Papus

Traité élémentaire de science occulte — Papus (Gérard Encausse) (1888)

Open to allPapus (Gérard Encausse), 1865–1916162 segments · translation to come · 54 pp

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« Le mot Haroum dont le législateur des Hébreux fait suivré l'hiérogramme précédent, est le fameux Hariman du premier Zoroastre et exprime l'entraînement universel de la Nature naturée, causé par le principe précédent (2). »

« Quant au prétendu Eden, voici ce qu'il signifie dans ~ le texte hermétique de Moïse, prêtre d'Osiris :

« Gan-Bi-Héden, séjour d'Adam-Eve, représente l'Organisme de la Sphère universelle du Temps, l'Organisation de la Totalité de ce qui est temporel.

« Les fameux fleuves qui sont au nombre de quatre en un, c'est-à-dire qui forment un quaternaire organique, n'expriment pas plus le Tigre et l'Euphrate, que le Tibre, la Seine ou la Tamise, car, encore une fois, les dix premiers chapitres de Moïse sont une Cosmogonie et non une géographie.

« Aussi ces prétendus fleuves sont en réalité des

(1) Saint-Yves d'Álveydre, p. 135. Adam.

(2) Saint-Yves d'AIveydre, Mission des Juifs. Ouroboros.

fluides universels qui, partant de Gan, la Puissance organique par excellence, inondent la Sphère temporelle, Heden, le Temps sans borne de Zoroastre, placée ellemême entre deux Eternités, l'une antérieure, Koedem, l'autre postérieure, Ghôlim (1). »

Enfin je vais montrer d'après les étymologies phéniciennes de quelques noms mythologiques grecs la réalité de l'importance des'noms propres pour exprimer rationellement la plupart des mythes anciens.

EURIDICE

Euridice (eupuoti'.r¡) nfcH (rohe) Vision, Clarté, Évidence. „
(dich) ce qui montre ou enseigne
précédés de eu (bien).

Le nom de cette épouse mystérieuse qu'il voulut en vain rendre à la lumière ne signifie, que la doctrine de la vraie science, l'ensèignement de ce qui est beau et véritable dont Orphée essaya d'enrichir la terre. Mais l'homme ne peut point envisager la vérité, avant d'être parvenu à la lumière intellectuelle, sans la perdre ; s'il ose la contempler dans les ténèbres de sa raison elle s'évanouit. Voilà ce que signifie la fable que chacun connaît d'Euridice retrouvée et perdue. » (Fabre d'Olivet.)

(1) Saint-Yves d'Alveydre, Mission des Juifs, p. 136. Les Quatre fleuves.

HÉLÈNE - PARIS — MÉNÉLAS

Hélène j bbn idée de splendeur, de gloire
(la Lune) ( d'élévation (1).

Pâris ( l-1 011 (Bar ou Phar) toute génén«piç J ration » propagation , extension ' ly1! (Ish) L'Etre principe.

(Alen) tout ce qui détermine, règle, définit une chose. La faculté rationnelle, la raison, la mesure (latin Mens-Mensura).

Menèlas J N (Aôsh) l'Être principe agissant,
MsvsXaoç i au devant duquel on place le préfixe
J S (L) pour exprimer la relation
| génitive.

I MENEH-L-AOSH La faculté rationnelle
ou régulatrice de l'Être en général,
1 de l'homme en particulier.

QUELQUES SENS DE NOMS PROPRES

eEO; W1N (Aâs) un Être principe, précédé de la lettre hémantique n (0 th) qui est le signe de la perfection.

^e,t.te Hélène dont le nom appliqué à la Lune signifie la resplendissante, cette femme que Paris enlève à son époux Menelas n est autre( chose que le symbole de l'àme humaine ravie de1 le principe les de la Génération A celui de la Pensée, au sujet guerre. Passi0îls morales et physiques se déclarent la

Hpwaç 'tV'N précédé de (herr) exprimant tout ce qui domine.

Aaipitov (Ar][j.) la Terre, réuni au mot wv l'existence.

Eoy (Awv) tu (Aï) un principe de volonté, un point central de développement.

"jit (Ion) La faculté générative.

Ce dernier mot a signifié, dans un sens restreint, une colombe, et a été le symbole de Vénus. C'est le fameux Yoni des Indiens, et, même le Yn des Chinois, c'est-àdire la nature plastique de l'Univers. De là le nom d'Ionie donné à la Grèce.

inNS (Phohe) Bouche, voix, langage discours.

(Ish) Un être supérieur. Un être principe, au figuré Dieu.

A ollon j (Ab ou à Whôloii. Le
( père universel, infini éternel.

Dionysos ^. l / Aioî Le dieux vivant ( génitif)

< vooç L Esprit ou 1 Entendement.

(Atovuao^) I L'Entendement du Dieu vivant.

O rp h' ee il i N (Aour) Lumière.

NMI (Rophœ) Ce qui montre ou enseigne, précédé de eu (bien).

Qui montre ou enseigne la Lumière.

flerçu/e 1 ii n ou IIV (Harr ou Sharr) Excellence souveraineté, ba (Col) Tout.

(Faforp d'OuysT.)

Chapitre 5

f

CHAPITRE V

*

DE L'EXPRESSION ANALYTIQUE DES IDÉES. TABLEAUX ANALOGI- QUES.- LA MAGIE.— LES 6IX PROPOSITIONS D' « ISIS DÉVOILÉE )) PAR H. P. BLAVATSKY. — TABLEAU MAGIQUE DU QUATERNAIRE D'AGRIPPA. — L'ASTROLOGIE. — LECTURE DES TABLEAUX ANALO- GIQUES. — ADAPTATION DU TERNAIRE.

Dans les méthodes employées par l'initié pour exprimer ses idées, nous n'avons jamais vu jusqu'ici la forme générale d'exposition subir le moindre changement. La valeur des signes employés varie ; mais là se borne toute la méthode.

Que faire pour développer dans, un harmonieux ensemble les rapports qui existent entre les sujets traités?

Nous verrons fréquemment, en parcourant un traité occulte, des phrases dans le genre de celle-ci :

L'aigle se rapporte à l'air;

phrase incompréhensible si l'on n'en trouve pas la clef.

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