1I. Ayant écrit jusqu'ici de l'origine de l'essence de loures les essences , comment tout a pris son commencemeni ; et ayant montré ce qui demeure é.eruellemenl.ainsi que ce qui est passager I.OUS voulons maintenant exposer plus amplement ce qu ,1 y a de plus utile pour l'homme dan. ce qu Jl don faire et omelire ; nous voulons enseiifer auss. par-là ce que Dieu a toujours dit par son éternelle parole, par sou esprit samt , par Moïse et les prophètes ; aussi hion que ce que la bouche du Christ et ses apôlres ont dit ; ce que Diei* veut que nous, hommes, nous fassions, et ce dont il veut que nous nous abilenions.
2. Puisque nous , pauvres hommes adamiques , nous sommes passés avec noire père Adam et notre mère Eve, de l'héritage impérissable et incorruptible , de notre vraie patrie , dans une hôtellerie étrangère , dans laquelle nous ne sommes II. ,^
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2point cher nous ; mais seulement comme des pèlerins ; et que là , nous devons toujours non» altendre , dans une grande souffrance, à ce que notre liôle étranger nous chasse , et nous dérobe nos propriétés , nos œuvres et les fruits de notre industrie , en sorte que nous nageons réellement dans une profonde mer de douleurs ; que nous nous baignons dans un bain inconnu d'épines et de ronces ; que nous savons très certainement et que nous voyons journellement devant nos yeux que nous sommes maintenant un peuple de voyageurs dans cette auberge ; que nous devons sans cesse présumer que le destructeur va venir et porter le ravage dans notre cœur, dans', notre esprit, et dans nos vertus^ ainsi que nous dépouiller de notre chair , de notre sang , et de nos biens j alors il nous est vraiment utile d'apprendre à connoître et à savoir le chemin de noire vraie patrie, afin que nous puissions , év/ler ces grandes et douloureuses misères, et eiitrer dans réternelle hôtellerie qui est notre propriété, et dont personne ne peut nous chasser.
3. Mais puisqu'il y en a deux de ces hôtellerits qui sont sans fin , et dont on ne sort point, et que Tune consiste en une joie éternelle , dans une grande clarté et perfection , dans un pur amour et clans la douceur ; et que l'autre consiste àatis une grande et éternelle perplexité, dans l'angoisse, le tourment, la faim et la soif, où jamais ne parvient aucun rafraîchissement de l'amour de Dieu ;
4. Alors il nous est utile d'apprendre , avec un
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grand zèle , à connoître le vrai cliemîn de l'entrée dans la joie éternelle, afin que nous ne hurlions pas éternellement avec les chions du démon dans rbôtelleric angoisseuse.
35.0rdonclorsqne nousportons nos regards autour de nous , au ciel , sur la terre , vers les étoiles et les élémens , nous ne voyons aucune voie que nous puissions reconnoîlre, et où nous puissions entrer pour notre repos.
6. Nous ne voyons d'autre voie que celle de l'entrée de notre vie, et tout auprès d'elle la fin de notre vie, où noire corps va dans la terre. Tous nos travaux, nos arts et nos souverainetés passent en héritage à un autre, qui se tourmente aussi avec toutes ces choses , seulement pendant un peu de tems; alors il vient se joindre à nous^ et cela dure depuis le commencement du monde , et du^ fera jusqu'à sa fin.
7. Dans notre misère ^r///^//^ , nous ne pouvons
jamaisreconnoîtreoù notre espritdemeure, quand le corps se brise, et devient cadavre, à moins que'nous ne soyons de nouveau régénérés de ce monde. Alors nous pouvous bien demeurer dans ce monde , selon notre corps, et vivre, selon noire esprit et notro hase affective , dans un autre monde, qui est élernel, parfait et toujours nouveau , dans lequel notre
esprit et notre ame se revêtiront d'un nouvelhomme poury exister éternellement: or, dans ceci, nou« reconnoissons d'abord ce que nous sommes , et ou est notre demeure. 3. Car comme nous voyous clairement , et qu§
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The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.