1^it en toi que de la dissimulatîoh et de Phypocnsie. £n outre y ^Ue dit: J'ai été aussi dans cette voie^ et je tiens cependant également à ma méchanceté , et je fais ce que vraiment je voudrois ne pas faire î je suia également remuée par la colère , la eupidité et la hatne. Comment peut-il donc arriver que l'homme n'agisse pas selon ce que sa volonté a résolu; mais qu'il fasse en effet ce qu'il ré{)rouve luimême , et ce qu'il sait n'être pas bien ?
39. Ici l'arbre de la perle est caché. Vois , ma chère raison , Tarbre de la perle n'est point semé dans rhomme extérieur , qui n'en est pas digne , qui appartient à la terre ^ et dans qui est l'iiomme de péché. C'est là où souvent le démort établit son siège. Il y accumule la colère et la méchanceté , et par-là il conduit souveht la pauvre ame ddns des crimes qu'elle n'aime point , en sorte que le corps s'accroche à ce à quoi l'ame est contraire.
40. Et lorgne cela arrive ainsi , ce n'est pas toujours l'ame qui le ftiit , mais l'esprit des étoile^ et 4es démens dans l'homme. L'ame dit: Cela n'est pas bien. Alors le corps répond : Il faut que nous ayons ceci \iomt que nous puissions vivre et avoir notre suffisance. C*est ainsi que l'on va d'une chose à l'autre , et un vrai chrétien ne se connoît pas : comment pourroif - il donc être connu des autres ? Le démon sait bien le cacher pour qu'il ne soil pas connu. Et c'est son èôup de maître quand il peut mener un vrai chrétien dans des vices , pour qu'il tombe dans le péché , en soiie qu'à l'extérieur
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on ne connoîsse rîen ^ufre cboâc de lui , sinon qu'il çondarane les péchés des auties , et qu'il pèche cependant lui-même publiquement.
241. Et quand il pèche ainsi , il ne pèche point dans le nouvel hdrarae ; mais c'est :1e vieil homme dans le pècbé qui e$t-Soumis au péché et qui est dans la colère de Di^, C'est celui là que la colère pousse , en sorte qu'Un^iait jamais le bien , et s'il fait quelque chosc,fis bien., il ne le fait pas de sa volonté et par sa puissance,, mais le nouvel homme le pousse h cela pour qu'il le fasse ; car le vieil homme est périssable, mai$ l'ame est indestructible. C'est pourquoi la pauvre pme est toujours en combat, et est entre la pprle et les gonds, et doit se voir ainsi froisser. „
42. Nous ne disons pas que pour cela le péché dans le vieil homme , ne porte du préjudice. Quoiqu'il ne puisse pas toujours dominer le nouvel homme, il lui apporte pourtant du. scandale, ev nous devous aimer Dieu par notre nouvel homme. Quoiqu'il ne soit pas possible d'êiro parfaits dans ce monde , encore devons-nous toujours tendre à le devenir , et le nouvel homme est dans lin champ , où le terrein est îvoïà , aigre, cplérique , et dans Tengourdissenient, .
43. De même que la plante croit de la terre, par l'agréable éclat du soleil -, dcnjiême aussi çp Christ, notre nouvel homme croît du vieil homme colérique , froid , rude , 01* de notre chair et de notre sang terrestres. Telle est la vraie lumière de la perU
CH. 24. ( 3o3 )
( quand nous la saisissons véritablement dans la counoissance , dans le nouvel homme ) 5 c'est là l'épée avec laquelle nous pouvons combattre Je démon ; d'ailleurs ne devons - nous pas prendre dans la main l'épée de la mort du Christ , laquelle épée coupe si bien , que le démon est obligé de fuir?
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CHAPITRE VINGTCINQUIEME.
3Des souffrances,, du supplice, de la mort et de la résurrection de Jésus-Christ , fila de Dieu , ainsi que de son ascension et de son siège à la droite de Dieu son père.
La porte de notre misère , et aussi la forte porte de la puissance divine dans son amour.
1. S I nous nous considéron» avec une saine raison , et que nous jetions lés yeux sur le royaume de ce monde , dans lequel nous sommes, avec noire chair et notre sang , ainsi qu'avec notre instinct et nos pensées -, alors nous trouvons aisément , en effet, que nous avons en nous la substance de ce même inonde , ainsi que sa même impulsion ou sa même marche ; car nous sommes sa propriété. Tout ce que nous pensons , opérons et projetons maintenant dans l'homme extérieur , c'est l'esprit de ce monde, qui l'opère dans l'homme ; car le corps n'est que son instrument par lequel il fait son œuvre : et [nous ne pouvons le nier ] , de même que tous les autres instrumens qui sont engendrés de l'esprit de ce monde , se corrompent à la fin, se brisent et retournent en poussière ; de même aussi en est-il de notre corps terrestre , dans lequel l'esprit de ce monde n« bouillonne que pendant un lems.
2. C'est pourquoi nul homme ne doit mépriser ceux qui n'out pas le même mode extérieur que lui j «lont les dispositions et les veloutés direrent de» ..ennes,etq„i ne pourroient pas non plus atteindre et saisir ses manières gracieuses et^es mœurs cour^ «oises 5 car le ciel naturel nous constitue tous, selon la (orme qu il offre constamment d.nsses influences. Ams. , chaque créature reçoit de lu, sa manière «^«1.6,58 forme, ainsi que son impulsion et son penchant , e. cela ne s'efface point loul-à-fait dans homme extérieur jusqu'à ce que ce ciel brise sa uesliale production.
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.