Papus

Traité élémentaire de science occulte — Papus (Gérard Encausse) (1888)

Open to allPapus (Gérard Encausse), 1865–1916162 segments · translation to come · 54 pp

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« Tcheou-Kong dit : Voilà qui est grand, "je souhaite savoir comment se servir du Ku. Chang-kao répondit : « Le Ku aplani et uni est pour niveler le niveau.

« Le Yen-ku est pour voir le haut ou la hauteur.

« Le Fou-ku est pour mesurer le profond.

« Le Go-ku est pour savoir l'éloigné.

« Le Ouan-ku est pour le rond.

17.

a Le Ho-ku est pour le Fang.

« Le Fang est du ressort de la Terre. Le Yu-en. est du ressort du ciel, le ciel est Yu-en, la terre est Fang. -

« Le calcul du Fang est tien. Du Fang vient le Yu-en.

« La figure Ly est pour représenter, décrire, observer le ciel. On désigne la terre par une couleur brune et noire. On désigne le ciel par une couleur mêlée de jaune et d'incarnat.

« Les nombres et le calcul pour le ciel sont dans la figure. Ly. Le ciel est comme une enveloppe, la" terre se trouve au-dessous de cette c'nveloppe et cette figure ou instrument sert à connaître la vraie situation du ciel et de la terre.

21 :

« Celui qui connait la terre s'appelle sage et habile, Celui qui connaît le ciel s'appelle Fort sage, sans passions. La connaissance du Keou-Ku donne la sagesse, on connaît par là la terre ; par cette connaissance de la terre on parvient à la connaissance du ciel et on est fort sage et sans passions, on est Ching. Les cotés Keou et Ku ont leurs nombres ; la connaissance de ces nombres prouve celle de toutes choses.

« Tcheou-Kong dit: Il n'est rien de mieux.

Chapitre 7

Hiéroglyphe alchimique
(Notre-Dame -de -Paris )

CHAPITRE VII

LA SCIENCE OCCULTE ET LA SCIENCE CONTEMPORAINE. — L'IMAGINA- TION ET LE RÉALISME. — BACON, TROUSSEAU, CLAUDE BERNARD (CITATIONS). — LES SOCIÉTÉS D'INITIATION AU XIX° SIÈCLE. — L A FRANC-MAÇONNERIE. —LA SOCIÉTÉ THÉOSOPHIQUE. — L'« ISIS » ET LE « LOTUS ». — IL N'Y A PAS DE RELIGION PLUS ÉLEVÉE QUE LA VÉRITÉ,

. Nous voici parvenus au but que nous nous étions désigné. Quelques textes bien authentiques d'auteurs anciens nous ont révélé une science presque aussi riche que la nôtre expérimentalement et surtout théoriquement ; curieux de pénétrer plus avant, nous avons suivi cette science jusque dans les sanctuaires de l'initiation égyptienne ; nous avons retrouvé le grand secret qu'on y renfermait : l'existence et la mise en œuvre d'un agent universel, unique dans son essence, triple dans ses manifestations.

Connaissant les éléments de la théorie, nous avons voulu savoir comment elle était mise en pratique.

C'est alors que la Science antique nous est apparue complète,"munie de ses méthodes spéciales, basées sur l'emploi de l'analogie, et de ses divers moyens de diffusion. Le prêtre égyptien nous a révélé avec quel art l'histoire symbolique transmettait aux générations les grands secrets de l'Hermétisme ; les tableaux des correspondances nous ont livré les clefs de la Magie théo- 1 rique ; enfin les pantacles et leur explication ont fait tomber devant nous le troisième voile derrière lequel pouvaient se cacher les secrets du sanctuaire.

Les trois premiers chapitres nous ont fait connaître la théorie, les quatre derniers nous livrent l'adaptation ; enfin l'alliance des 3 et des 4 nous montrera la Réalisation possible de la Science antique dans le Septenaire.

Nous croyons avoir assez montré les raisons qui nous conduisaient à proclamer l'existence d'une science réelle hors du domaine des Sciences contemporaines ; là ne doit cependant pas se borner notre étude.

Voyons la situation que ces deux Sciences occupent l'une par rapport à l'autre :

Nous savons déjà que ces deux Sciences ne forment en réalité que les aspects opposés d'une seule et même Science; l'une d'elles, la Science occulte, s'occupant surtout du général et de la synthèse ; l'autre, la Science contemporaine, s'occupant principalement du particulier et de l'analyse. Ces considérations suffisent à elles seules pour montrer clairement la position respective de ces deux aspects de la'Vérité.

Chaque fois que la Science expérimentale a voulu par ses méthodes établir une synthèse, elle n'a abouti qu'à des résultats vraiment dérisoires eu égard au travail employé. C'est alors qu'elle a abandonné l'étuda du général aux rêveurs de toute école, se contentant de la connaissance du monde sensible. Toutefois l'absence de lien entre toutes les branches du savoir se fait chaque jour sentir davantage ; la suggestion à distance, les manifestations d'une force encore inconnue chez les Spirites, étudiées par les savants les plus éminents de tous les pays (1), ont amené de. force la science de la Matière dans le domaine de l'Esprit. Les derniers sceptiques, craignant d'être convaincus de force, ne veulent plus voir les phénomènes inexpliqués et croient par là empêcher la Vérité de se produire. Ils invoquent à tout propos l'opinion du fondateur officiel de la méthode expérimentale, de Bacon, qui leur a pourtant dit justement les illusions auxquelles les conduirait l'emploi trop irréfléchi des Mathématiques :

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