15. C'est pourquoi tout ce qu'elle fait, s'opère dans l'amour de Dieu , puisqu'elle vit dans la lumière de Dieu, Le démon ne peut la voir. Car , le second principe ( dans lequel elle vit , et dans lequel est Dieu et le royaume céleste , aussi bien que l'ange et le paradis ] lui est fermé , et il ue peut pas y atteindre.
6. Dans cette contemplation tu trouveras ce que j'entends par un principe. Car , un principe n'est autre chose qu'une nouvelle génération , une nouvelle vie. En outre , il n'y a pas plus d'un principe dans lequel il y ait une éternelle vie 5 c'est l'éternelle divinité , et elle ne seroit pas manifestée , si Dieu u'avoit fait naître en lui-même des créatures telles que les anges et l'homme qui comprissent l'éternelle indissoluble alliance^ et qui fussent comms la génération de l'éternelle lumière en Dieu.
27. Aîosî on entend pat- là , comment l'essence divine dans le principe divin , a travaillé dans la racine du premier principe , qui est la génératrice dans Téternel engendrement dans le limbus , c'est-à-dire , l'originel esprit d'eau , par laquelle opération , à la fin, la terre et les pierres ont existé. Car ,- dans la second principe ou dans la sainte génération , il n'y a rien qui ne soit esprit , lumière , vie , et éternelle sagesse , ou la. sophie , laquelle a travaillé dans l'éternelle génératrice muette et incompréhensible , savoir , dans sa propriété avant l'origine de la lumière. De-là est venu l'éternel cahos , qui ( dana relèvement de Lucifer , lorsque la lumière de Dieu s'éloigna de lui, et que s'alluma la colère de la source de feu ) , devint matière dure, c'est-à-dire , les pierres et la terre, d'où résulta la conglomération de la terre, et l'expulsion de Lucifer de dessus son trône ; et de-Ià s'en suivit la création du troisième principe, et il fut enfermé dans ce troisième principe comme un prisonnier , attendant désormais le jugement de Dieu. Je laisse à penser si ce ne doit pas être pour lui une honle , un opprobre, et un tourment d'ctre ainsi prisonnier entre le paradis et le monde , et de ne comprendre ni l'un ni l'autre.
8. Or, si nous voulons maintenant parler du troisième principe , c'est-à-dire , du commencement et de la naissance de ce monde > nous considérerons la racine de la génératrice, puisque chaque principe est la génération de l'autre , mais non pas d'une autre essence. Le premier principe , dans l'alliance indissoluble , est muet en soi, et n'a aucune vraie vie,
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3puisque Ta rource de la vraie vie est engendrée par le bouillonnant esprit de Dieu , qui s^originise dan^ le premier principe de toute iî'ternité , et fait son expansion de tonte éternité dans le second principe , ou dans la génération du cœur , ou du fils de Dieu* Or, nous trouvons que dans ce premier principe , s'est ouverte la matrice de la générairicc , qui est originellement l'amertume , mais qui dans la lumière «st la douce mère de l'esprit d'eau.;Ainsi on trouve et on a clairement devant les jeux , comment l'esprit de Dieu a opéré alors dans la matrice , de façon que, d'une matrice incompréhensible qui n'est qu'u» esprit , est provenue une eau compréhensible et
visible.
9. Secondement , tu vois clairement la diversité
par les étoiles , et le ciel igné 5 comment il j a une éternelle distinction dans l'éternelle matrice , car^ tu vois comment les astres , et le ciel igné ainsi que l'aquatique , l'aérien , et le terrestre sont engendrés d'une seule mère 5 puisqu'ils inqualifient tes uns dans les antres , et que la génération de ces essences est l'une dans l'autre , et est le vase el le réceptacle l'une de l'autre , et cependant elles n'ont pas toutes la même inqualification. Ainsi , tu reconnois ici la distinction , comment l'éternelle matrice a en soi une diversité , ainsi que cela est exposé ci - dessus dans le troisième chapitre, au sujet de l'éternelle génération des quatre angoisses, là où, entre l'a&tringence et l'amertume , le feu s'engendre 5 et dans Téclair de feu , la lumière 5 et cependaj^t cbac^ue j^ource conserve son àioiU
10. Comprends-le ainsi. Lorsque l*esprlt de DîeU
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.