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« Les anciens égyptiens connaissaient la façon de travailler les métaux, la dorure, la teinture de la soie en couleurs, la verrerie, la manière de faire artificiellement éclore des œufs, d'extraire les huiles médicinales des plantes et de préparer l'opium, de faire la Bière, le Sucre de canne, qu'ils appelaient Miel des Roseaux, et beaucoup d'onguents ; ils- savaient distiller et connaissaient les alcalis et les acides. »
« Dans Plutarque ( Vie d'Alexandre, chap. xxix), dans Hérodote, dans Sénèque (Questions naturelles, liv. III, chap: xxv), dans Quinte-Curce (liv. X, chap. derpier), dans Pline (Histoire Naturelle, liv. XXX, chap. xvi), dans Pausanias (.Arcad., chap. xxv) on peut retrouver nos acides, nos bases, nos sels, l'alcool, l'éther, en un mot les traces certaines d'une chimie organique et inorganique dont ces auteurs n'avaient plus ou ne voulaient pas livrer la clef. »
Telle est l'opinion de Saint-Yves venant renforcer celle de Dutens.
Mais il reste encore une question: c'est celle des
Canons et de la Poudre.
« Porphyre, dans son livre sur l'Administration de l'Empire, décrit l'artillerie de Constantin Porphyrogénète.
« Valerianus, dans sa Fie d'Alexandre, nous montre les canons de bronze des Indiens.
« Dans Ctésias on retrouve le fameux feu grégeois, mélange de salpêtre, de soufre et d'un hydrocarbure employé bien avant Ninus en Chaldée, dans l'Iran, dans les Indes sous le nom de Feu de Bharawa. Ce nom qui fait allusion au sacerdoce de la race rouge, premier législateur des noirs de l'Inde, dénote à lui seul une immense antiquité.
Hérodote, Justin, Pausanias parlent des mines qui engloutissent sous une pluie de pierres et de projectiles sillonnés de flammes, les Perses et les Gaulois envahisseurs de Delphes.
« Servius, Valérius Flaccus, Jules l'Africain, Marcus Grœcus décrivent la poudre d'après les anciennes traditions ; le dernier donne même nos proportions d'aujourd'hui. » (Saint-Yves d'Alveydre. )
Dans une autre branche de connaissances, nous voyons les prétendues découvertes médicinales modernes, entre autres la circulation du sang, l'anthropologie et la biologie générale, parfaitement connues de l'antiquité (1), et surtout d'Hippocrate.
On peut à la rigueur admettre ce que vous avancez, me direz-vous, car à chacune de nos nouvelles découvertes, il se trouvera toujours quelqu'un pour montrer que tel vieil auteur en parlait plus ou moins ; mais y a-t-il quelque expérience que nous ne possédions plus, quelque phénomène physique ou chimique dont la production nous serait impossible ?
Là encore il y aurait une foule de choses à citer ; mais, pour ne pas vous fatiguer plus longtemps, je vous nommerai seulement Démocrite et ses découvertes perdues pour nous ; entre autres la production artificielle des pierres précieuses ; la découverte égyptienne de l'art de rendre le verre malléable, celle de conserver les momies, de peindre d'une manière inaltérable en trempant une toile enduite de divers vernis dans une seule solution d'olt elle ressortait revêtue de couleurs variées, sans parler des produits employés par les Romains pour leur architecture.
Pourquoi tout cela est-il si peu connu ?
Peut-être à cause de l'habitude qu'ont les auteurs classiques d'histoire de se copier mutuellement sans se préoccuper des travaux étrangers à la question qui les intéresse ; peut-être par l'habitude du public de ne
Dutens, t. II, chap. i ; Saint-Yves, chap. iv.
croire qu'en ses journaux qui ne croient qu'aux encyclopédies faites Dieu sait comme; peut-être... mais pourquoi perdre le temps à chercher des causes dont la connaissance n'avance à rien ? Le fait existe, et cela nous suffit, la science de l'antiquité a donné de son existence des preuves multiples et il faut y croire ou nier à tout jamais le témoignage des hommes.
Il nous faut maintenant savoir où l'on apprenait cette science et pour cela la Mission des Juifs va derechef nous être utile (page 79) :
e L'éducation et l'instruction élémentaires étaient, après la callipédie, données par la Famille.
« Celle-ci était religieusement constituée selon les rites de l'ancien culte des Ancêtres et des Sexes au foyer, et bien d'autres sciences qu'il est inutile de nommer ici.
« L'éducation et l'instruction professionnelles étaient données par ce que les anciens Italiens appelaient la gens et les Chinois la jin, en un mot par la tribu, dans le sens antique et très peu connu de cette expression.
« Des études plus complètes, analogues à notre Instruction secondaire, étaient le partage de l'adulte, l'œuvre des temples, et se nommaient Petits Mystères.
« Ceux qui avaient acquis, au bout d'années quelquefois longues, les connaissances naturelles et humaines des Petits Mystères prenaient le titre de Fils de la Femme, de Héros, de Fils de l'Homme et possédaient certains pouvoirs sociaux, tels que la Thérapeutique dans toutes ses branches, la Médiation auprès des gouvernants, la Magistrature arbitrale, etc... etc...
« Les Grands Mystères complétaient ces enseigne-