Papus

Traité élémentaire de science occulte — Papus (Gérard Encausse) (1888)

Open to allPapus (Gérard Encausse), 1865–1916162 segments · translation to come · 54 pp

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Chaque pyramide est construite sur une base carrée, symbolisant par là la matière, la forme, le signe, l'adaptation.

M

L'élévation de chacun des côtés est Ternaire et symbolise l'idée, la théorie.

Que veut dire cette suprématie du Ternaire sur le quaternaire ? - -.

Le Ternaire domine le Quartenaire, c'est-à-dire :
L'Idée — le Signe
L'Esprit — la Matière
La Théorie — la Pratique

L'ensemble de la Pyramide est formé de 4 et de 3, c'est-à-dire de sept, symbole de l'alliance entre l'Idée et / le Signe, entre l'Esprit et la Matière, entre la théorie et la pratique, c'est la Réalisation.

En haut la Pyramide nous montre un point mathématique (son sommet) d'où partent quatre idées (quatre triangles). Ces quatre idées viennent se baser sur une forme unique (la base) et par là montrent leur solidarité.

Nous retrouvons dans l'étude de ces pyramides le mystérieux tétragramme.

LE PENTAGHAMME

Le' Pentagramme ou étoile à cinq pointes, l'Étoile flamboyante des francs-maçons, est encore un pantacle et un des plus complets qu'on puisse imaginer.

Ses sens sont multiples, mais ils se ramènent tous à l'idée primordiale de l'alliance du quaternaire et de l'Unité.

Cette figure désigne surtout l'homme, et c'est dans cette acception que nous allons l'étudier.

La pointe supérieure représente la tête, les quatre autres pointes, les membres de l'homme. On peut aussi considérer ce pantacle comme image des cinq sens ; mais cette signification trop positive ne doit pas nous arrêter.

Sans vouloir expliquer ici complètement les secrets de cette figure, nous pouvons montrer combien est facile l'interprétation qui peut guider dans sa mise en pratique. En effet, les magiciens se servent, pour agir sur les esprits, du Pentagramme la tête en haut, les sorciers du Pentagramme la tête en bas.

Le Pentagramme la tête en haut indique l'homme chez qui la volonté (la tête) conduit les passions (les membres).

L'idée étant représentée par 3 et la matière (dyade) par 2, on peut, en décomposant ainsi le Pentagramme, montrer cette domination de l'Esprit sur la Matière.

Le Pentagramme la tête en bas représente fa même figure que la croix renversée, c'est l'homme chez qui les Passions entraînent la Volonté, c'est l'homme passif, l'homme qui laisse subjuguer sa volonté par les mauvais esprits, c'est le Médium'.

Dans cette situation le Pentagramme indique la matérialisation de l'Esprit, l'homme qui consent à mettre sa tête en bas et ses jambes en l'air.

Le Pentagramme peut donc représenter le Bien ou le Mal suivant la direction qu'il affecte et c'est pour cela qu 'il est l image de l'Homme, du Microcosme capable de faire le Bien ou le Mal suivant sa Volonté.

-LE TRIANGLE RECTANGLE

Il, existe un pantacle connu dès la plus haute antiquité en Chine, c'est le triangle rectangle dont les côtés ont une longueur spéciale.

Ils ont respectivement 3, 4, et 5, si bien que le carré de l 'hypoténuse 5 X 5 = 25 est égal au carré des autres côtés 3 X 3 = 9 et 4 X 4 = 16; 16 + 9 = 25.

Mais là ne s 'arrête pas le sens attribué à ce pantacle ; les nombres ont en effet une signifiation mystérieuse qu'on peut interpréter ainsi.

3, l'idée, alliée à 4, la forme, fait équilibre à 5,1e Pentagramme ou l 'Homme; ou dans une autre interprétation :

L Essence absolue 2, plus l'Homme 4, fait équilibre au Mal 5. On voit que cette dernière interprétation ne diffère de la première que - par l'application des mêmes principes à un monde inférieur, comme le montre la disposition suivante :

Idée-Essence
Forme-Homme
Homme-Mal.

L'étude de Pentagramme suffit du reste à expliquer ces apparentes contradictions.

Nous donnons à titre de curiosité le livre chinois Tchen-pey, basé sur les données ci-dessus. Il est extrait des Lettres édifiantes (t. 26, p. 146, Paris, 1783). Le missionnaire qui l'a traduit le déclare antérieur à l'inccndie des livres, 213 av. J.-C. Claude de Saint-Martin en a publié un commentaire mystique dans 'son Traité des Nombres (Dentu, Paris, 1863).

Comme on peut le voir ce livre est basé sur les 22 clefs du livre d'Hermès.

LES 22 TEXTES DU LIVRE CHINOIS TCHEN-PEY

« Anciennement Tcheou-Kong interrogea Chang-kao et dit : J'ai ouï dire que vous êtes habile dans les nombres ; on dit que Pao-hi donna des règles pour mesurer le ciel.

On ne peut pas monter au ciel, on ne peut avec le pied et le pouce mesurer la terre ; je vous prie de me dire les fondements de ces nombres,

« Chang-kao dit :

« Le Yu-en (rond) vient du Fang (carré) 4 =• 10.

« Le Fang vient du Ku.

« Le Ku vient de la multiplication de 9 par 9, cela fait 81.

« Si on sépare le Ku en deux, on fait le Keou large de trois et un Kou long de quatre. Une ligne King joint les deux côtés Keou, Kou fait des angles, le King est de cinq.

« Voyez la moitié du Fang.

« Le Fang ou le Plat fait les nombres 3,4,5.

« Les deux Ku font un long Fang de 25, c'est le Tsi-ku total des Ku (5 X 5 =25).

« C'est par la connaissance des fondements de ces calculs que Yu mit l'Empire en bon état.

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