Fetching
One moment.
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1Il s’est mis à chercher dans l’Apocalypse les traces de cette Parole ! Vous l’avez cru fou, sachez-le donc : il cherchait à se faire pardonner son génie. Wilfrid, vous êtes venu pour me prier de résoudre des équations, de m’enlever sur un nuage de pluie, de me plonger dans le Fiord, et de reparaître en cygne. Si la science ou les miracles étaient la fin de l’humanité, Moïse vous aurait légué le calcul des fluxions ; Jésus-Christ vous aurait éclairé les obscurités de vos sciences ; ses apôtres vous auraient dit d’où sortent ces immenses traînées de gaz ou de métaux en fusion, attachées à des noyaux qui tournent pour se solidifier en cherchant une place dans l’éther, et qui entrent quelquefois violemment dans un système quand elles se combinent avec un astre, le heurtent et le brisent par leur choc, ou le détruisent par l’infiltration de leurs gaz mortels. Au lieu de vous faire vivre en Dieu, saint Paul vous eût expliqué comment la nourriture est le lien secret de toutes les créations et le lien évident de toutes les Espèces animées. Aujourd’hui le plus grand miracle serait de trouver le carré égal au cercle, problème que vous jugez impossible, et qui sans doute est résolu dans la marche des mondes par l’intersection de quelque ligne mathématique dont les enroulements apparaissent à l’œil des esprits parvenus aux sphères supérieures. Croyez-moi, les miracles sont en nous et non au dehors. Ainsi se sont accomplis les faits naturels que les peuples ont crus surnaturels. Dieu n’aurait-il pas été injuste en témoignant sa puissance à des générations, et refusant ses témoignages à d’autres ?
2La verge d’airain appartient à tous. Ni Moïse, ni Jacob, ni Zoroastre, ni Paul, ni Pythagore, ni Swedenborg, ni les plus obscures Messagers, ni les plus éclatants Prophètes de Dieu, n’ont été supérieurs à ce que vous pouvez être. Seulement il est pour les nations des heures où elles ont la foi. Si la science matérielle devait être le but des efforts humains, avouez-le, les sociétés, ces grands foyers où les hommes se sont rassemblés, seraient-ils toujours providentiellement dispersés ? Si la civilisation était le but de l’Espèce, l’intelligence périrait-elle ? resterait-elle purement individuelle ? La grandeur de toutes les nations qui furent grandes, était basée sur des exceptions : l’exception cessée, morte fut la puissance. Les Voyants, les Prophètes, les Messagers n’auraient-ils pas mis la main à la Science au lieu de l’appuyer sur la Croyance, n’auraient-ils pas frappé sur vos cerveaux au lieu de toucher à vos cœurs ? Tous sont venus pour pousser les nations à Dieu ; tous ont proclamé la voie sainte en vous disant les simples paroles qui conduisent au royaume des cieux ; tous embrasés d’amour et de foi, tous inspirés de cette parole qui plane sur les populations, les enserre, les anime et les fait lever, ne l’employaient à aucun intérêt humain. Vos grands génies, des poètes, des rois, des savants sont engloutis avec leurs villes et le Désert les a revêtus de ses manteaux de sable ; tandis que les noms de ces bons pasteurs, bénis encore, surnagent aux désastres. Nous ne pouvons nous entendre sur aucun point.
3Nous sommes séparés par des abîmes : vous êtes du côté des ténèbres, et moi je vis dans la vraie lumière. Est-ce cette parole que vous avez voulue ? je la dis avec joie, elle peut vous changer. Sachez-le donc, il y a les sciences de la matière et les sciences de l’esprit. Là où vous voyez des corps, moi je vois des forces qui tendent les unes vers les autres par un mouvement générateur. Pour moi, le caractère des corps est l’indice de leurs principes et le signe de leurs propriétés. Ces principes engendrent des affinités qui vous échappent et qui sont liées à des centres. Les différentes espèces où la vie est distribuée, sont des sources incessantes qui correspondent entre elles. À chacune sa production spéciale. L’homme est effet et cause ; il est alimenté, mais il alimente à son tour. En nommant Dieu le créateur, vous le rapetissez ; il n’a créé, comme vous le pensez, ni les plantes, ni les animaux, ni les astres ; pouvait-il procéder par plusieurs moyens ? n’a-t-il pas agi par l’unité de composition ? Aussi, a-t-il donné des principes qui devaient se développer, selon sa loi générale, au gré des milieux où ils se trouveraient. Donc, une seule substance et le mouvement ; une seule plante, un seul animal, mais des rapports continus. En effet, toutes les affinités sont liées par des similitudes contiguës, et la vie des mondes est attirée vers des centres par une aspiration affamée, comme vous êtes poussés tous par la faim à vous nourrir. Pour vous donner un exemple des affinités liées à des similitudes, loi secondaire sur laquelle reposent les créations de votre pensée ; la musique, art céleste, est la mise en œuvre de ce principe : n’est-elle pas un ensemble de sons harmoniés par le Nombre ?
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
1than what you call the whole? And if a fraction has no existence in the natural world, far less does it exist in the moral world, where ideas and feelings may be as various as the species of the vegetable kingdom, but are always a whole. The theory of fractions, then, is another concession of the mind. Number, with its ‘infinitely small’ and its ‘infinite total,’ is a power of which a small part only is known to you, while its extent evades you. You have built a little cottage in the infinitude of number; you - have adorned it with hieroglyphics very learnedly designed and painted; and you have said, ‘Everything is here!’ ‘From abstract number we will pass on to number as applied to solids. Your geometry states it as an axiom that a straight line is the shortest way from one point to another; and astronomy shows you that God has given motion only in curves. Here, then, in the same science, are two facts equally weli proved—one by the evidence of your senses, aided by the telescope; the other by the testimony of your mind; but one contradicts the other. Man, who is liable to error, asserts one, and the Maker of the worlds—whom you have never found in error—contradicts it. Who can decide between rectilinear and curvilinear geometry ?/—between the theory of straight lines and the theory of curved lines? If, in His work, the mysterious Maker, who attains His ends with miraculous directness, only makes use of the straight line to divide it at a right angle and obtain a curve, man himself cannot rely on it: the bullet a man wishes to send in a straight line follows a curve, and when you want to hit a point in space with certainty you propel the ball on its cruel parabola. Not one of your learned men has arrived at the simple induction that the curved line is that of the material world, and the straight line that of the
2¢.>S. 130 BALZAC’S WORKS — spiritual world; that one is the theory of finite creation, and the other the theory of the infinite. Man alone—he alone here on earth having any consciousness of the infinite —can know the straight line; he alone, in a special organ, has the sense of the vertical. May not the predilection for curved lines in some men be an indication of the impurity of their nature, still too closely allied to the material substances which engender us? and may not the love for straight lines, seen in lofty minds, be in them a presentiment of heaven? Between these two lines lies a gulf as wide as between the Finite and the Infinite, between Matter and Spirit, between Man and the Idea, between Motion and the Thing moved, between the Creature and God. Borrow the wings of Divine Love and you may cross that gulf. Beyond it the revelation of the Word begins!
3‘The things you call material are nowhere devoid of thickness; lines are the edges of solids having a power of action which you ignore in your theorems, and that makes them false in relation to bodies regarded as a whole; hence the constant destruction of human works, to which you have unwittingly given active properties. Nature knows nothing but solid bodies; your science deals only with combinations of surfaces. And so nature constantly gives the lie to all your laws: can you name one to which no fact makes an exception? The laws of statics are contradicted by a thousand incidents in physics; a fluid overthrows the most stupendous mountains, and so proves that the heayiest substances may be upheaved by imponderable agents. Your laws of acoustics and optics are nullified by the sounds you hear in your brain during sleep, and by the light of an electric flash, of which the rays are often overpowering. You do not know how light is brought to your Geist 33). % SERAPHITA 181 intelligence, any more than you know the simple and natural process by which it is changed to ruby, sapphire, opal, and emerald on the neck of an Indian bird, while it lies dim and gray on the same bird under the misty sky. of Kurope, nor why it beams perpetually white here in the heart of the polar regions. You cannot tell whether color is a faculty with which bodies are endowed, or an effect produced by the diffusion of light.
Our translation, period-faithful. Citable as our translation, never as the source.
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