Papus

Traité élémentaire de science occulte — Papus (Gérard Encausse) (1888)

Open to allPapus (Gérard Encausse), 1865–1916162 segments · translation to come · 54 pp

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«Ainsi, suivant sa doctrine,cette nécessité fatale dont l'Homme ne cesse de se plaindre, c'est lui-même qui l'a créée par l'emploi de sa volonté ; il parcourt, à mesure qu'il avance dans le temps, la route qu'il s'est déjà tracée à lui-même ; et, suivant qu'il la modifie en bien ou en mal, qu'il y sème,, pour ainsi dire, ses vertus et ses vices, il la retrouvera plus douce ou plus pénible lorsque le temps sera venu de la parcourir de nouveau (1). »

Je joins à cette importante citation un tableau qui permettra de voir le système dans son- ensemble. J'ai fait mon possible pour être clair; si quelque erreur s'est

(1) Fabre d'Olivet, Vers dorés, ppi 249 et 25L glissée dans ce travail, il sera facile d'y remédier en se reportant au texte.

La partie gauche du tableau représente les principes positifs désignés par le signe (+).

La partie droite, les signes négatifs désignés par le signe (—).

Enfin la partie médiane, les signes équilibrés ou supérieurs désignés par le signe (co).

En bas et à gauche du tableau est le résumé du ternaire humain : AME, — INTELLIGENCE — CORPS, indiqué par les signes ci-dessus.

L'enseignement du Temple se réduisait uniquement à l'étude de la force universelle dans ses diverses manifestations.

Etudiant d'abord la Nature naturée, la nature des phénomènes, des effets, l'aspirant à l'initiation apprenait les sciences physiques et naturelles. Quand il avait constaté que tous ces effets dépendaient d'une même série de causes, quand il avait réduit la multiplicité des faits dans l'unité des Lois, l'initiation ouvrait pour lui le Monde des Causes. C'est alors qu'il pénétrait dans l'étude de la Nature naturante en apprenant les Lois de la Vie toujours la même dans ses diverses manifestations ; la connaissance de la Vie des Mondes et des Univers lui donnait les clefs de l'Astrologie, la connaissance de la Vie terrestre lui donnait les clefs de l'Alchimie.

Montant encore d'un degré dans l'échelle de l'initiation, l'aspirant retrouvait dans l'homme la réunion des deux natures,naturante et naturée,et pouvait de là s'élever à la conception d'une force unique dont ces deux natures représentaient les deux pôles.

Peu d'entre les hommes atteignaient la pratique et la" connaissance des sciences supérieures qui conféraient des pouvoirs presque divins. Parmi ces sciences, qui traitaient de l'essence divine et de sa mise en action dans la Nature par son alliance avec l'homme, se trouvaient la Théurgie, la Magie, la Thérapeutique sacrée et l'Alchimie dont l'aspirant avait entrevu l'existence au 2e degré de son initiation.

« Il n'y a pas eu qu'un seul ordre, l'ordre naturel, d'étudié dans la science antique ; il y en a eu quatre, comme je l'ai indiqué dans les chapitres précédents.

« Trois d'entre eux embrassaient la Nature naturante, la Nature naturée et enfin la Nature humaine qui leur sert de lien ; et leur hiérogramme était ÉVÊ, la Vie.

« Le quatrième, représenté dans la tradition moïsiaque par la première lettre du nom de IEVE, correspondait à une tout autre hiérarchie de connaissances, marquée du nombre dix (1). »

« Un fait certain, c'est que dans ce cycle de civilisation, l'Unité du Genre humain dans l'Univers, l'Unité de l'Univers en Dieu, l'Unité de Dieu en Lui-Même étaient enseignées non pas comme une superstition primaire, obscure et obscurantiste, piais comme le couronnement lumineux, éblouissant, d'une quadruple hiérarchie de sciences, animant un culte biologique, dont le Sabéisme était la forme.

« Le nom du Dieu suprême de ce cycle, Iswara, Epoux de la Sagesse vivante, de la Nature naturante, Pracriti, est le même que Moïse tira, près de cinquante siècles ensuite, de la Tradition Kaldéenne des Abramides et des sanctuaires de Thèbes pour en faire le symbole cyclique de son mouvement : Iswara-El, ou, par contraction, Israël, Intelligence ou Esprit royal de Dieu (2). »

D'après ce qui précède on voit que l'enseignement de la science antique se réduisait aux quatre degrés suivants :

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(1) Saint-Yves, p. 121.

(2) Saint-Yves d'Alveydre, p. 99,

1" Etude de la force universelle dans ses manifestations Sciences physiogoniques H vitales.

2° Étude de cette force dans ses manifestations hu- Sciences androgoniques 1 maines.

3° Etude de cette force dans ses manifestations as- Sciences cosmogoniques H traies.

4° Étude de cette force dans son essence et mise en

. Sciences ï pratique des , principes , decou- theogoniques verts.

Chapitre 4

CHAPITRE IV

«DE L EXPRESSION DES IDÉES. — LES SIGNES. — ORIGINE DU LANGAGE.

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