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Tout est analogue : connaître le secret de la cellule c'est connaître le secret de Dieu.
L'absolu est partout. — Tout est dans tout.
La méthode analogique éclate ici dans toute sa splendeur.
Pourquoi, si l'homme est une cellule de l'humanité, l'humanité ne serait-elle pas l'appareil supérieur d'un être animé qui s'appelle la Terre ?
Pourquoi la Terre ne serait-elle pas un organe d'un être supérieur nommé le Monde dont le Soleil est le cerveau ?
1 Pourquoi ce monde lui-même ne constituerait-il pas la série inférieure de l'Être des Êtres du Macrocosme dont les Univers sont les appareils ?
Telles sont les questions qui se sont dressées comme autant de sphinx devant les investigations de toute l'antiquité. Et quand le Postulant n'avait pas atteint les connaissances suffisantes pour plonger de toute la force de son intuition au centre des centres de l'Univers, quand il ne savait pas suivre ce conseil de Pythagore :
« Afin que t'élevant dans l'éther radieux « Au sein des Immortels tu sois un Dieu toi-même. »
alors il s'emparait du seul instrument solide qu'il connût encore et, fort de sa méthode, s'élançait dans l'étude de l'Infini.
Mais la vie circule dans la cellule, la vie circule dans l'homme, d'où vient-elle?
La cellule humaine est immobilisée dans l'organe, mais voici que le courant vital porté par le sang passe rapide au-devant d'elle ; elle prend de ce courant ce qu'il lui faut et accomplit sa fonction ; le courant est le même partout et chaque cellule le transforme différemment.
Ici c'est la cellule d'une glande qui va puiser sa force dans la vie que le sang lui apporte, et la salive, le suc gastrique ou la bile vont être sécrétés.
Là c'est la cellule musculaire qui -va emprunter le moyen de se contracter à ce même courant qui a fourni tout à l'heure des sécrétions diverses.
Là enfin c'est la cellule nerveuse qui va transformer en Intelligence ce même agent producteur de phénomènes si différents.
Est-il possible qu'une même force : la vie, soit transformée en forces d'ordres si différents et cela par la forme différente des organes? i A cette question l'Égyptien se renferme dans le laboratoire du temple et voit un faisceau de lumière blanche venir se brisèr contre un prisme et se transformer en couleurs variées.
Les couleurs dépendent de l'épaisseur du verre traversé. Cet essai suffit. — Il comprend.
La vie toujours la mème qui circule dans l'homme peut être comparée à la lumière blanche, chacun des organes à un morceau différent du prisme. Le courant de lumière blanche passe et chacun des organes agit en lui : Ici c'est un organe où la matière est grossière, il représente la base du prisme, les couleurs inférieures vont apparaître ou plutôt les sécrétions les plus grossières.
Là c'est un organe où la matière est à son maximum de perfection, il représente le sommet du prisme, les couleurs supérieures se forment, l'intelligence va naître.
Telles sont les bases de la Médecine occulte (1). Mais ce courant vital, d'où vient-il encore ?
De l'air où le globule sanguin va le chercher pour le charrier à travers l'organisme.
Mais l'Unité magnifique des productions d'Osiris-Isis apparaît encore plus éclatante.
Un même courant circule à travers la Planète et chacun des Individus qui est' sur elle y prend sa vie.
L'homme aspire et transforme la Vie terrestre en Vie humaine, comme dans lui le cerveau transformera cette Vie humaine en Vie cérébrale, le foie en Vie hépathique, etc.
L'Animal transforme la Vie terrestre en la sienne propre, selon son espèce.
Le Végétal puise aussi à pleines feuilles sa vie spéciale dans celle de la mère commune la Terre.
Le Minéral et tous les êtres transforment en force personnelle cette force terrestre.
(1) Voy. pour développement la Médecine nouvelle, de Lôuis
Lucas.
Toujours l'analogie mathématiquement exacte, avec la lumière blanche et le prisme dont chaque être représente un morceau.
Mais la Terre ne prend-elle pas sa vie et par suite celle de tout ce qu'elle porte dans ce courant lumineux et vital dans lequel elle plonge ?
Le Soleil déverse à pleins flots sa Vie solaire sur les planètes de son système et chacune d'elles transforme la Vie solaire en sa vie propre. La Terre en fait la Vie terrestre ; Saturne la Vie saturnienne, triste et froide; Jupiter sa vie propre, et ainsi pour chacune des autres planètes et de leurs satellites.
Mais le Soleil lui-même ne tire-t-il pas sa Vie solaire, cette lumière-chaleur-electricité qu'il déverse, de l'Univers dont il fait partie ?
Alors le prêtre égyptien, saisissant dans son auguste ensemble la Synthèse de la vie, se prosterne et adore.
Il adore la Vie qui est en lui, cette Vie que la Terre 4ui a donnée, cette vie que le Soleil a donné à notre Monde, que celui-ci a tirée de l'Univers et que l'Univers à tirée du centre mystérieux et ineffable où l'Être des Êtres, l'Univers des Univers, l'UNITÉ VIE, OSIRIS-ISIS, réside dans son éternelle union.
Il se prosterne et il adore DIEU en lui, DIEU dans le monde, DIEU dans l'Univers, DIEU en DIEU.
,La vie que nous avons trouvée partout saurait-elle échapper aux lois communes ?
Le phénomène, quel qu'il soit, révèle toujours et partout son origine trinitaire. Les séries pour aussi grandes