Papus

Traité élémentaire de science occulte — Papus (Gérard Encausse) (1888)

Open to allPapus (Gérard Encausse), 1865–1916162 segments · translation to come · 54 pp

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Le Chinois s'écrit de haut en bas, c'est-à-dire verticalement et de droite à gauche.

L'Hébreu horizontalement et de droite à gauche.

Le Sanscrit horizontalement et de gauche à droite. D'après Saint-Yves d'Alveydre (2), la direction de l'écriture indiquerait l'origine de l'instruction des peuples. Si nous appliquons ceci aux écritures précédentes, nous trouverons que :

Tous les peuples qui écrivent comme les Chinois, c'est-

(1) Voy. les travaux de Fabre d'Olivet sur la langue hébraïque .

(2) Mission des. Juifs.

à-dire du Ciel à la Terre (1), ont une origine touchant de très près à la source primitive. (Les Chinois sont les seuls qui possèdent encore une écriture idéographique.) Tous les peuples qui écrivent comme les Hébreux, de l'Orient à l'Occident, ont reçu leur instruction d'une source orientale.

Enfin, tous les peuples qui écrivent comme le Sanscrit, d'Occident en Orient, tiennent leur savoir des primitifs sanctuaires métropolitains d'Occident et surtout des Druides.

D'après cela on pourrait considérer le Chinois comme une racine primitive qui, partie du ciel, donnerait comme rejeton l'Hébreu ou le Sanscrit suivant qu'on la prendrait comme active ou passive, comme orientale ou occidentale. Tout ceci se résume dans les dispositions suivantes :

Ill

SCIENCE A LAQUELLE SE RATTACHE LE PANTACLE

C'est un grand point d'avoir décomposé une figure en ses éléments, d'avoir trouvé le sens de ces éléments par

(1) Moreau de Dammartin, dans son Traité sur l'Origine des Caractères alphabétiques (Paris, 1839), démontre que les caractères chinois sont tirés de la configuration des signes célestes.

la méthode des oppositions ; mais là ne doit point se borner le travail du chercheur. *

Supposons qu'il soit arrivé à rapporter aux sept planètes sept éléments d'une analyse difficile ; a-t-il lieu d'être satisfait ?

Le sens général du Pantacle peut seul l'éclairer à ce sujet: S'il s'agit d'Astrologie, le .sens positif atttribué aux planètes lui suffira ; s'il s'agit d'Alchimie, le sens comparatif seul sera utile et les planètes désigneront les couleurs de l'œuvre (1); enfin, s'il est question de Magie, les planètes se rapporteront aux noms des intelligences qui les gouvernent.

On voit de quelle importance est la détermination du sens d'un pantacle 'et cette détermination ne peut être obtenue qu'en combinant les deux premières méthodes : Décomposition en éléments. — Oppositions des éléments.

Enfin, disons que cette spécification du sens des figures mystérieuses n'existe presque jamais dans les figures antiques et qu'elles désignent analogiquement les trois significations correspondant aux trois mondes.

Appliquons maintenant les données précédentes à l'explication des figures symboliques les plus faciles à rencontrer dans l'étude de la Science occulte.

(1) « Mais toutefois quand le roi est entré, premièrement il se dépouille de sa robe de drap de fin or, battu en feuilles très déliées, et la baille à son premier homme qui s'appelle Saturne. Adonc Saturne la prend et la garde quarante jours ou quarantedeux au plus, quand une fois il l'a eue ; après le roi revêt son pourpoint de fin velours et le donne au deuxième homme qui s'appelle Jupiter qui le garde vingt jours bons. Adonc Jupiter, par commandement du roi, le baille à la Lune qui est la tierce personne, etc., etc. » (Bernard le Trevisan.)

Je m'abstiendrai souvent d'analyser les explications, que le lecteur pourra retrouver aussi facilement que moi par l'emploi des méthodes ci-dessus.

LE SPHINX

Les Religions se succèdent sur la Terre, les générations passent et les derniers venus croient pouvoir, dans leur orgueil, narguer les connaissances de l'antiquité. Au-dessus de toutes les sectes, au-dessus de toutes les querelles, au-dessus de toutes les erreurs se dresse le Sphinx immobile qui répond par un troublant : Que suis-je ? aux ignorants qui blasphèment la Science.

Les temples peuvent être détruits, les livres peuvent disparaître sans que les hautes connaissances acquises par les anciens puissent être oubliées. Le sphinx reste et il suffit.

Symbole de l'Unité, il résume en lui les formes les plus étrangères l'une à l'autre.

Symbole de la Vérité, il montre la raison de toutes les erreurs dans ses contrastes mêmes.

Symbole de l'Absolu, il manifeste le Quaternaire mystérieux.

Ma religion seule est vraie, crie le fanatique chrétien.
La vôtre est l'œuvre d'un imposteur, la mienne seule
vient de Dieu, répond le Juif.

Tous vos livres saints sont des copies de notre Révélation, s'écrie l'Indou.

Toutes les religions sont des mensonges, rien n'existe en dehors de la-Matière, les principes de tous les cultes viennent de la contemplation des astres, la Science seule est vraie, soutient le Savant moderne.

Et le sphinx se dresse au-dessus de toutes les disputes, immobile, résumé de l'Unité de tous les cultes, de toutes les Sciences.

Il montre au chrétien l'Ange, l'Aigle, le Lion et le Taureau qui accompagnent les évangélistes ; le. Juif y reconnaît le songe du Juif Ëzéchiel ; l'Indou, les secrets d 'Adda Nari, et le savant allait passer dédaigneux quand il retrouve sous tous ces symboles les lois des quatre forces élémentaires, Magnétisme, Électricité, Chaleur, Lumière.

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