touche pas la volonté reconçue : car elle ne demeure pas dans les ténèbres, mais en elle-même. C'est ainsi que nous concevons la propre vertu de l'ame , que Dieu souffla , des portes de son épanchemenl en soi-même , à Adam , dans la lumière
de la joie.
67. Cette ame , lorsqu'elle étoit environnée de i'élément pur el du corps paradisiaque , sépara sa volonté du père , qui n'entre là qu'en fécondant la
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puissance dont il est enceint , pour engendrer son cœur, et elle esl entrée dans Tattracldè ce monde, où maintenant, dans la corruptibiiilé de l'Univers, il n'y a derrière elle aucune lumière , el devant elle aucune compréhension de la divinité. Alors il n'y avoit là aucun remède, à moins que la pure volonté de Dieu le père ne revînt en elle , et la ramenât dans sa propre volonté , dans son premier siège , ahn que sa volonlé fût dirigée de nouveau vers le cœur et la lumière de Dieu.
368. Mais enfin , pour qu'elle fût secourue , il falïoit que le cœur de Dieu , avec sa lumière , et non pas le père, vînt en elle : car, sans cela , elle est dans le père, mais en arrière, et détournée de l'entrée dans la génération du cœur de Dieu j enfin , «ans cela, elle est dans ce monde, oîi, derrière elle, ni devant elle, elle ne peut saisir aucune lumière. En effet lorsque la substance du corps se brise, la fMiuvre ame demeure enfermée dans une ténébreuse poison ; et ici se connoît l'amour de Dieu pour la pauvre ame prisonnière. Pense à toi, 6^ ame chérie.
69. Il n'y a eu aucun autre remùdé , soit dans Dieu , Roit dans aucune clôture. Il ne falloit •qu'une seule cliose, c'est que la pure divinité du -cœur de Dieu entrât dans le ternaire saint, entendez dans la miséricorde, barmhtrzigheit , qui, de toule éternité, est engendrée de sa sainteté , dans laquelle existe l'élerneile sagesse , qui , pnyvenant du prononcé de la parole , par l'esprit saint , est devant Dieu , comme une vierge 3 elle est là grande merm
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veille ; c'est uu esprit dans la miséricorde. Or la miséricorde fait le ternaire saint , la terre sainte. Les essences du père , dans leur tendance vers la parole , sont les saintes constellations , pour en parler par comparaison.
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.