Papus

Traité élémentaire de science occulte — Papus (Gérard Encausse) (1888)

Open to allPapus (Gérard Encausse), 1865–1916162 segments · translation to come · 54 pp

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ou l'astronomie si vous ignorez les mathématiques, essayez d'apprendre la Médecine sans franchir les terribles obstacles de la nomenclature anatomique, partout vous trouverez le chemin d'autant plus fermé que ceux qui sont arrivés tiennent moins à avoir de concurrents futurs. Quand vous aurez sainement jugé ces difficultés, considérez la Science occulte et cherchez franchement s 'il faut beaucoup d'études pour apprendre les grandes lois du Ternaire et de l'Unité universelle ?

La vraie science doit être accessible à tous, la lumière du jour suffit pour apprendre la Vérité et les livres ne sont trop souvent utiles qu'à faire des vaniteux..

L érudition est une belle chose, je suis le premier à le reconnaître ; mais elle ne suffit pas, l'étude sur la Nature bien dirigée conduit plus vite au but -que l'étude sur les livres.

Mais comment diriger cette étude ? C'est ici qu'il faut parler des sociétés d'initiation.

Anciennement l'instructeur se bornait à lancer le récipiendaire dans la voie qu'il préférait après l'avoir muni des connaissances suffisantes pour éclairer sa route. Les petits mystères remplissaient ce but.

Aujourd'hui les méthodes d'instruction diffèrent. L homme qui cherche à se développer seul est considéré comme un déclassé et mérite bientôt l'épithète flatteuse, pour qui sait l'apprécier, d'original.

L'éducation ancienne visait presque uniquement à g originaliser » les gens, l'éducation moderne tend, au contraire, à grouper les intelligences par grandes classes, Aussi malheur aux déclassés !

Ceci dit, quels sont les moyens qu'un curieux peut mettre en usage en la présente année pour apprendre la Science antique ou Science occulte ?

- Ces moyens sont de deux ordre3 différents :

1° Instruction personnelle ;

2° Instruction par les Sociétés.

L'instruction personnelle est la seule vraiment utile et le travail des Sociétés doit se borner à guider le postulant. On acquiert cette instruction en étudiant soit dans la nature, soit dans les livres une fois en possession de certaines données.

Ces données forment le fond de toutes les initiations et ce traité n'a qu'un but, c'est de faciliter la tâche des récipiendaires et des initiateurs alitant qu'il est en mon 'pouvoir. Je ne me fais aucune illusion sur les défauts inhérents à mon travail ; mais le lecteur m'excusera, je pense, vu la difficulté de l'entreprise.

De toute manière, le chercheur consciencieux hésite toujours à suivre les conseils des livres et un guide vivant lui semble de beaucoup préférable à toutes les bibliothèques 'du monde.

C'est alors qu'il s'adresse aux sociétés d'initiation. La première qui se présente à lui, c'est la Franc- Maçonnerie.

Loin de moi la pensée de considérer cette vaste association comme dénuée de tout intérêt au point de vue de la Science occulte, comme le font quelques auteurs modernes. La Franc-Maçonnerie, ainsi que je l'ai développé dans le n° 5 du Lotus (1), possède des symboles et

(1) Francs-Maçons èt"ThéÕSQphos.

des secrets très élevés ; mais à l'insu de ses membres. Ceux-ci ont perdu la clef qui ouvre le sens de la PAROLE mystérieuse INRI et les Rose-Croix francs-maçons peuvent continuer à pleurer cette perte. Quelques vastes intelligences, entre autres Ragon, ont fait de courageux efforls pour relever l'intellectualité de l'association au point de vue occulte ; mais comment apprendre la partie la plus élevée de la Science à des gens qui n'en possèdent pas les premières données ?

La lumière que la Franc-Maçonnerie promet à ses adeptes sous le sceau du serment le plus rigoureux, elle ne peut la donner qu'à ceux qui sont assez instruits.pour l'acquérir seuls et qui, par suite, n'ont aucun besoin d'engager leur liberté.

Le curieux qui veut être vraiment initié chez les E.-. de la V.'. perd donc son temps, théoriquement parlant, quoique ce soit peut-être la seule société au monde qui lui fournisse d'aussi abondantes ressources pour la pratique journalière de la vie.

Ceci dit, nous devons toute notre reconnaissance à la Franc-Maçonnerie pour les services qu'elle a rendus à la pensée en agissant contre les sectarismes et les despotismes de toute époque.

Saura-t-elle continuer sa route sans devenir elle-même sectaire ?

Où faut-il donc s'adresser pour trouver des guides vivants dans les études en occultisme, à défaut de la Franc-Maçonnerie ?

Il existe une foule de Sociétés plus ou moins répandues, entre autres celles des S.'. I.'. ; mais toutes se rattachent de loin ou de près à la filiation maçonnique. Une d'entre elles seulement apparaît dans un but spécial, en ce sens que ses enseignements ne sont l'objet d'au- , cun serment et qu'elle est véritablement importante; c'est la Société-Théosophique.

Fondée en 1875 sous l'inspiration des Adeptes de l'Inde, gardiens fidèles de la Vérité intégrale à travers les âges, cette Société a vu le succès répondre rapidement à la loyauté de son entreprise.

Aujourd'hui plus de cent quarante branches affirment la puissance de cette Société dans les cinq parties du monde.

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